radiojd

Animateur de radio bénévole depuis 7 ans sur Radio Judaïca STRASBOURG de deux émissions de jazz et musiques traditionnelles où je présente les concerts en région, après des études de lettres menées jusqu'à un DEA, je n'ai cependant jamais trouvé d'emploi correspondant à ma culture tant littéraire que musicale et à mes capacités rédactionnelles pourtant polyvalentes car souvent considéré comme sur diplômé et sous expérimenté. Par ce blog, je désirerais échanger avec d'autres dans le même cas nos expériences personnelles de sorte à nous enrichir mutuellement d'idées auxquelles nous n'aurions pas pensé nous-mêmes.

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jeudi, septembre 29 2016

JAZZ AU CAM: PACO SERY / MUSICA: PHACE, MATALON, eRikM Fox Trot Delirio/ FORUM EUOPEEN DES ARTS ET CULTURES: ARNO RAINER TRÜBY

Jusqu'au dimanche 6 novembre 2016 de 10h à 19h

Maritain et les artistes : Rouault, Cocteau, Chagall, ...

La BNU, Bibliothèque Nationale et Universitaire

Entrée libre

En décembre 2014, la BNU faisait l’acquisition, grâce au concours exceptionnel de la Région Alsace, du fonds d’archives personnelles de Jacques et Raïssa Maritain, philosophes au coeur du monde littéraire, artistique et intellectuel du 20e siècle. Moins de deux ans plus tard, la BNU en propose une première restitution, sous forme d’exposition accompagnée d’un catalogue, abordant un des volets centraux de la vie et de la pensée de ce couple : leur relation à l’art et, plus concrètement, à certains artistes majeurs de leur temps. À travers plus de 42 000 lettres manuscrites, des centaines d’ouvrages dédicacés par les artistes eux-mêmes et quelques dizaines d’oeuvres originales, ce fonds fait en effet apparaître des figures aussi marquantes que Georges Rouault, Gino Severini, Marc Chagall, Jean Cocteau et Jean Hugo pour les arts picturaux, Erik Satie, Arthur Lourié ou Igor Stravinsky pour la musique, des poètes, des écrivains, des philosophes, tous marqués – par accord ou désaccord – par la réflexion de Jacques Maritain sur l’art et l’intuition créatrice.Dans un parcours chronologique offrant une large part aux séquences filmées, l’exposition associe aux oeuvres de Maritain les réponses et réactions de ses interlocuteurs à travers leurs propos, leurs essais et quelques-unes de leurs principales créations.

Pour plus d'infos, voir le site :

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Quatuor d'artistes à la Maison Bleue

Demain à 18:00 - 23:00 Demain · Entre 13 et 23° Nuageux

La Maison Bleue / Dirty 8



3, rue de Guebwiller, 67100 Strasbourg

Exposition picturale à la Maison bleue.

3 Rue de Guebwiller, 67100 Strasbourg.

Vernissage : le vendredi 16 septembre, de 18h à 23h. Venez avec vos instruments acoustiques, on va jammer ! L'expo aura lieu jusqu'au 30 septembre 2016. Entrée gratuite.

Les artistes :

Claude Lai, Mamzelle Osmoze, Natacha Zils et Noémie Capon vous dévoilent leurs univers fantastiques et colorés…

Claude Lai, originaire de Sardaigne, peint sur des tapisseries et réalise des compositions délicatement cousues et encadrées avec des perles et matériaux naturels des plages d’Italie. Ses dessins symbolistes, naïfs et figuratifs expriment un univers fantasmagorique très personnel.

Mamzelle Osmoze créée un monde dans lequel tout devient communion : la Muse, la Mère, Elle, tout simplement, à travers ses palettes, berce le monde et incarne la Vie. Elle nous fait pénétrer une sphère où l’onirique survole la réalité.

L’art de Natacha Zils est l’expression de l’introspection et du rêve. Son inconscient trouve son chemin dans ses créations où se mêlent douceur et violence. Son style est intimiste et étrange, chaleureux et énigmatique, un univers chatoyant et tortueux, toujours en mouvement.

Noémie Capon façonne un univers synesthésique et singulier, inspiré du lyrisme de la nature, des sons, de la lumière. Très liée à son frère atteint d’autisme, elle questionne les liens entre mondes intérieurs et extérieurs, paradoxes et correspondances.

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Expo Photo : Téhéran, une ville au pied des montagnes



Aujourd’hui à 17:00 - 20:00 Commence dans 7 heures environ · 13° Nuageux

Médiathèque André Malraux



Presqu Île André Malraux, 67000 Strasbourg

Téhéran, une ville au pied des montagnes

Exposition de photographies du 20/09 au 15/10/2016

Vernissage le mardi 20 septembre 2016 à 17h

Médiathèque André Malraux 5e étage; Département Art – BD Centre de l’illustration

L’exposition se déroule autour des œuvres de Kamran ADLE et 17 autres jeunes photographes. La sélection des photographes et des photos s’est basée sur la diversité des paysages de Téhéran et des Téhéranais.e.

Kamran ADLE est un photographe au plein sens du terme. La photographie est pour lui à la fois travail, loisir et outil de communication. Né en 1941, il entre, il y a 50 ans, dans une école de photographie basée à Paris. Pour la 65eme année de sa vie de photographe, il ré-ausculte Téhéran avec une pellicule en noir et blanc.

Les participant-e-s sont des photographes de paysages urbains, de l’architecture et de la vie sociale de Téhéran.

Mehdi VOSOUGNIA ; Lena VAFEY ; Rabeeh ARIANFAR ; Nazanin BABAIE ; Basim GHOMORLOU ; Ali DAGIGH ; Mohammad Hassan ETTEFAGH ; Saeid FADAEIAN ; Ali SHABAZYAR ; Farhad MANTEGH ; Hamid SHAMS ; Ali Mohammad RAZAGHMANESH ; Mina NABAEI ; Zahra SHAHCHERAGI ; Mojdeh FAKHRI ; Tahmineh MONZAVI, Afsaneh CHEHREHGOSHA

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Jusqu'au mardi 27 septembre 2016 de 17h à 20h

Strass’Iran/Semaine culturelle

La médiathèque André Malraux

Entrée libre

Téhéran, une Ville, une Mégapole est l’intitulé d’une semaine que l’association consacre à Téhéran, la capitale de l’Iran.

Exposition de photographies, projection de films, rencontres littéraires et conférence sur l’architecture seront au programme.

Aujourd’hui mardi 20 septembre 2016 à partir de 19h

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Inscriptions - Cours d'Espagnol - Strasbourg 2016/2017

15 septembre – 28 septembre du 15 septembre à 18:00 au 28 septembre à 21:00

Maison de l'Amérique Latine - Café Libro



7, rue de la Course, 67000 Strasbourg

Inscriptions jusqu'au 30 septembre

Cours d'Espagnol 4 niveau à Strasbourg - Rentrée le 3 octobre Inscriptions ouvertes au Café Libro 7, rue de la Course à Strasbourg de 18h à 20h

Professeur : OLGA GARZÓN

A0 - Débutants -Jeudi de 18h30 à 20h A2 - Faux Débutants - Mercredi de 18h30 à 20h A2+ /B1 Faux débutants - Mardi de 18h30 à 20h B2/C1 - Avancés - Lundi de 18h30 à 20h

À partir d’aujourd’hui mardi au dimanche 2 octobre 2016 à partir de 20h

JAZZ AU CAM

Au Camionneur

De 3 à 30 Euros

Entrez dans l’air du jazz!

Venez découvrir un festival de jazz pas comme les autres. Vous y serez au plus près d’artistes de légende tel que Paco Séry (Sixun, Zawinul, Syndicate...), Christian Escoudé, de la fine fleur du jazz contemporain Leila Martial, Ozma, ou d’étoiles montantes Foolish ska jazz Orquestra, Simon Denizart trio.

La programmation entre tradition et modernité se veut le reflet d’une musique vivante, ancrée dans ces racines (manouche, africaines, noire-américaines...), mais prête à casser les codes, et à faire voler en éclat les frontière stylistiques.

Pour cette deuxième édition, le Camionneur vous accueille après un petit lifting estival. Dans cet écrin qui a su garder depuis 15 ans son ambiance typique et chaleureuse, le "Cam" vous proposera une cuisine familiale mais exigeante et une ambiance cosy unique à Strasbourg!

Pour plus d'infos, voir le site :

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Aujourd’hui jeudi 29 septembre 2016 de 18h30 à 20h30

Soirée Portes ouvertes à la Maison Citoyenne

La Maison Citoyenne

Entrée libre

Visuel réunion_publique

Bonjour à toutes à tous !

Vous avez découvert la maison citoyenne récemment et aimeriez en savoir plus ?

Vous connaissez déjà un peu, beaucoup, ou passionnément le projet et aimeriez connaître les nouvelles fraîches ?

Vous souhaitez vous engager et aimeriez savoir par où commencer ?

Bin la Stamm’tic est le bon moment ! Rejoignez-nous les derniers jeudis du mois ! <

Rendez-vous à partir de 18h30 pour les nouveaux curieux désirant découvrir la maison citoyenne, pour échanger, répondre à vos questions, et de 19h30 à 20h30 ce sera plus pour vous donner les dernières nouvelles du projet.

Ça peut-être chouette d’amener à boire ou à manger à partager !

Pour plus d'infos, voir le site :

After Work Tapas / Aperomix

Aujourd’hui à 18:30 - 20:00 Commence dans 12 heures environ · 12° Clair

Restaurant L'atypique



8, Place de la Liberté, 67300 Schiltigheim

L'atypique, nouveau restaurant ouvert depuis le début de l'été vous convie à ses tables pour une rencontre sous le signe de la détente, du métissage, des saveurs et sonorités toutes deux africaines.

Alors on se donne rendez-vous pour la première fois jeudi pour une dégustation de tapas qui seront accompagnés d'un mix aux couleurs africaines, latines et tropicales ! Le tout dans un cadre hors-norme, comme son nom l'indique et comme vous le découvrirez par vous mêmes.

James Djinn sera aux platines pour agrémenter votre apéritif.

Voilà le menu qui vous sera proposé :

Mini-brochette de volaille à l’arachide, chips de manioc, verrine de Gaspacho centro, verrine de Risotto, Houmous centrafricain et enfin, la surprise de La Chef !

Les Rencontres Vodou / Le vodou et le respect de la vie

Aujourd’hui à 19:00 - 21:00 Commence dans 12 heures environ · 11° Clair

Château Vodou



4 rue de Koenigshoffen, 67000 Strasbourg

Vous souhaitez comprendre les sacrifices et offrandes en pays vodou ? Décoder l'éthique du respect absolue de toute forme de vie d'Albert Schweitzer ? La rencontre vodou de cette semaine est faite pour vous ! Rendez vous jeudi soir à 19H !

En 1915 au Gabon, Albert Schweitzer formula son éthique du respect absolu de toute forme de vie, humaine, animale ou végétale. Or nous sommes amenés à sacrifier des vies au profit d’autres vies, à choisir une vie plutôt qu’une autre. Ce choix, qui est fait selon certaines nécessités pratiques, est pour Schweitzer tout à fait subjectif, car il n’y a objectivement aucune différence de valeur entre les êtres vivants. La nature et ses êtres tiennent également une place centrale dans le vodou. Le sacrifice animal est omniprésent, il sert au culte et nourrit les dieux, les fétiches. Il est la force vitale du vivant, l’élément non visible qui donne la force au visible. Quelles différences ou similitudes y a-t-il entre ces représentations dans le sacrifice vodou et dans le sacrifice des êtres vivants dans la culture occidentale ? Le respect de la vie peut-il être, comme son fondateur l’espérait, le repère fixe d’une morale universelle ?

Intervenants : Jenny Litzelmann, Directrice de la Maison Albert Schweitzer et Anne Bucher, Guide conférencière au musée.

Entrée libre, places limitées.

Aujourd’hui jeudi 29 septembre 2016 à partir de 18h30

Accroche Note

La salle de la Bourse

Plus de 20 Euros

Festival Musica

L’ensemble strasbourgeois poursuit le portrait Posadas aux côtés d’Ahmed Essyad qui nous livre ici une autre création mondiale après son opéra "Mririda". Accroche Note revient fidèle à Musica avec un programme dont il a le secret, éclectique et ambitieux.

Accroche Note

Accroche Note

L’ensemble c’est Formé autour d’Armand Angster et Françoise Kubler, Accroche Note investit de manière multiple le répertoire des musiques d’aujourd’hui.

Ensemble de musique contemporaine, Strasbourg

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Pierre Berthet & Rie Nakajima . Vie . Syndicat Potentiel

Aujourd’hui à 19:30 - 21:30 Commence dans 12 heures environ · 12° Clair

Syndicat Potentiel Strasbourg



13 Rue des Couples, 67000 Strasbourg

Pour commencer l'année en ouvrant les oreilles, VIE et le Syndicat Potentiel Strasbourg accueilleront le 29 Septembre à 19H30 Rie Nakajima et Pierre Berthet qui y présenteront leur concert "Dead Plants And Living Objects.

À propos du concert:

Rie Nakajima et Pierre Berthet présentent "Dead Plants and Living Objects"

Boîtes à conserves, sifflets à roulettes, bols en porcelaine, amortisseurs de locomotives, couvercles de compresseur, balles de ping-pong, feuilles d'agave sèches, éponges, fils d'acier, branches, feuilles de papier, sachets en plastique, papiers d'argent, gants roses, piano, ballons, seaux, plumes, eau, cailloux,pots de fleurs, guitare, grelots végétaux de Paulonia, perles, bambous, bûches, os, pierres...

RN et PB ont cherché différentes façons de faire vibrer des choses pour faire danser leurs ombres-sons: volumes d'air invisibles en mouvements, entrant dans les lieux les plus secrets, profondément en nous-même. Comment se rapprocher un peu de l'âme des choses: en écoutant leurs sons. Éventuellement, les encourager à en produire et les faire résonner par des moyens divers: frapper, caresser, secouer, taper, frotter, gratter,balancer, cuire, jeter, souffler, bouillir, pincer, galvaniser, laisser tomber, agiter, magnétiser, goutter, geler, connecter, prolonger, faire rouler, mélanger, chanter....

Un aperçu Le site de Pierre Berthet: Celui de Rie Nakajima

L'entrée est gratuite, le concert débutera à 19H30* et un chapeau circulera à la fin du concert en soutien aux artistes.

  • Le concert sera précédé, à 18H, du vernissage de l'exposition "Graphies et déplacement" de Mathias Poisson.

Une expérience sonore à ne pas manquer!

Aujourd’hui jeudi 29 septembre 2016 à partir de 19h30

Le Cri du Colibri ou Comment rester optimiste en temps de crise? Conférence de Michel Hutt

La librairie Kléber

Entrée libre

Entendez-vous l’appel du "Cri du Colibri" que lance Michel Hutt et bien d’autres? Si oui, alors venez à ce moment de dédicace à AmphorA-Un Nouvel Art de Vivre au 23 rue du faubourg de Pierre à partir de 17h30 et rejoignez nous pour la conférence à 19h30 à la librairie Kléber. L’association des Colibris sera présente pour partager autour du défi de vivre une vraie transition qui permet un avenir digne de ce nom ! Michel Hutt, auteur "Le Cri du Colibri", premier roman d’anticipation qui permet de présenter les notions fondamentales de la TRANSITION; Avec "Le jardin d’Amira", il rend hommage à l’initiative des " Incroyables Comestibles " de Gaza au travers d’une fable humaniste. Pour plus d'infos, voir le site :

Rumba de Bodas (It) Live au Bar Ze Trou

Aujourd’hui à 21:00 - 23:45 Commence dans 14 heures environ · 11° Clair

Ze Trou



5 rue des couples, 67000 Strasbourg

Ces 8 italiens qui sillonnent chaque été les routes de l'europe font étape ce Jeudi au bar Ze Trou. Leur musique, festive, mélange chanson Swing avec latin grooves, Balkan,Ska et pointes de Reggae !

Guido Manfrini (sax)

Francesco Giammarella (Sax)

Rachele (singer)

Alessandro Orefice (drum)

Elia Conti (trompett & Guitar )

Giacomo Vianello (bass)

Mattia Franceschini (Keyboard)

Aujourd’hui jeudi 29 septembre 2016 à partir de 20h30

My Rock

Le Point d’Eau

20 Euros

Festival Musica

Jean-Claude Gallotta revisite l’histoire du rock, d’Elvis à Nirvana en passant par les Rolling Stones, avec les pas et les gestes de la danse contemporaine et nous raconte l’influence qu’a exercée cette musique dans sa jeunesse.

My Rock (2004 / re-création 2015)

Chorégraphie, Jean-Claude Gallotta

Spectacle réservé aux abonnés du Point d’Eau et aux habitants d’OSTWALD dans la limite des places disponibles.

Vous pouvez nous contacter au 03.88.30.17.17 pour tout renseignement complémentaire.

20€ pour les habitants d’Ostwald

16€ pour les abonnés du Point d’Eau

Durée : 1h05

​Grande Scène

Tout public

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Aujourd’hui jeudi 29 septembre 2016 à partir de 20h30

Anggun

La salle des fêtes de Schiltigheim

Entrée libre

Infos et billetterie

Aujourd’hui jeudi 29 septembre 2016 à partir de 20h

FOOLISH SKA JAZZ ORCHESTRA

Au Camionneur

10 Euros

Fondé à Lyon en 2015, Le Foolish Ska Jazz Orchestra reprend les standards de Jazz et les fait groover à la sauce " Skatalites... façon jamaïcaine ". Neuf Jazzmen talentueux, qui mettent leur savoir-faire et leur énergie au service d’arrangements créatifs, joyeux et débridés.

Découvrez Charles Mingus, Thelonious Monk, John Coltrane, ou encore Wayne Shorter chaloupés

façon jamaïcaine un mélange détonnant, pour des concerts explosifs !

Pour plus d'infos, voir le site :

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VENDREDI 29 SEPTEMBRE

Vendredi 30 septembre 2016 à partir de 12h30

Rencontres Musica : Musique et texte dans l’opéra

Auditorium de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

Entrée libre

Avec Michael Jarrell, Philippe Manoury, compositeurs Claudine Galea, écrivain

Pour sa 34e édition, le festival Musica vous propose de nombreux opéras et opéras filmés. Prolongez l’expérience avec cette rencontre autour de la musique et du texte dans l’opéra.

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Vendredi 30 septembre 2016 à partir de 18h30

PHACE

L’ auditorium de France 3 Alsace

Plus de 20 Euros

Festival Musica

Fugace, pointilliste, inspirée par un philosophe ou une figure du rock industriel, la musique qu’interprète l’ensemble autrichien PHACE, pour la première fois à Musica, ne laisse pas indifférent.

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Pop & Jazz Friday // Carole Boyer Quartet Latino // 30 septembre // 18H30 // prix libre

Demain à 18:30 - 22:00 Demain · Entre 12 et 24° Partiellement nuageux

La Popartiserie



3, Rue de l'Ail, 67000 Strasbourg

Carole Boyer revient à la PopArtiserie en formation quartet Latino pour notre plus grand plaisir Jazz Latino

Vendredi 30 septembre 2016 à partir de 20h

PACO SÉRY GROUP

Au Camionneur

20 Euros

« Mais de quelle planète viens-tu toi ? » lâchera un jour Jaco Pastorius à celui qui allait très vite être considéré comme l’un des plus grands batteurs au monde, un phénomène du rythme. Né en Côte d’Ivoire, découvert par Eddy Louis, il sera membre du Zawinul Syndicate et fondera le groupe devenu culte Sixun.

La liste des collaborations de cet artiste protéiforme donne le tournis ; Nina Simone, Manu Dibango, Wayne Shorter, Dee Dee Bridgewater, Jacques Higelin, Claude Nougaro, Salif Keita, Kassav. Marvin Gaye ou encore Bobby McFerrin… Un monument du jazz, pour une soirée aux frontières du groove et du funk. Immanquable !

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Vendredi 30 septembre 2016 à partir de 20h30

ILS S’AIMENT DEPUIS 20 ANS - PIERRE PALMADE et MURIEL ROBIN

Le Zénith Europe

45 € en prévente

En 2016, MICHÈLE LAROQUE et PIERRE PALMADE fêteront les 20 ANS de leur couple sur scène. Une occasion unique de se réunir une dernière fois pour interpréter une sélection de sketchs de leurs trois spectacles.

Il n’était pas envisageable de fêter cet évènement sans la participation, en tant que comédienne cette fois, de MURIEL ROBIN, déjà co-auteur et metteur en scène de ILS S’AIMENT et ILS SE SONT AIMÉS et de ce spectacle anniversaire exceptionnel.

« ILS S’AIMENT DEPUIS 20 ANS » sera interprété au Zénith de Strasbourg par : Pierre PALMADE et Muriel ROBIN

Plus d’un million de spectateurs sont venus se délecter des querelles de MICHÈLE LAROQUE et PIERRE PALMADE sur les 3 volets de leur triptyque conjugal, gageons qu’ils seront nombreux à venir savourer ces reprises avec en plus 2 couples inédits !

Vendredi 30 septembre 2016 à partir de 20h30

Foxtrot Delirium

Le Conservatoire, Cité de la musique et de la danse

Plus de 20 Euros

Festival Musica

Ciné-concert.

Martin Matalon, l’un des plus passionnants compositeurs d’aujourd’hui, met en musique un bijou méconnu d’Ernst Lubitsch, "La Princesse aux huîtres". Une double découverte dans le cadre du festival Musica.

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Vendredi 30 septembre 2016 à partir de 22h30

eRikm - ElectroA

La salle de la Bourse

Plus de 20 Euros

Festival Musica

Musicien improvisateur, compositeur et plasticien français, né à Mulhouse et basé à Marseille, eRikm étend son terrain d’expérimentation artistique sur les scènes internationales. Attentif au maintien de la fusion entre pensée, instinct et sensibilité, il ose la simultanéité des pratiques et la mise en tension de différents modes de composition.

Platiniste, musique électroacoustique improvisée, eRikm

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♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠ PETITE NATURE PRÉSENTE ♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠♫☠

VIPER PIT (Belgique)

Gros son. Avec Ernesto (Bear Bones Lay Low)! Mélange bruyant et énergétique de crust, thrash et punk cru. 2 vénézuéliens, 1 belge, contre les notions de nation et limites.

CLUSTER BOMB UNIT (Allemagne)

Groupe allemand culte, formé en 1989 et ayant tourné le globe avec leurs assaults de pur crust et d-beat. Même 30 ans après, le message de CBU reste le pareil: démolition sonore antifasciste!

Entrée entre 3/5€ (+ prix d'adhésion pour la nouvelle année)



Pour plus d'infos, écrivez ici :

Du 30 septembre au 2 octobre 2016 de 22h à 04h

Fermeture définitive

Le Check Point

Tarif d'entrée non communiqué

Le CHECKPOINT ferme définitivement ses portes ce week end.

Nostalgiques de La JAVA, inconditionels du CHECKPOINT, passes nous faire un petit coucou avant que les portes ne se referment. Viens nombreux fêter cet évênement avec nous et en profiter pour terminer toutes les bouteilles !!! Amis, clients invétérés, anciens staff, on t’attends ... Et longue vie au repreneur de l’établissement

On t’aime, cher public

John Kimble ( LOVEiT / Rough Recordings) & Dr. Rhythm & Dr. Groo

Demain à 23:00 - 3:30 du 30 septembre à 23:00 au 1 octobre à 3:30

Mudd Club 7 rue de l'arc-en-ciel, 67000 Strasbourg

VENDREDI 30 SEPTEMBRE | 23H | 3€

John Kimble ( LOVEiT / Rough Recordings)

& Dr. Rhythm & Dr. Groove (LOVEiT) liveset

& Kidwax ( imported)

Membre du collectif LOVE IT de Stuttgart, John Kimble voyage entre disco, house et techno dans ses sets. Il joue aux soirées Loveit , mais a également partagé les platines avec des artistes tels que Chris Mitchell au chalet Berlin, Makam au Rocker33, DJ Fett Burger , Lakuti , Florian Kupfer.. En 2015 il a sortis un EP pour Rough Recordings.

Il sera accompagné par Dr. Rhythm & Dr. Groove du LOVEiT crew pour un set LIVE!

Et Kidwax sera notre local de luxe !

Groove Tonic - Studio-Saglio w/ Sebastien Roche

Demain à 23:00 - 6:00 du 30 septembre à 23:00 au 1 octobre à 6:00

Le Studio Saglio



16 rue Saglio, 67100 Strasbourg

T-matiK vous propose une bonne session Groove Tonic pour bien débuter le week-end ! Du bon son Deep-Tech-House - Techno bien groove et bien tonic :D

Nous aurons le plaisir de vous faire découvrir le DJ Sebastien Roche de St Barthélemy :

Propulsé sur la scène électronique dès 1997 avec une signature musicale pumping et groovy, il construit son expérience en participant, organisant et co-organisant de nombreux évènements privés en France et à l'étranger.

En 2005, il accompagne son acolyte DJ Prozac303 dans la création du collectif Noodle Soup qui compte dans ses rangs des artistes tels que Terry lee Brown Jr., Sasch BBC, Eric Entrena... En 2008, Sebastien part dans le sud de la Chine pour une mini tournée de 3 dates.

Jusqu'à février 2012, vous pouviez l'écouter dans l'émission House Garden avec David G (RBS/91.9FM/radiorbs.com).

Il s'expatrie à Saint Barthélemy (French West Indies) en mars 2012.

De mars à novembre 2013, il est résident au Bagatelle St Barth et au Bartolomeo Restaurant (Hôtel Le Guanahani - St Barth). De mars à août 2015, il assure la résidence de La Plage (Tom Beach Hotel - St Barth) et participe au festival "Summer Sessions" 2015. Depuis novembre 2015, il partage ses perles nu disco et deep house deux fois par semaine @ l'exceptionnel Bonito St Barth sur les hauteurs du port de Gustavia.

En parallèle, il peut déployer ses sélections house et techouse les plus rythmées lors des événements "Black Sunday" au Modjo, "House Sessions" au 24 Quarter et "Paillotes Electroniques" le dimanche après-midi en bord de plage.

Après avoir sorti plusieurs titres dans le catalogue du label strasbourgeois Electronic Player, il est contacté par le label canadien Seven Island Records et signe un titre pour la compilation "Endless Summer" sortie début 2016

Il sera accompagné par la T-matiK Team, qui a son habitude vous concocte un savant mélange avec une bonne rythmique, un bon groove, de la mélodie, une pointe de symphonie, et une bonne dose de tonic :D

Date Vendredi 30 septembre - Start 23h

Paf : 5€

Lieu : Studio-Saglio

SAMEDI 1er

Forum Européen des Arts et des Cultures

samedi à 11:00 - 23:30 Dans 2 jours · Entre 10 et 19° Pluie

Zénith Strasbourg Europe



1 allée du Zénith, 67034 Eckbolsheim

Billets disponibles



Expositions d'art et concerts

Communiqué de presse - Forum des Arts et des Cultures – Zénith Europe de Strasbourg

Le 1ER OCTOBRE 2016 – 11h-23h. Infos – appel aux artistes – mécénat d’art - Invitation…

Association culturelle « Les Amis de la Paix»

5, place du Marché Vert

67600 Sélestat

Sélestat le 12 juillet 2016

Bonjour Madame, Monsieur,

Nous organisons depuis 2009 des événements culturels et des rencontres pédagogiques en Alsace. Nous avons le plaisir et l’énergie de vous préparer un Forum européen des arts et des cultures au Zénith Strasbourg, réservé aux artistes professionnels et amateurs, qui se tiendra le 1er octobre 2016. Nous joignons à ce courriel un communiqué avec visuels, une convention d’exposition et un carton d’invitation pour l’inauguration – vernissage prévu à 15h dans la galerie du Zénith.

Notre service presse, communication et commercial se tiennent à votre disposition pour répondre à vos questions et pour vous proposer en tant qu’artistes ou entreprise partenaire un devis personnalisé en fonction de vos envies et de votre budget. N’hésitez donc pas à nous contacter au 0687302582.

Les très bonnes raisons de venir à ce Forum, d’y exposer et d’en parler autour de vous :

Un lieu inédit, prestigieux et original, des artistes, des amis, un public et une envie de partager l’Art et la Paix…Véritable plaidoyer pour la paix et pour la liberté de créer…

Le samedi 1ER octobre 2016 le Zénith de Strasbourg accueillera un Forum européen des Arts et des Cultures inédit sur 5000 m2. Dans le hall du Zénith et sur le parvis vont s’installer plus de 200 artistes sélectionnés avec soin et ouverture d’esprit... 3 scènes musicales et poétiques sont également prévues. Dès 6h du matin les exposants s’installeront et à partir de 11h les amateurs de culture et les visiteurs pourront découvrir les nouvelles œuvres d’art exposées.

L’organisation a veillé une fois de plus à la variété et à la qualité esthétique des œuvres présentés. Le vernissage est programmé à 15h. Les artistes vont présenter le fruit de leur réflexion et de leur labeur. Ils ouvrent quelquefois leur intimité profonde et délivrent alors le regard lourd du lien profond avec la saveur de leur travail artistique. L’identité ou l’essence de ces créateurs est souvent semblable à la lumière qui caresse l’horizon le soir… De temps en temps le livre, le tableau ou la sculpture permettent de répondre à diverses questions existentielles, esthétiques ou philosophiques...

La société a besoin de ces rencontres entre les créateurs et le public ; le Forum est un de ces lieux privilégiés, espace où la parole se décline au gré des humeurs artistiques. Le zénith de Strasbourg au cœur de l’espace Europe, fière de son passé historique et culturel, nous rappelle souvent que les valeurs humanistes peuvent coexister avec une modernité riche en images et technologies futuristes… Le public pourra échanger avec ces artistes peintres, ces sculpteurs, ces céramistes, ces photographes, écrivains et chanteurs. La plupart partagent une même soif d’absolus poétiques et artistiques… Soyez généreux et prenez le temps de le dire quelques mots et recevez en échange le don du regard, de la parole et du sourire…

Des événements dans l’événement !

La programmation étant grand public n’hésitez pas à amener vos parents et vos enfants, des animations sont également prévues pour eux. Un espace animation créative est également prévu sous la direction de plasticiens. La manifestation a aussi pour but de provoquer un regard nouveau et détonant sur l’art actuel ; elle s’ouvre en effet à un panel élargi de domaines culturels tels les professionnels du livre (éditeurs, auteurs, bouquinistes, collectionneurs de livres anciens, artisans d’art,…) ou encore à des artistes plasticiens, peintres, sculpteurs des chanteurs, des poètes, des conteurs et des comédiens de rue. Laboratoire de recherche tout azimut dans la forme, ce Forum au Zénith se veut accueillant et ouvert à toutes les formes d’art … Le rassemblement se veut aussi vecteur d’humanité…

La manifestation accueillera des artistes aux démarches conceptuelles et pédagogiques innovantes, diverses et éclectiques qui interrogent le spectateur…

Les visiteurs pourront notamment rencontrer sur ce Forum des sculpteurs, des potiers, des artistes peintres, des poètes, musiciens, des chanteurs et des écrivains ; ils y trouvent également des valeurs : des discussions s’engageront et souvent des sourires s’échangeront ! Les concerts et les performances artistiques sont programmés entre 11h et 23h30h. Vernissage à 15h dans la galerie du Zénith. Cette belle valorisation de l’échange et du partage simple à travers un accueil convivial et direct avec les artistes s’exprimeront tranquillement en toute quiétude comme d’habitude…

Des questions ? Envie de participer ou d’exposer ? Bénévoles ? N’hésitez pas à joindre les organisateurs ! Association « Les Amis de la Paix » Tél. 06 87 30 25 82 ou 03 68 05 41 36 -

Une marche festive et musicale dans les rues de Strasbourg !

P.S : A l'occasion de cet événement culturel et pédagogique, notre association désire organiser une marche "Plaidoyer pour la paix et pour la liberté de créer" sur le parcours suivant : Parlement Européen - Place de Bordeaux - Place de la République - Place Broglie (arrivée) puis les participants prennent le tram ou le vélo jusqu'au Zénith Europe d'Eckbosheim. Cette marche ne présente aucune connotation ou étiquette politique ou religieuse, elle se présente sous une démarche laïque comme l'entend la législation française. Festive, elle sera accompagnée de musiciens et de comédiens en mode acoustique sans sonorisation. En attente d’une autorisation préfectorale. Départ le 1er octobre 2016 sur le parvis du Parlement Européen à 9h pour une arrivée Place Broglie vers 11h30.

Les concerts & spectacles !

Focus grande scène :

Forum Européen des Arts et des Cultures –Zénith Strasbourg – 1er octobre 2016 -11h- 23h 3 scènes… Concerts et spectacles GRANDE SCENE :

Ouverture des portes : 16h – Accueil du public par l’artiste ISAKA

16h30 Projet musical et poétique « Planète Terre » :

ISAKA INVITE, IMPROVISE ET PROPOSE : musiques, chants et voix d’un quotidien poétique et humanoïde…

Musiques, joies, accompagnements, voix, jeux & textes. Sur scène : ISAKA, VOX COPULI, NATASCHA AJLANI, BRUNO MOURY

+ invités Les Façonneurs de son ! Un partenariat avec les « Cahiers du lundi ». Mise en scène et direction artistique : Martin Adamiec

18h30 ARNO

Monsieur ARNO en concert au Zénith Strasbourg c’est déjà un événement ! Ce crooner et rockeur belge à la voix chaude et brillante est de la race des bêtes de scène mythique, toujours prêt à se glisser énergiquement sur la scène du rock. C’est hautement décoiffant et poétique…Du grand Art ! En tournée dans toute la France, il présente un nouvel album « HUMAN INCOGNITO » Waouh on adore… Et vous allez aimer aussi !!! A vos agendas !!!

20h DONAT BRUCKERT & HAPPY BLUES BAND propose “Midnight Blues on Stage” Invités : Denis Bruckert, Didier Jung et Christian Alligri – Un moment de blues tonitruant et allumé par une formation SPEED, déjantée et motivée ! Du 100% Blues – Rock, Jazzy à souhait et beaucoup de tendresse…

21h30 NAPOLEON MURPHY BROCK and The Peach Noise Experience

Gammy awards en 2008, ancien membre des Mothers of Invention, formation mythique de Frank Zappa, Napoléon Murphy Brock, chanteur et multi- instrumentiste qui accompagna Zappa durant une vingtaine d'année. Il sera sur scène avec un autre groupe mythique et génial : THE PEACH NOISES EXPERIENCE…Grandiose assurément !

Napoléon Murphy Brock : voix, sax ténor, flute. Nicolas Mingot : guitare. Philby Brunelli : Basse.

23h00 "Rock Chaman Time" : Doors On Fire Tribute Show - Concert mega live !

Ce spectacle rock raconte l’histoire d’un groupe mythique et d’un poète légendaire : Jim Morrison leader et poète d’un groupe phare de toute une génération « new-age » et hippie ; fondé en 1965 en Californie à Los Angeles ce mouvement musical garde tout sa force et sa pertinence aujourd’hui. Recette : 1 chanteur accompagné de 3 musiciens exceptionnels qui démontrent avec talent que la musique des Doors reste une référence et n’a pas pris une ride…Le cœur va swinguer et battre fort !

Benoit Moerlen : Xylophone, marimba, percussions. Cédric Benard : batterie. Léonard Lecloarec : sax ténor, flute.

Bien à vous, cordialement / Eric Lapp-Lauth

Infos:0033(0)687302582 - – Prod. : E.L.L.O.S. & Ass. Les Amis de la Pai

+ Réseau FNAC

Samedi 1er octobre 2016 à partir de 11h

Jeunes talents, Académie de composition (1)

La salle de la Bourse

Plus de 20 Euros

Festival Musica

Les élèves de l’Académie de composition de Musica, placée sous l’autorité de Philippe Manoury et d’Alberto Posadas, dévoilent les œuvres qu’ils ont travaillées durant leur séjour à Strasbourg.

Académie de composition Philippe Manoury – festival Musica Direction pédagogique, Philippe Manoury, Alberto Posadas

Quatuor Diotima

Soprano, Sarah Maria Sun

Cet événement est suivi d’un second concert à 18h30

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Samedi 1er octobre 2016 de 14h à 18h

Awa Odori Strasbourg 2016

La place Kléber

Entrée libre

Démonstration de danses japonaises de ’Awa odori’ A Strasbourg Organisé par le Consulat Général du Japon à Strasbourg en partenariat avec l’association Kakemono.

Une scène, des animations et des stands

Programme :

14h00 Ouverture par le Consul Général du Japon 14h10 Démonstration de la danse traditionelle Awa-Odori 14h50 Chorale Japonaise 15h30 Défilé de Cosplay 16h10 J-Pop 16h30 Démonstration de la danse traditionelle Awa-Odori

Pour plus d'infos, voir le site :

Samedi 1er octobre 2016 à partir de 15h

Jeunes talents, percussion et électroacoustique

L’ auditorium de France 3 Alsace

Entrée libre

Festival Musica

Des œuvres nouvelles créées et défendues par des collégiens d’Alsace ainsi que par des habitants et travailleurs de Hautepierre, tous non musiciens professionnels : une expérience aussi passionnante pour les interprètes que pour le public dans le cadre du festival Musica.

Entrée gratuite sur réservation

Samedi 1er octobre 2016 à partir de 18h30

Jeunes talents, Académie de composition (2)

La salle de la Bourse

Plus de 20 Euros

Festival Musica

Les élèves de l’Académie de composition de Musica, placée sous l’autorité de Philippe Manoury et d’Alberto Posadas, dévoilent les œuvres qu’ils ont travaillées durant leur séjour à Strasbourg.

Académie de composition Philippe Manoury – festival Musica Direction pédagogique, Philippe Manoury, Alberto Posadas

Percussions, Daniel Ciampolini, Minh-Tâm Nguyen Piano, Jean-François Heisser, Jean-Frédéric Neuburger Soprano, Sarah Maria Sun Voir tous les événements à venir du festival Musica

Pour plus d'infos, voir le site :

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Capture a l'oeil nu / expo multimedia de Thomas ruff

1 octobre – 2 octobre du 1 octobre à 15:00 au 2 octobre à 19:00

Centre Culturel Alsacien / Elsässisches Kulturzentrum



5 avenue de la Victoire / Niklausring 5, 67000 Strasbourg

EXPO MULTIMEDIA DE THOMAS RUFF

dans le cadre des journées de l'architecture 2016

coproduction Maison de l'Architecture et 5krone production

-SCULPTURE RECYCLEE

-VIDEO-POEME

-DESSIN ORIGINAUX

-CONFERENCE DEDICACE (livre poésie)

RESERVATION CONSEILLEE

Concert / Olivier Musica / La Popartiserie

samedi à 19:00 - 22:00 Dans 2 jours · Entre 10 et 19° Pluie

La Popartiserie



3, Rue de l'Ail, 67000 Strasbourg

Quoi de mieux qu'un bel endroit, intimiste et particulier pour jouer son tout nouveau répertoire tout fraichement sortie des racines, des branches et des feuilles d'un Olivier.... ?

Le groupe Olivier Musica, chanson aux multiples influences, revient au bercail en quartet avec une envie de provoquer ce que tous musiciens aime : émotion, rire et ..... en fait, venez le découvrir par vous même en les écoutant jouer en live ;-)

Olivier Musica au chant et à la guitare Ken Leisenbach à la clarinette Thibaut Levy à la basse et un tout nouveau spécimen... Romain Schmitt à la batteri

Diffusion de leur tout nouveau clip "Si on s'embrasse"

début 19h / fin 22h

PAF prix libre

3 rue de l'ail - Strasbourg

La Popartiserie

Avec Inkypyt

Samedi 1er octobre 2016 à partir de 20h30

Orchestre National des Pays de la Loire

Palais de la musique et des congrès, salle Schweitzer

Plus de 20 Euros

Festival Musica

Vertige du ciel étoilé, silence du désert, volcan perdu au milieu de l’océan : c’est à une spectaculaire plongée dans le mystère de la nature que nous invite le chef Pascal Rophé dans le cadre du festival Musica.

Orchestre National des Pays de la Loire

Direction musicale, Pascal Rophé

Alto, Tabea Zimmermann

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Samedi 1er octobre 2016 à partir de 20h30

CONCERT JAZZ : SEDNA ORGAN TRIO

Le Wine Note

Entrée libre

SEDNA ORGAN TRIO

SEDNA se définit comme un collectif strasbourgeois d’improvisateurs et jazzmen. La musique qu’ils produisent est, à l’instar du jazz d’aujourd’hui, un melting pot où se croisent influences et références. SEDNA propose donc plusieurs formations pour un seul répertoire. Ici, SEDNA Organ Trio reprend une formation très célèbre du jazz en utilisant l’orgue hammond. Des musiques du monde au rock, en passant par le free, le jazz qu’ils proposent est avant tout un hommage à l’improvisation.

Nom du set : First sunrise from the dwarf planet

Formation :

GUITARE – Raphaël Milcent /

ORGUE HAMMOND – Matthieu Mazué /

BATTERIE – Matthieu Drago

Concert en 2 sets à 20h30 et 22h00

Pour plus d'infos, voir le site :

Allez #2 Rainer TRÜBY & Martin ELBLE

samedi à 23:00 - 4:00 du 1 octobre à 23:00 au 2 octobre à 4:00

Mudd Club



7 rue de l'arc-en-ciel, 67000 Strasbourg

DJ RAINER TRÜBY

( Compost Records | Rootdown | Freiburg )

Initiateur des cultissimes soirées Root Down, Rainer Trüby est l’un des djs et producteurs les plus représentatifs et les plus connus de la scène allemande depuis 20 ans. Une fois tous les deux mois il y mixe un mélange de bossa nova traditionnelle, boogie, deephouse, et invite la crème des djs internationaux : Gilles Peterson, Laurent Garnier, Jazzanova, Peter Kruder, Richard Dorfmeister, Theo Parrish, Âme, Dixon, Henrik Schwarz, Solomun, Trickski, Tiefschwarz, 4 Hero, DJ Die, Mousse T., Michi Beck, Patrick Forge, ... only to name a few!

Rainer Trüby, ex-member of A Forest Mighty Black and today's master of rare vinyl and wine, is still busy with DJing around the globe (few airports have not seen his metal record box--vinyl, yes!) spreading his musical vision of "good music" delivering in between the different facets of house and electronic music and mixing it up with his beloved roots i.e. soul, boogie, jazz, funk, Latin. Known as part of the Trüby Trio and selector for compilations such as Glücklich or Talkin Jazz, and later Maiden Voyage (Compost) and Beats & Oexle (Sonarkollektiv) you wouldn't challenge his musical taste at all.

DJ MARTIN ELBLE

( Closely | Rheingold | Langhurst )

Dégustation de Vin Château Le Thou Jay Rom

P.A.F.: 5,00 Euros

FBC w/ Joel Hemmen, Richie Curran

samedi à 23:30 - 6:00 du 1 octobre à 23:30 au 2 octobre à 6:00

Le Rafiot



Quai des pêcheurs, 67000 Strasbourg

Après deux saisons réussies, Freaky Bass Council is back pour une 3ème saison ! On commence avec un jeune DJ prometteur venu directement des Pays-Bas : Joel Hemmen !

• • • LINE-UP

● Joel Hemmen (Amsterdam - NL)

Joel Hemmen est un DJ indépendant basé pas loin d'Amsterdam aux Pays-Bas. Passionné par la house du début des années 90 et inspiré par des artistes comme Kerri Chandler, Jovonn ou Grant Nelson, Joel commença à acheter des vinyles vers la fin des années 2000. Etant régulièrement invité à jouer aux soirées des labels Tomorrow Is Now Kid ou SlapFunk Records, Joel connait de plus en plus de succès et a déjà joué avec quelques uns des plus grands : Chez Damier, Brawther, ItaloJohnson, etc... Après avoir joué dans des clubs tels que le watergate club "official" ou l'IPSE, Joel aura à cœur de faire vibrer le Rafiot !

● Richie Curran (Rhigol - Swansea - UK)

Promoteur des soirées Rhigol à Swansea, Richie Curran est un fervent militant du son Garage, qu’il soit américain ou plus « UK » ! En mars dernier il avait retourné le bateau avec Steve Murphy ! Il est assez naturel de le faire revenir, pour le plus grand plaisir de nos oreilles !

Big Freak (Freaky Bass Council)

Rony (Freaky Bass Council)

• • • INFOS PAF : 3 / 5€

Le Rafiot Club

quai des pêcheurs

by Souldancer

DIMANCHE 2 OCTOBRE

Bingo Central Vapeur

dimanche à 14:00 - 23:00 Dans 3 jours · Entre 6 et 18° Partiellement nuageux

Le Shadok



Les Dock's 25 Presqu’île André Malraux, 67000 Strasbourg

Dimanche 2 octobre Central Vapeur organise un événement hautement culturel pour s'en mettre plein les poches. De 14h à 20h Bingo de folie avec les jumeaux zigotes Ein et Stein, plus drôles que les Kaczynski et plus enthousiastes que Boris Eltsine. Des tas de cadeaux à gagner et des illustrations à foison. Suivi d'un TROPICARNAGE pour les survivants jusqu'à 23h. Prévoyez des sous et de l'aspirine. Ce sera dans l'ex-Shacom, provisoirement désaffecté. La liste des lots à gagner bientôt ici et sur notre site

ULI JON ROTH - Ensisheim

dimanche à 20:00 Dans 3 jours · Entre 5 et 18° Partiellement nuageux

Wood Stock Guitares

Zone Artisanale la Passerelle - rue de St Exupery, 68190 Ensisheim, Alsace, France

ULI JON ROTH

Scorpions Revisited

Sortie le 9 février 2015 sur UDR / Warner

Bien qu’il ait quitté le groupe en 1978, pour beaucoup de fans de la première heure, Uli Jon Roth reste LE guitariste de Scorpions. Personnage unique en son genre, le concepteur de la fameuse « sky-guitar » à 6 octaves, n’a jamais cessé d’explorer l’univers de la guitare et d’influencer plusieurs générations de musiciens d’Yngwie Malmsteen à Billy Corgan des Smashing Pumpkins... Innovateur, féru de philosophie, grand amateur d’arts en général, son amour pour la Musique, l’a souvent poussé à marier le rock au classique.

Aujourd’hui, à l’heure du 50ème anniversaire du groupe d’Hanovre, Uli Jon Roth revisite à sa manière 19 titres qu’il a signés à l’époque de sa prolifique collaboration avec Rudolf Schenker et Klaus Meine sur les albums « Fly To The Rainbow », « In Trance », « Virgin Killer », « Taken By Force », ainsi que sur le fameux double live « Tokyo Tapes ».

Un résultat magique qui frôle le mystique. C’est ainsi que pour ré-imaginer ces chansons, et s’imprégner de l’esprit qui les entourait à l’époque de leur création, Uli s’est carrément installé dans les studios où Scorpions répétait de 1973 à 1978… Lorsque l’on sait que de nos jours Scorpions joue très (trop) rarement de tels joyaux, on ne pourra que se réjouir de les voir remis au goût du jour de si belle manière.

Pour enregistrer ce double CD, Uli Jon Roth s’est entouré de Nathan James (chant), Jamie Little (batterie), Ule W. Ritgen (basse), Niklas Turmann (guitare, chant), Corvin Bahn (claviers, chant) et David Klosinski (chant).

Personnes à mobilité réduite : informations au 03 89 64 21 36

mercredi, septembre 7 2016

HINDI ZAHRA en transe à WOLFI JAZZ

Lors de son premier concert à la Laiterie de Strasbourg, j’avais écrit ceci sur Hindi Zahra : « Chanteuse et guitariste berbère Marocaine née Zahra Hindi à Khouribga, la chanteuse et guitariste Hindi Zahra vit en France depuis 15 ans et a fait les festivals Rock en Seine, Womad, Rio Loco et Africa Express et les premières parties d’Amazigh Kateb et Piers Faccini.

Son premier album chanté en Anglais, Berbère et Français « Handmade » est paru sur le mythique label Jazz Blue Note et a obtenu le Prix Constantin en 2010. Inspirée par Oum Khalsoum, Amalia Rodriguès ou Dimi Mint Abba, son album est un mélange fait main beau comme un mirage d'émotions vocales bouleversantes rappelant Madeleine Peyroux dans la fragilité mélodieuse, Kristin Asbjornsen dans la modernité des arrangements de choeurs (avec une nuance plus électro) et Lhasa De Sela dans le Blues lent désertique (tout ce que nous a touché des émotions musicales world en ce début de millénaire), sur des guitares folk à la Souad Massi en plus fragile, touaregs (ses aïeux sont des musiciens touaregs du groupe Oudaden), et des rythmes gnawas appris de ses oncles, parfois du reggae jazzy chanté avec un phrasé à la Anis ou de l'électro léger, qui bifurque sur la fin vers la pop rock anglaise voilée d’electro ou aérienne.. »

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Depuis elle a sorti en 2015 un second album, plus arrangé avec plus de musiciens « Homeland », a remporté la Victoire de la Musique 2016 dans la section Musiques Du Monde avec la chanson « Un jour » sur les migrants, en français et avec des cuivres et des mélodies plus 70ies.

Ici elle était accompagnée pour ce concert de Jérôme Plasseraud et Paul Salvagnac guitares, David Dupuis claviers et cuivres, Jeff Hallam (ou Aurèlien Clavel) basse, Raphaël Seguinier (ou Rémi Sanna) batterie, et Zé Luis Nascimento percussions.

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Elle commence par revisiter un de ses premières chansons, « Imik Si Mik » de son premier album, mais sur le riff de « Tainted Love » de Soft Cell.

Elle reprend « At The Same time » avec un trompettiste barbu.

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Elle est plus Rock, a pris de l’assurance sur scène avec ce nouveau groupe plus puissant mais a toujours une aussi jolie voix entre force et fragilité sur ce “Silence” aux belles paroles folk « My heart staying, I will stand my soul”.

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Sa “Music” chante « Move Me, Move In Me” et invite à « Listen to the words of Love” sur un Blues funky, puis "The Blues" désertique.

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Elle continue avec “ To the Forces”, une chanson lente et pleine d’espoir d’ « Homeland », entre Gnawa dans la basse et les rythmes et Rock Touareg dans la guitare, opposant les forces pacifiques des soldats de la lune et de l'amour de révolte spirituelles du peuple à celles des soldats en armes. Le public frappe dans ses mains, en transe collective, devient ce peuple aussi.

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Dans « Any Story », elle en appelle aux “soldiers of Love” sur un reggae bluesy.

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Elle poursuit avec son premier reggae à la mélodie bouleversante, « Beautifull Tango », dans une nouvelle version avec deux choristes frappant le rythme des mains et trompette.

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Et après cette chanson d’abandon, elle poursuit avec «Set Me Free » pour se débarrasser de ce feu à la guitare aigre rock blues soul et rythme gnawa. Je préfère Hindi Zahra à Souad Massi car elle n’est pas toujours dans la force et la puissance et Emel Mathlouti trop froide et électro, Souad Massi offre une palette d’émotions plus variée. Sa voix est capable de passer du rock à la soul, au hip hop dans une transe lente et communicative avec la guitare.

Elle a aussi une reprise très personnelle de « The Man I Love » folk et un rien flamenco et en arabe. Elle fait même monter une petite fille sur scène!

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Elle finit le concert sur cet « Ahiawa» (sur une sorte de Blues Touareg progressif en berbère) en transe sur la batterie à genoux en balançant ses cheveux, on ne voit plus son visage!

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Une magnifique artiste, à la fois émouvante, parfois fragile mais toujours passionnée !

Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

lundi, août 29 2016

HUGH COLTMAN chante NAT KING COLE à WOLFI JAZZ et L'histoire "Nature Boy"

Né en 1972 en Angleterre, Hugh Coltman forme le groupe de rock blues The Hoax en 1991 aux côtés de Jesse et Robin Davey, Jon Amor et Mark Barrett. Le groupe publie trois albums studio et un album live, tourne en Europe, aux États-Unis et en Australie, côtoyant John Lee Hooker, B.B. King et Buddy Guy.

Déjà venu il y a deux ans avec le pianiste Eric Legnini, le chanteur Hugh Coltman revient avec sa propre formation (Thomas Naim guitare, Gael Rako Tondrake piano, Christophe Mink contrebasse et Raphaël Chassaing batterie) pour rendre comme sur son album « Shadows », un hommage modernisé à Nat King Cole qu'appréciait sa mère et à son répertoire avec lequel il a tourné cet été.

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Ce répertoire de crooner est avec lui moins sucré, latin, sentimental et cool, plus blues, pop, rock et tourmenté et roots que Nat King Cole en anglais ou espagnol dans sa version de « Quizas Quizas Quizas », plus proche des débuts de Nat Cole en trio avec guitare par son excellente section rythmique libre de réinjecter de l'improvisation Jazz à tout moment.

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Nat Cole était pianiste de Lester Young avant d'être King et de chanter! Alain Gerber rapporte même que c'est sous la contrainte armée d'un gangster dans un club qu'il commença sa carrière de chanteur, puis y trouva commercialement son compte! J'avoue ne pas être fan du chanteur sentimental Nat King Cole avec violons, ou préférer ses débuts sur "Straighten up and Fly right", sa "frim fram sauce" ou "Route 66" en trio avec guitare où il jouait encore du piano. Hugh Coltman a choisi dans son répertoire non ses chansons les plus connue, sentimentales et richement orchestrées de violons et cordes melliflues, mais les plus Blues. Si Nat Cole n'était pas le plus engagé en faveur des droits civiques des chanteurs noirs en public (ce qui n'empêcha pas le Klu Klux Klan de faire brûler une croix enflammée dans son jardin), mais Alain Gerber rappelle le témoignage de son épouse qu'il pouvait, en privé, discuter politique avec un rare acharnement!

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Sa voix évoque davantage celle de Tom Waits reprenant Frank Sinatra en plus naturel, plus crooner. Mais sa section rythmique peut partir aussi bien en Jazz sur la batterie qu’en country ou Rock sur la guitare.Dans le genre sentimental, j’adore sa version de « Are You Disenchanted » ajoutant de vénéneux riffs de guitare. Les chansons du répertoire deNat Cole ne sont pas les plus connues de son répertoire, mais celles qu‘il apprécie ou qui lui rappellent des souvenirs, également des chansons du répertoire de Frank Sinatra comme «Can’t Be Bothered ».

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Hugh Coltman voudrait se déplacer davantage, mais le micro est bloqué au pied du micro au début du concert, qu’importe il va chanter dans le piano pour en tester les possibilités sonores.

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Il prend des libertés avec le tempo, l’accélère ou le ralentit ou scatte, ce que Nat cole ne faisait pas sur "Annabelle" par exemple.

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Il plaisante aussi sur le Brexit qui venait d’avoir lieu (« Nothing to do with the brexit » : il est anglais mais vit en France et ses enfants vont à l’école en France).

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Il reprend par exemple «Smile",, instrumental de Charlie Chaplin pour la fin de « Les Temps Modernes » en 1936 (https://www.youtube.com/watch?v=Ps6ck1ejoAw) que reprit aussi Nat Nat King Cole avec les paroles en 1954, avec les paroles de John Turner et Geoffrey Parsons.

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Après le changement de micro, Hugh Coltman « c’est comme l’Europe, ça se déconnecte, ça se reconnecte!», j’ai crié de joie et eu un fou rire, il m’a répondu «i will invite you in my house »

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Il continue avec un bon solo de piano citant « Never Let Me Go » par Bill Evans, Coltman sait aussi imiter le chant androgyne, fragile, émouvant et sentimental de Chet Baker pour un iconoclaste « Born To Be Blue » avec Erik truffaz pour le projet « Autour de Chet ».

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Autre chanson du répertoire de Nat King Cole, « Nature Boy ». Cette chanson fut composée par Eden Ahbez (de son vrai nom George Alexander Aberle; 15 avril 1908 – 4 mars 1995), un auteur et interprète américain connu dans les années 1940 à 1960, dont le style de vie a influencé le mouvement hippie. Ses amis l'appelait simplement Ahbez est principalement connu pour avoir composé le standard de jazz Nature Boy, qui interprété par Nat King Cole resta No. 1 au hit-parade américain pendant 8 semaines en 1948 et devint un "standard" de la musique jazz puis pop. Dès l'âge de 13 ans, il prit la route pour échapper à sa famille d'accueil. Quand il s'installe en Californie au début des années 1940, il a fait huit fois la traversée des États-Unis, à pied et en sautant dans les trains de marchandises. Ahbez vivait dans les années 1940 une vie bucolique, il portait une barbe et des cheveux longs, des sandales et une longue robe. Il campait sous le premier L du panneau Hollywood qui domine Los Angeles et étudiait le mysticisme oriental. Il dormait à la belle étoile avec sa famille et mangeait des légumes et des fruits. Il prétendait pouvoir vivre avec moins de 3 dollars par semaine. Je n’aime pas la version de « Moulin Rouge ». Le solo de guitare de la version de Hugh Coltman modernise la chanson, comme la batterie et le piano, la sort de son registre sentimental pour en faire une ballade à la Moriarty.

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Il poursuit avec « Walking » dépassant le côté sentimental et swing de la version de Nat Cole pour une esthétique plus rock par de bons riffs de guitare, mêlant Jazz et Pop, Blues et Rock sur la batterie, il prolonge les voyelles comme dans le jazz et la soul en secouant ses boucles devant ses cheveux. Il assure cette modernisation en Blues de ce répertoire, retrouvant l’esprit du Blues originel et rural sur cette chanson de la pianiste de Kansas City Mary Lou Williams plus swing et chorale dans sa version.

A propos de guitare, Rémi psaume d’ITJ me dit qu’on leur a volé la même guitare à Barr !

Bref, Hugh Coltman reconnecte le répertoire de Nat Cole à d’autres sources que le jazz dans la musique américaines comme le rock ou la pop pour le moderniser et nous le faire entendre autrement.

Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

lundi, août 22 2016

PANAM PANIC à WOLFI JAZZ

Cette matinée ou après-midinée gratuite de Wolfi Jazz se terminait avec le groupe que, des trois, j’attendais le plus : Panam Panic, dont j’ai apprécié le dernier album « The Black Monk ». « Né en 2007 de la rencontre entre Robin Notte et Max Pinto; Panam Panic se veut un groupe de jazz résolument « électrique ». Dans leurs compositions se mêlent grooves puissants et mélodies soignées, harmonies délicates et solos endiablés. Sans complexes, ils mélangent leurs multiples influences pour créer un répertoire tonique, original, moderne, à l’image du jazz d’aujourd’hui. Dans la formule classique du quintet, on y retrouve une solide équipe d’improvisateurs talentueux, débordant d’énergie et d’envie de jouer : Max Pinto (saxophone ténor, remplacé par Lucas St Cricq) Julien Alour (trompette), Robin Notte (Rhodes/piano), Julien Herné (basse électrique) et Arnaud Renaville (batterie) Du jazz sans frontières ni œillères, pour les oreilles et pour le corps, solidement ancré dans le présent, avec un regard reconnaissant sur le passé, cette époque pas si lointaine où le jazz était une musique de danse qui s’écoutait aussi avec les pieds. »

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Ils commencent avec « The Black Monk » (d’après un tableau plus que Thélonious) avec une bonne montée de claviers sur la batterie et la basse et jusqu’au solo de saxo menant au climax suivi d’un beau solo de bugle en ballade de Julien Alour. Lucas St Cricq remplace Max Pinto « au concours Lépine » au pied levé pour cette date.

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« Le Duc » est un hommage à Duke Ellington mais funky (quoique ce "Blue Pepper" de sa dernière "Far East Suite" éthio-groovait bien), avec un bon début de clavier électro puis martelant toute la ligne de touches sous le bugle, la batterie et la basse au ralenti, suivi d’une accélération finale du saxophone avant le retour au thème sur les breaks de la batterie.

Suit la ballade « Midwest Sun » avec de beaux unissons un peu orientaux de Julien Alour derrière le saxo, une bonne basse groovy et un excellent solo de clavier électrique.

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Puis ils appellent Nicolas Folmer, trompettiste et président du festival, qu’on a pas vu jouer cette année à les rejoindre pour « Funky Cop » du premier album, plus funky et riffé avant les unissons des cuivres et le ralenti de la basse au super son et un solo de trompette à la miles Davis pour l’intériorité du soin niché dans le clavier et des riffs de cuivres à la St Germain sur le clavier.

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Bref, un plaisir à voir, entendre et danser, entre Funk, Soul et Jazz.

Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

vendredi, août 19 2016

LAURENT COULONDRE ELECTRO TRIO: KEYS ON FIRE A WOLFI JAZZ!

Le claviériste Laurent Coulondre avait déjà sorti « Schizophrénia », et a gagné le Prix Frank Ténot aux dernières Victoires du Jazz!

Mais c’est avec son nouveau projet « Electro Trio » « Keys On Fire » accompagné de Lucas St Cricq au saxophone et aux scratches platines et Yoann Serra à la batterie et aux machines qu’il se produisait à Wolfi Jazz le 26 juin!

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Lucas St Cricq joue à la fois du saxophone et des scratches Hip Hop sur une platine (toujours avec le même disque vinyle), ce qui est une configuration rare mais intéressante.

Coulondre quant à lui est bon claviériste, mais quand il passe au clavier nord, c’est Jimmy Smith dans les dérapages incontrôlés et le grain du son à l’ancienne.

Lucas St Cricq est aussi capables de belles envolées pop lyriques au saxophone poussées jusqu’au funky, les claviers restent toujours groovys même en soutien rythmique, font écho à ses scratches sur la batterie dubstep. Une bonne cohésion entre ce trio improbable. Certains morceaux n’ont pas encore de titre, et on peut en proposer.

Je proposerais « DEEP MOOD », deep pour le clavier, mood pour le saxo pour l’impressiion générale.

« Schyzophrènia » est son dernier album sorti sans St Cricq ni Serra, avec basse et batterie, repris avec une bonne accélération Schizophrénique rythmique avec le silence avant la reprise du saxo dans le son des claviers entre clair et saturé de l’aigu au space, au drame psychiatrique de la batterie rapide et lent à la fois dont Coulondre semble s’amuser comme un môme.

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Batterie, Claviers et Scratches, mais unité et cohésion des effets énergiques produits !

Suit un reggae sans titre au saxo modifié par les effets puis cool que j’appellerai « SMOKE WALKS » avec un côté Stevie Wonder dans le son!

Si l’instrumentarium est surprenant de prime abord (surtout le sax & scratche), la cohésion d’ensemble, l’écoute et la ferveur déployée dans l’improvisation rend l’ensemble moderne, vintage et surprenant à la fois! A découvrir !

Jean Daniel BURKHARDT

mercredi, août 17 2016

LES KRAKENS et LA MASTER CLASS de REMI PSAUME à WOLFI JAZZ

Le dimanche 27 Juin je n’ai vu que la fin de cette fanfare Afro Beat au look punk Les Krakens: Boris de Loeper casse claire, percussions, voix, Maxime Aubry grosse caisse, percussions, voix, Lucien Larquère Soubassophone, Romain Marchal guitare électrique, Bruno Lanchais trombone, Luc Lethuillier trompette et Jean Michel Mercier sax alto qui débutaient les concerts gratuits à 15 h 30.

J’ai surtout apprécié leur reprise Ska/ New Orleans presque méconnaissable aux bons cuivres et vocaux collectifs de «It’s All Over Now » des Rolling Stones faisant danser un hippie ou métalleux chevelu local!

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Suivait le résultat de la Master Class de Rémi Psaume, saxophoniste d’ITJ qui reprit au saxophone baryton avec des saxophonistes de tous âges et une clarinette mi bémol «Haitian Fight Song » de Charles Mingus et même quelques titres de musique éthiopienne de Mulatu Astatké, comme « Yekermo Sew », ce qui est plus rare!

Ce n’était que le début de l'après-midi!

Jean Daniel BURKHARDT

mardi, août 16 2016

ST GERMAIN à WOLFI JAZZ

Pour finir cette soirée du Samedi 26 juin à Wolfi Jazz, on pouvait entendre Ludovic Navarre alias St Germain, dj qui s’est fait connaître avec « Boulevard », produit par Laurent Garnier, élu meilleur album 1995 par la presse anglaise, puis « Tourist » en 2000 sur le label Blue Note, vendu à 800 000 exemplaires en France et 4 millions dans le monde, avec le tube « Rose Rouge » alliant avec bonheur cuivres Jazz, groove Funk, voix Soul et rythmique House avec succès sur les dancefloors.

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Il nous est revenu récemment avec « St Germain », où il remonte aux sources du blues dans les musiques Africaines qu’il défend sur scène avec des musiciens africains.

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Je suis étonné du nombre de musiciens africains : percussions, batterie, saxo , basse, guitare, kora et de la place qu’il leur laisse au premier plan, lui étant en retrait derrière ses platines et son ordinateur à balancer ses samples. Il faut dire que j’avais une mauvaise opinion de lui, car au plus fort de son succès dans les années 2000 je m’étais laissé dire qu’ après les avoir laissés jouer en intro, il faisait les solos à la place de ses cuivres saxo et trompette sur scène, ceux-ci montrant ostensiblement qu’ils ne jouaient pas en exhibant leurs embouchures dans l’air, puis appris qu'il s'était défilé invité à jouer avec Herbie Hancock sur sa machine ce qui avait choqué le fan de musique surtout live que j’étais. C’est pourquoi je ne l’ai jamais vu sur scène!

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Les premières voix Africaines féminines de l’album sur « Sittin’ Here » rejoignent les expériences de Frédéric Galliano et ses African Divas avec une touche de blues.

« Real Blues » est une réussite mixant la voix du Bluesman John Lee Hooker et des koras Africaines sur l’album comme en live.

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Mais c’est surtout « Rose Rouge » qui met le public en délire.

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« Sure Thing » qui utilisait déjà un sample de la voix de John Lee Hooker, gagne avec ces musiciens et les solos de saxo et guitare Blues.

« So Flute » gagne aussi en live quand le saxo se met à la flûte.

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Il manquait peut-être l’afro-cubain « Soul Salsa soul », moins connu mais au bon parfum d’ « Oye Como Va » de Tito Puente.

Comme il l’a dit lors d’une interview « c’est du club », certes, mais « c’est un club jazz».

A la sortie j’ai vu son énorme bus où il vit et tourne avec ses musiciens!

Jean Daniel BURKHARDT

lundi, août 15 2016

GOGO PENGUIN à WOLFI JAZZ

GoGo Penguin est un groupe de jazz originaire de Manchester au Royaume-Uni. Il est composé du pianiste Chris Illingworth, du bassiste Nick Blacka, et du batteur Rob Turner qui se sont rencontrés au Collège Royal de Musique du Nord. Selon les critiques, ils se démarquent pour leurs rythmes imprévisibles, les mélodies contagieuses du piano, la puissance de la basse, ainsi que leurs riffs très entraînants.

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Les effets font penser à EST (Esbjörn Svensson Trio) dans la contrebasse accèdant à la saturation sonore électrique par la voie Hendrixienne, le piano obsessionnel et la batterie drum’n’bass.

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Mais là où EST essayer de monter de l’accoustique vers l’électrique par une intensité progressive, GoGo Penguin part d’un aspect paysagiste hypnotique et envoûtante de la musique de film à la John Cage pour atteindre à l’intensité électronique par des moyens purement rythmiques et acoustiques et l'interaction des trois "voix" des instrumentistes.

La démarche serait donc pour ainsi dire inverse.

Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

vendredi, août 12 2016

ERIK TRUFFAZ à WOLFI JAZZ

Le trompettiste Erik Truffaz, c’est un succès surprise et inattendu d’un Jazz cool à la Miles Davis (il a découvert le Jazz avec « Kind Of Blue ») flirtant parfois avec la modernité électro, drum’n’bass, le Hip Hop (avec Nyah) et le funk ou le Rock dans l'attitude et le son à la Led Zep (The walk Of The Giant Turtle) suivi depuis « The Dawn » à la fin des années 90s par le public mais avançant à chaque rencontre, projet et disque vers de nouvelles expériences tout en gardant son style. Le batteur historique Marc Erbetta a laissé sa place à Arthur Hnatek mais Marcello Giuliani est toujours à la guitare basse et Patrick Muller aux claviers.

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Erik Truffaz est une fois n’est pas coutume coiffé d’un chapeau noir ce qui lui donne un côté plus Jazz, dont il use avec l'ironie d'un sourire.

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Il joue de la trompette à l’ancienne, mais change le son par des effets sidéraux (comme Miles avant lui dans les années 70s) sur une bonne rythmique Funk, Erik Truffaz ce serait le Miles Cool des années prolongé dans le Miles électrique (alors que Miles ne voulait plus entendre parler de ces « résidus de poubelles écrits par des blancs comme "My Funny Valentine"»).

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Il commence par « Fat City », le morceau le plus rock à la « The Walk Of The Giant Turtle » ou le plus rythmé du dernier album « Doni Doni » où il part le plus dans l’aigu.

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Il continue avec « Pacheco » également du dernier album, plus cool mais sur un sol imperturbable de claviers scintillants groovys avec bons solos/ guitare basse/ batterie drum’n’bass, qui finit en Blues sur une basse à la St Germain qui terminera la soirée.

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Mais contrairement à tous les concerts où je l’ai vu (avec Ilan Ersahin ou pour Arkhangelsk la veille de l’élection annoncée de Sarkozy en 2002 « un président qui a emprunté la moitié de ses idées à Berlusconi et l’autre à Le Pen », il avait « dédié ce concert aux gens de gauche », mais ne le « referait plus aujourd’hui » m’a-t-il dit après le concert, comme Hollande, soi disant socialiste, a presque fait pareil!), il ne joue pas que le dernier album mais aussi « Less » extrait de « Bending New Corners » en 1999 (date où je le connaissais à peine et donc ne pouvais le voir en concert) sur de belles harmonies de basse polar funky et batterie drum’n’bass et trompette très aiguë à la Miles.

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Il revient à plus récent avec « El Tiempo De La Revolucion », titre éponyme de l’avant-dernier du Quartet (http://www.deezer.com/album/6000931), mariachi lent aux claviers dub enveloppants, belle progression sur la batterie et la basse naturelles qui soudain se lève sur les effets presque guitare wah wah du clavier. Il y a toujours chez Truffaz cette évidence de la rythmique et la place de la trompette dans cet écrin, comme dans Kind Of Blue : la musique est partout car se fond avec l’atmosphère universelle, intemporelle.

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Erik Truffaz invente un néo Cool 2.0 aux allures de chill-out pour le confort moelleux par la lenteur avec sourdine sur des balafons de claviers synthétiques puis pousse ses trilles sur le clavier lent. ou la batterie étouffée.

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Si Miles a adapté/ prolongé le Jazz vers le Rock et le Funk plus apprécié de la jeunesse des années 70s, Truffaz donne au Cool l’habillage électro sans la rupture stylistique que s'était imposée Miles. D'ailleurs la musique de Truffaz coule de source, entre lyrisme et modernité.

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Il reprend même « Yuri’s Choice » de « The Dawn » avec lequel je l’ai découvert, le premier titre à m’avoir touché par la montée irrésistible du piano sur le tempo drum’n’bass et le piano sautillant et la basse gardant l’authenticité jazz acoustique, réorchestré sans la voix de Nya, ce qui permet de mieux apprécier la musique.

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Comme Miles, sans danser, Truffaz utilise l’espace, jouant face au sol de la scène « Doni Doni » () sur une bonne basse funky et des claviers à la Sly Stone, mais avec aussi un côté groove Africain bambara, mais aussi dans la mélodie la basse d’« Old Devil Moon » de Chet Baker remis au goût du funk et d’un bon clavier strident façon Sun Ra ou Xénophone saturé de Bojan Z ou son dernier Boto Brazillian Quartet,album brazil mais très moderne dans ses claviers! D’après Alain Gerber dans « Chet », Chet écoutait « Tutu » de Miles Davis sur un walkman à la fin de sa vie. Chet a rêvé d'être Miles toute sa vie! Truffaz réconcilie l’émotion lyrique intemporelle de Chet et la modernité évolutive de Miles.

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Un très beau concert d’une indiscutable cohésion entre son quartet et Truffaz !

Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

jeudi, août 11 2016

AIRELLE BESSON QUARTET à WOLFI JAZZ

J’avais pu découvrir la trompettiste Airelle Besson avec le groupe Rockingchair avec Sylvain Rifflet, puis à Wolfi Jazz en duo avec le guitariste Nelson Vèras il y a deux ans. Elle nous revenait à 18 h 30 le samedi 25 juin avec son propre quartet qui venait d’enregistrer « Radio One », une première pour la chanteuse Lynn Cassiers, Benjamin Moussay aux claviers (presque un régional de l’étape, il a grandi à Illkirch et jouait dans un autre fort, le Fort Ulrich), et Fabrice Moreau à la batterie.

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Elle commence « Boo Boo » composé pour Rockingchair, encore plus lente, à la Ibrahim Maalouf et avec Lynn Cassiers à la voix derrière les claviers puis une accélération progressive évolutive très efficace, mais sans guitare.

Benjamin Moussay change de son, plus électrique, puis sur deux claviers (c’est un sorcier des claviers depuis « Swimming Pool») puis break de la batterie avec la voix en contrechant de la trompette pour « Radio One ».

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Ils continuent avec « All I Want », avec après les cris dissonants étouffés, la petite voix pop acidulée et adorable de Lynn Cassiers à la Björk quand elle est calme, puis avec la trompette centrale mais restant atmosphérique par les effets électroniques qui changent un peu le son instrumental en live, le déplaçant, comme détachée du reste et en faisant pourtant partie.

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Après quelques effets de bouche de Lynn Casiers sur les descentes de piano, ils entament « The Painter & The Boxer ». Le traitement sonore est contemporain par le placement et l’ubiquité simultanée d’éléments contradictoires mais émotionnellement pop et improvisée ce qui le rend accessible. Ils jouent ensemble, mais comme depuis l’harmolodie d’Ornette Coleman pas chacun les même choses, incarnant d’autres voix.

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Dans « La Galactée », le rapport entre piano et voix fait pense par son côté hypnotique à « Einstein On The Beach » de Philippe Glass, puis est soudain plus rythmé sous l’impulsion de la trompette sur le piano, puis la voix reprend en chanteuse Nordique à la Sidsell Endresen.

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Ils terminent avec «No Time To Think» sur un tempo plus heurté et rythmé, la chanson la plus dansante entre claviers et breaks de batterie sur la voix pop aux longueurs plus prolongées d’échos par les effets à la Brian Eno, mais la pluie se mit à tomber.

Super concert, projet à suivre!

Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

mardi, août 9 2016

ITJ REVIENT A WOLFIJAZZ

ITJ () est né à Wolfi Jazz il y a quatre ans en 2012 de la rencontre du saxophoniste Rémi Psaume avec le groupe In Time Jazz (Matthieu Drago batterie, Louis Haessler basse, Raphaël Szolosy guitare). « La musique à laquelle ITJ adhère est celle d'un cocktail de groove orienté vers le molotov : le poing levé vers des champs d'influences divers et variés, pour une musique énergique à 360 degrés, prête à faire exploser les cadres et les critères. » Ils viennent de sortir ce printemps «Re/Enter The ghost » .

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C’est d’abord l’orage sonore funky de «Moneyless Man» dédié à « Mark Boyle, testeur d’vie radicalement faite de dépossession monétaire», puis « Walter S » dédié à « Walter Steiner, éternel refoulé des pistes de ski sur lesquelles il s’évertuait à sauter » mais héros d’un film de Werner Herzog, opposants à la compétition financière ou sportive actuelle.

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Autre belle idée dans cet album qu’ils ont voulu donner autant à penser qu’à entendre, « Africa is a Croncrete Utopia » avec Boni et Dobet Gnahoré et Moussa Coulibaly qui les emmena au Burkina Faso, tout en maintenant une bonne énergie dans le groupe et le solo de saxophone me fait plus penser à Steve Coleman sur la batterie puis rejoint les autres avec la liberté de Jam électrique de Miles Davis à l’Isle de Wight, avec des effets Breckeriens sur le saxo en faisant presque un accordéon/ mélodica.

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Suit « Méditerranée » (http://www.dailymotion.com/video/x1tmp1v), plus flamenco dont la basse me fait penser à Carles Benavent (avec Jorge Pardo, avec un beau solo de guitare, puis une envolée du saxo balkanique et volubile à la Julien Lourau poussée jusqu’au cri avant de revenir au thème

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Un autre solo de saxo de saxo m’a fait penser à « A Love Supreme » de Coltrane, la fin d’Acknowledgement juste avant les interventions vocales.

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Ils finissent par ce « Re-Enter The Ghost », hommage à Jacques Derrida invitant Hamlet « pour réfléchir à un monde « qui sortait de ses gonds » et à ses incertains lendemains » dans Spectres de Marx en 1993.

Pour le bis, la guitare prend un son de sanza (piano à pouces africain) ou de balafon avant un final en fanfare à l’énergie rock métal !

Bref un groupe libre et énergique mais qui donne aussi à penser à un monde meilleur.

Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

JOSE CAPARROS QUINTET AVEC MICHAEL CHERET A WOLFI JAZZ

Le samedi 25 juin, les concerts commençaient sous les Douves et gratuits à 15 h 30 avec le trompettiste hard bop Varois José Caparros en Quintet avec l’excellent Michael Cheret applaudi l’an dernier au saxophone. « Musicien généreux et infatigable avec un son puissant, rond, fluide et souple, José Caparros est dans la traditions des hard boppers. On a pu l’entendre auprès de nombreux musiciens de haute volée (Riccardo Del Fra, Greg Abate, Bobby Porcelli, Dominique Di Piazza, Thierry Elliez, Siegfried Kessler, JeanMichel Proust, Philippe Petrucciani, Ahmet Gûlbay le batteur François Laudet, L’organiste Italien Oscar Marchioni, Jean Loup Longnon la pianiste japonaise Junko Moriya ; Le batteur japonais Hidehiko Kann le pianiste Pierre Christophe , le batteur Michel Denis Etc…… ) et avec son ami Nicolas Folmer (programmateur de Wolfi Jazz) dans un quintet à deux trompettes. Professeur diplômé d'état il enseigne au sein du département jazz (conservatoire) de Toulon, la pratique du répertoire l'harmonie jazz et un cours de culture musicale jazz.»

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Michael Cheret est toujours aussi tiré à quatre épingles, gilet et cravate (mais peut-être les mêmes que l'an passé) lyrique et Lesterien , avec le jeune batteur Thierry La Rosa, le contrebassiste noir Felipe Cabrera connu avec le Paris Cuban Project à la batterie et Wilhelm Coppey au piano.

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J’arrive sur un titre de sa composition qui me rappelle le standard « Tangerine » dont Woody Allen a utilisé la version de Dave Brubeck et ils terminent avec « Barbara » d’Horace Silver pour son épouse, pianiste Hard Bop d’Art Blakey qui fit du terme funky (à l’origine une insulte blanche raciste) un terme positive appliqué au Jazz avec son Opus de Funk.

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Bonne contrebasse et batterie, piano funky et bons unissons saxo trompette, puis Cheret s’envole toujours à la Stan Getz entre West Coast, Cool et Hard Bop dans son solo mais reste bien dans la rythmique et Caparros fait penser dans la justesse de ses envolées () lyriques ou Bop à Clifford Brown ou son maître Fats Navarro. Les deux souffleurs ont surtout de le talent de l’écoute et du respect de l’autre et le respect de la section rythmique de toujours revenir au tempo après leur solo qui ne s’en éloigne pas trop. Bon solo de contrebasse également entre les accords de piano un rien Bossa citant « Etrangère au Paradis » de Gloria Lasso mais le fait ressembler à un standard de Jazz et martèle bien dans le fond des touches funky avec la touche latine de « Que Pasa » sur « Song For My Father » d’Horace Silver pour son père Cap Verdien.

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Ils finissent d’ailleurs par « Cherokee » de Ray Noble en tempo medium avec contre chant de saxo sous la trompette à la Stan Getz meets Chet Baker: Stan Getz adorait Chet pour ses disques avec Gerry Mulligan et offrit de le remplacer, mais il s’aperçut que Chet reprenait ses phrases musicales pour les magnifier au lieu d’inventer les siennes ! Ce qui n’est pas le cas ici !

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Puis belle envolée de trompette à la Miles (pas aussi rapide que la version de Clifford Brown mais citant tout de même sa phrase initiale ralentie, et piano bien aussi à la Dizzie Gillespie/ charlie Parker avec accélérations Powelliennes au Massey Hall (la dernière rencontre de Diz et Bird). Le solo de saxophone volubile rappelle le «It Don’t Mean A Thing » de « Diz & Getz » où Diz avait décidé de prendre Getz en sandwich entre lui et Sonny Stitt mais il ne se laissa pas faire. Il y eut aussi un super solo de batterie alors qu’ils avaient très peu dormi d’après Caparros!

En tous cas ça fait du bien d’entendre du bon vieux Hard Bop Cool pur jus!

Jean Daniel BURKHARDT

jeudi, août 4 2016

SELAH SUE A WOLFI JAZZ

Le vendredi 24 juin, la chanteuse belge Selah Sue se produisait à guichets fermés à Wolfi Jazz après Thomas Schoeffler Jr et Olivier Gotti, que j’ai ratés pour cause d’orages.

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De son vrai Seanne Putseys, Selah Sue a commencé sa carrière en parallèle avec des études de psychologie («Selon elle, étudier la psychologie l'a aidée à mieux comprendre les émotions humaines, qui jouent aussi un rôle dans ses activités musicales.»)

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Après le succès de son premier album « Raggamuffin » () disque de platine il y a quatre ans, elle a sorti en 2015 « Reason », plus Soul et Pop qui m’a davantage touché, surtout le premier titre, « Alone » qui reste la plus funky sur scène.

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A mon entrée sous le chapiteau bondé de fans (la pop soul marche mieux que le Jazz de nos jours), c’est surtout la présence hallucinante et la puissance musicale, émotionnelle et évocatoire pop de la chanteuse qui me frappe, même de loin de la scène, soutenue par un super groupe (Joachim Saerens claviers, Erik Rademakers basse, Jordi Geuens batterie, Yannick Werther guitare, Stéphane Rugurika et Judith Okon chœurs) aux bons solos en plus du soutien rythmique, claviers soul, guitare et basse funky et batterie efficace, mais sa voix reste au premier plan, elle fait du beat box et harangue le public de ses « yeah yeah ».

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En plus elle a de jolies fanes, j’en avais une toute bronzée dansant à côté de moi !

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J’avoue ne pas connaître et donc reconnaître ses chansons mais j’apprécie le spectacle sans les connaître, l’éclectisme des arrangements allant du funk au rock, à la pop, au folk ou à la soul et les cuivres synthétiques du claviers! Et puis c’est une vraie star, elle n’a pas besoin de moi !

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Une des chansons me fait penser à la biguine « Tatoué Jérémie » de Gainsbourg qu’elle ne doit pas connaître, chacun ses références, et dont je ne lui souhaite pas le sort, ni à moi, même avec le prénom de ma jolie voisine qui a déjà deux hommes sur sa peau, alors!

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Il faut dire aussi que comme Charlie Parker déclarant à Miles Davis dans « L’homme à l’affût » de Julio Cortazar « cette note je l’ai déjà jouée demain! », Selah Sue aime à changer ses chansons sur scène, ralentissant ou accélérant le tempo.

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Elle poursuit sa guitare folk en bandoulière pour mettre le « Fyah Fyah » dans le style raggamuffin énergique du premier album qu’au moins je reconnais!

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Elle continue avec « I won’t Go For More », ballade Soul Rock dans l’aigu. Sa voix me fait d’ailleurs penser à Jeff Buckley dans chanson suivante.

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Elle continue avec « Sadness » avec de beaux chœurs Soul groove puis pousse jusqu’au Ragga Hip Hop.

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Elle termine en Bis par « Building Bridges » sur la batterie.

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Une vraie bête de scène soutenue par un bon groupe, même si je ne connais pas les chansons. Et ses musiciens sont de vrais gosses qui jonglaient avec les fleurs artificielles pendant le bis!

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Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

lundi, août 1 2016

THE LOG HOUSE SOLO A LA POPARTISERIE

Je ne connaissais pas Log House, j’ai juste aimé la photo de cette maison bleue sur les collines verdoyantes comme celles de Frisco adossée à la mer et un article des DNA : «Log House prend le temps de peaufiner son répertoire, parfois en groupe, parfois en duo, toujours en toute confidentialité, et leur registre pop/folk s’inscrit dans une tradition de songwriting épuré et fragile, qui lui confère une dimension poétique et résolument humaine. A écouter sur le bandcamp de Loghouse. un répertoire musicalement excellent, mélodiquement parfait (Journal l’Alsace 2.4.2011) de la poésie au détour de chaque accord, ... des mélodies qui fleuraient bon les calmes Seventies (DNA 3.5.2011) »

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Mais c’est juste la maison idéale de la chanteuse Valérie K!

« Dans une vie rêvée, la cabane de Log House serait nichée au bord d’un lac au coeur des vastes forêts du Maine. Dans la vraie vie, Log House, alias Valérie K, promène ses chansons intimistes aux mélodies tenaces, en configuration voix, guitare/banjo. Comme une envie de simplicité, un retour aux sources d’une folk originelle, habitée par les oeuvres de Richard Brautigan, Jack London, Hank Williams, Bob Dylan, Jonathan Richman, American Music Club, Red House Painters, Yo la Tengo...» disait la présentation.

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N’empêche même toute seule (et le premier concert depuis trois ans) avec juste un banjo à réaccorder entre chaque titre, une guitare folk, un harmonica au cou et une cymbale de clochettes au pied et sa voix, ça le fait!

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On pense en écoutant ses compositions à un monde d’amis chaleureux (elle en a déjà, un fan club de colmariennes bronzées et magnifiques au premier rang) dans cette maison bleue pour se consoler des amours ratées comme dans les chansons qu’elle reprend avec émotion. Si elle avoue avoir un peu les pétoches et avoir été presque forcée de se produire, les « Yooha !» restent à propos même s’ils font sourire, et cette simplicité est touchante.

On peut découvrir deux titres par son groupe «The Log House » qu’elle reprend "dans une ambiance feu de camp" (mais l’assurance de la Popartiserie ne permettrait pas qu’on en allume un).

Mais le pied de micro est orné de leds qui le font ressembler à la grue de noël brillant toute l’année devant la Bibliothèque Malraux où j’ai déjà croisé Valérie K!

Il y a aussi au premier rang la violoniste de son groupe d'il y a 20 ou 30 ans mais elles ne les font pas.

La chanson suivante a une histoire digne de Richard Brautigan : Il y a un an, elle voyageait aux Etats-Unis et dut quitter BrooklIn (dans le Maine où on cultive des super myrtilles, pas à New York) pour Manhattan, c’est pourquoi la chanson de Norah Jones « Back To Manhattan » (trouva chez elle un certain écho).

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« Une petite dernière, ça met pas la patate patate, mais j’suis trop vieille pour le Rockabilly», « «Lotta Love » de Neil Young en 1979 lui semble-t-il (dont sa version préférée est celle de Nicolette Larson, car elle n'est pas triste et même gaie).

Elle finit par un bis « dans le même esprit, j’vais pas vous réveiller comme ça ! », « pour rester sur notre petit nuage » dit la violoniste : « I don’t wonna know about evil, just wonna know about love » de John Martyn, au vu des récents évènements pas très gais!

Je préfère cette douce mélancolie des grands espaces au monde actuel.

A suivre !

Jean Daniel BURKHARDT

mardi, juillet 26 2016

RICHARD BONA & MANDEKAN CUBANO A WOLFI JAZZ le 23 JUIN 2016

Né en 1967 dans la Haut Sanagra au Cameroun, le bassiste Richard Bona est arrivé après Paris (où il fut bassiste d’Higelin) aux Etats-Unis (où il accompagna Larry Corryell), où son talent de bassiste électrique à la Jaco Pastorius (dont il reprit « The chicken » sur scène à la Salle du Cercle Bischeim) en fit un sideman très recherché, et par retour d’ascenseur, lorsqu’il commença sa carrière en solo en 1999, les plus grandes pointures du Jazz américain enregistrèrent avec lui sur ses deux premiers albums en 1999!

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Il faut dire que sur scène aussi, il sait se faire apprécier du public! A Bischeim il avait fini par dire « Je vais m’installer à « BischEm » ! Chante avec moi BischEm ! » Et il y a trois ans il avait déjà conquis Wolfi Jazz ! Et cette année le public scandait même carrément "RI-CHARD PRE-SI-DENT!"

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Mais cette fois c’est avec un nouveau projet qu’il venait à Wolfi Jazz , le « Mandekan Cubano » avant l’enregistrement du disque sorti depuis (https://www.youtube.com/watch?v=bSZys86fItA) « Heritage » (http://www.deezer.com/artist/13921), accompagné de Ludwig Alfonso batterie, Rey Alejandro trombone, Dennis Hernandez à la trompette, le pianiste Osmany Paredes (https://www.youtube.com/watch?v=_6fNYw4cdkA) et le percussionniste Luisito Quintero (déjà présent sur l’album « Tiki » sur le titre afro cubain «O sen Sen Sen».

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Quant au percussionniste Roberto Quintero, il a fait ses classes dans le Jazz Afrocubain en accompagnant sur le guaguanco de Tin Tin Deo dont la première version vocale de Chano Pozo (percussionniste père du Jazz Afro-cubain fut enregistrée avec James Moody.

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Il a accompagné la version revisitée par le batteur d’époque de Dizzy Gillespie (qui le joua en version instrumentale du bop au funk) qui connut bien Chano, Roy Haynes dans sa propre version avec les Fountain Of Youth sur l’album Roy-Alty.

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Richard Bona arrive le front ceint d’un turban blanc comme souvent pour ce projet ( pour faire Guaguanco ?), il reprend le classique « Bilongo », composé en Son en 1937 par Guillermo Rodriguez Fiffe, popularisée par le papy Cubain Compay Secondo sous le nom « La Negra Tomasa » (son dernier tube) d’après l’improvisation du pianiste Ruben Gonzales du Buena Vista Social Club sur « Mandinga » , et est modernisée ici en Salsa par les cuivres, le piano et un super solo de trombone. C’est logique pour ce projet car Mandinga se réfère à la tribu Africaine des Mandikin qui donne peut-être son nom à ce Mandekan Cubano.

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La plupart des morceaux semblent connus dans leur version Cubaine oui Africaine, ou juste fidèles à cette tradition comme l’ « Agua Pa Mi » () de Celia Cruz et la Sonora Matancera Salsamuffinisée par Sergent Garcia.

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Il faut dire que la Salsa fut une OPA lancée de New York par le label Fania sur la musique Cubaine où Irakere faisait de la Salsa sans le savoir! Il fallut attendre à cause du blocus le concert du vénézuelien Oscar D’Léon à Cuba pour que les Cubains s’en rendent compte, et que Ruben Gonzales ne réplique avec ses « Estrellas de Areito », dernier disque du trompettiste Félix Chappottin avec Enrique Jorrin le créateur du Cha Cha Cha dirigeant la section de violons, aux « Estrellas de Fania »! Mais c’est aussi pour cela que la musique cubaine a influencé toute la Salsa et y trouva malgré le blocus une renommée mondiale!

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Ils reprirent aussi « Sen Sen Sen » dans une nouvelle version sans l'accordéon de Marc Berthoumieux.

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On put aussi découvrir les nouvelles chansons afro-cubaines écrites pour ce projet comme « Jokoh Jokoh ».

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Ce fut à la fois un bon concert de Salsa et de musique Africaine teinté de Jazz Afro-Cubain, mais si la Salsa m’invitait plus à danser (en plus de quelques brésiliennes noires dans l’assistance) qu’à prendre des notes, j’ai eu plus de mal, pour ce qu’il m’était inconnu, à rentrer dans ce nouveau répertoire !

Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

lundi, juillet 25 2016

BLICK BASSY à WOLFI JAZZ le 23 JUIN 2016

J’avais déjà écrit un article sur Blick Bassy en 2009 d’après « Léman » entendu sur myspace et conclu : « On sait déjà qu’on a affaire à un compositeur original et bon arrangeur aux influences pas seulement Africaines avec le début de cet album rappelant d’autres réussites récentes en musique Africaine mais à l’émotion universelle comme par exemple Daby Touré, qui font du bien en faisant danser les pieds, consolant le cœur, tout en faisant s’envoler l’âme et l’esprit jusqu’aux étoiles. »

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Mais je ne l’avais jamais vu en concert. Blick Bassy a depuis enregistré « Akö » au banjo, guitare et à la voix avec le violoncelliste Clément Petit, qui accompagne aussi la chanteuse Ala.ni (http://www.ala.ni/) publiée sur le même label « No Format » que Blick Bassy, et le claviériste et tromboniste Johann Bland qui l’accompagnaient ce 23 juin à Wolfi Jazz en première partie de Richard Bona. Un résumé de la signification des chansons est distribué gratuitement à l’entrée sur un flyer cartonné, initiative sympathique!

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Il commence par « One Love » en intro a capella suivi d’un tournoiement d’effets sur sa voix samplée.

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Il continue avec le titre éponyme « Aké » sur les efforts sans convoitise dans la vie avec violoncelle et trombone en écho d’harmonica accompagnant sa voix funky et émouvante.

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Très influencé par le Blues, Blick Bassy a composé la chanson suivante devant la photo du Bluesman Skip James (1902-1969) à la bouleversante voix aïgue comme lui qui lui a donné la force de persévérer car sa vie a été dure (il a publié seulement deux albums, un avant et un après la deuxième guerre mondiale et quelques lives avant la mort de Skip James en 1969). «Ce cliché d'une grande intensité, Blick Bassy l'a collé sur le mur de son salon - comme on peut afficher chez soi le visage des aïeux qu'on a aimés et qui continuent de nous accompagner. Un soir glacial de l'hiver 2012, alors que le chauffage de sa maison a la mauvaise idée de tomber en panne, c'est lui qui, d'une certaine façon, va le réchauffer. Lové sous une couette sur son canapé, le musicien, pinçant les cordes de sa guitare pour conjurer le froid, croise le regard d'airain de Skip James. Bientôt, des mélodies prennent forme sous ses doigts. Fluides et légères, les notes s'élèvent en volutes entêtantes, quittent bien vite l'ancrage terrien du blues pour prendre les atours d'une musique sans âge ni ancrage, comme en suspension dans l'air et le temps.» (livret Akö, No Format)

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La guitare de Blick Bassy joue «Kiki » sur la perte de l’entraide dans les communautés traditionnelles africaines, avec un blues skiffle rapide de la guitare, puis un autre rythme africain plus rapide sur le trombone en fanfare dans le final. Ce trio a une belle cohésion à trois. Peut-être un sample de Skip James ? Cette alliance de Blues et de musique annonce aussi St Germain samedi dans ce même festival entouré de musiciens Africains.

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Mais le public bavarde à voix haute pendant l’intro de violoncelle du morceau suivant. Blick Bassy l’arrête et dit qu’ils sont venus « partager l’amour et le violoncelliste a besoin de toute sa concentration pour cela !»

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Ils continuent avec Ndjè Yèm sur l’abandon des traditions ancestrales quand les jeunes quittent les villages d’Afrique pour les villes, tempo lent bouleversant au trombone Blues sur les effets d’oiseaux de l’archet du violoncelle. Quelque chose rappelle dans cette chanson rappelle l’authenticité émotionnelle de Bonga dans « Mona Ki Ngi Xica » dans l’usage modernisé des instruments Africains ou Afro Brésilens comme l’arc musical berimbau qu’imite le violoncelle de Clément Petit en intercalant une baguette de vibraphone ouatée entre les cordes et la caisse.

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« Tell Me » est un autre ballade à la mélodie magnifique sur l’abandon des racines par les descendants avec de beaux traits du violoncelle à l’archet dans l’aïgu après les strophes et un soutien rythmique en pizzicato de la voix tandis que le trombone passe aux claviers et samples discrets.

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« Il y a 270 langues parlées au Cameroun en plus du français et de l’anglais. Alors comment se comprendre? » explique Blick Bassy, d’où l’utilité d’une chanson dans une de ces langues, le lingala, « parce que sinon la majorité de ces langues risque de disparaître.»

Il poursuit avec la chanson la plus jazzy et entraînante de l’album, « Wap Do Wap » qui me fait penser à une version africaine modernisée du gospel « Down On The Riverside » avec un trombone très funky. Il la termine en leçon de lingala pour le public lui faisant répéter après lui « Ehe He Wa Eheche !» sur les cordes amplifiées d’effets légers et de samples.

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Blick Bassy dit « L’amour est ce qui nous fait tenir, alors ouvrez votre cœur c’est gratuit ! Bientôt on mettra une taxe sur le sourire ! »



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Et il continue avec « One Love», cette fois en trio avec glissandos de violoncelle et le violoncelle en basse pizzi sur les claquements de mains et chants du public enfin conquis qui se lève pour une standing ovation de cet artiste authentique et simple et redemande même un bis.

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Arrivé en France du Cameroun il y a 10 ans, Blick Bassy a même écrit un roman chez Gallimard, « Le Moabi Cinéma » sur l’immigration.

A son arrivée, une amie lui a parlé de sa grand-mère en maison de retraite. En Afrique on garde les parents et grands parents à la maison jusqu’à la fin (il dit « ce serait même mon père qui me mettrait en maison de retraite ! », elle dit « on les laisse entre eux comme ça c’est cool. », mais lui dit qu’il faut prendre exemple sur les animaux : « Abandonne les tiens, c’est ton avenir que tu condamnes.»

Il termine avec « Mama »!

Belle découverte entre Folk et improvisation, acoustique et une touche d’électronique !

Jean Daniel BURKHARDT

Photos du Concert Patrick Lambin

samedi, juillet 16 2016

ARCHIE SHEPP ATTICA BLUES BIG BAND à WOLFI JAZZ

L’évènement de cette soirée du 22 juin à Wolfi Jazz, c’était Archie Shepp et son Attica Blues Big Band.

En septembre 1971, la prison d’Attica aux États-Unis se soulève suite à l’exécution par des gardiens d’un Black Panther engagé en faveur des droits civiques. Lors de cette révolte violente, après avoir tenté une vie collective dans la prison, 39 détenus noirs meurent dans un véritable bain de sang par la répression, renforçant le sentiment d’inégalité entre noirs et bancs alors omniprésent dans la société américaine. Archie Shepp, saxophoniste free jazz, décide de dénoncer ces injustices et cet événement tragique par la composition d’un hymne d’amour pour sa communauté avec un orchestre composé de pointures du jazz.

Ensemble, ils mettent en avant un jazz noir américain s’inspirant du blues et des negro-spirituals mais également porteur de sonorités plus soul et funk. Ainsi est né l'album Attica Blues en 1972.

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Aujourd'hui, Attica Blues reste un album incontournable, mythique, qui nous replonge dans la lutte pour l’égalité de toute une communauté, dont il a réenregistré certains titres avec Amina Claudine Meyers ce nouvel Attica Blues Big Band avec François Théberge au saxophone et beaucoup de français dans les cuivres.

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Le spectacle commence par une voix seule (d’Archie Shepp?) rappelant l’histoire d’Attica Blues dans son ancrage historique. Sur l’album originel, l’avocat William Kunstler lisait aussi des textes engagés. En concert, cela met une ambiance spéciale avant la musique.

Ils commencent avec « Quiet Dawn», la chanson la plus étrange mélodiquement de l’album original et la plus émouvante qui le terminait, chantée alors par Waheeda Massey, toute jeune fillette à l’époque capable de pousser les phrases jusqu’aux limites de la fausseté. Mais devant l’émotion vocale, on y perdait peut-être le sens de la chanson, les syllabes si rallongées faisant des mots de la musique. Waheeda est devenue bassiste d’après les photos.

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Dans cette nouvelle version (d'abord reprise par Cecil Mc Lorrin Salvant sur le disque et les premier concerts), ici par Nicholle Rochelle magnifique dans sa robe en fourreau noir lamée avec une émotion héritée du gospel, avec un Archie Shepp plus présent dans ses contre-chants et son solo de saxophone à la limite du Free et avec un big band qui swingue plus entre énergie et fonds sonore émouvants sur le tempo un peu bossa nova suivis d’un solo de Jean Philippe Scali au baryton. Cette version live rallongée d’improvisation, rend plus justice à cette chanson.

Ils continuent avec «Blues for Brother George Jackson » d’Archie Shepp également extraite d’Attica Blues, militant black Panther (membre des Soledad Brothers) mort à quelques jours de son procès en tentant de s'évader. il écrivait dans ses Lettres:

« Ce monstre, le monstre qu'ils ont engendré en moi, se retournera contre son créateur pour son malheur. Du fond de la tombe, du trou, du plus profond du trou. Précipitez-moi dans l'autre monde, la descente aux enfers n'y changera rien… Ils me le paieront de leur sang. Je chargerai comme un éléphant blessé, fou de rage, les oreilles déployées, la trompe dressée, barrissant de fureur. C'est la guerre sans merci.

Toute ma vie j'ai fait exactement ce que je voulais faire lorsque je voulais le faire, rien de plus, parfois moins que je ne souhaitais, mais jamais plus. Et c'est pour cela que je suis en prison… Je ne me suis jamais rangé et refuse toujours de le faire aujourd'hui alors que j'ai déjà passé la moitié de ma vie en prison.

Né pour mourir avant l'heure, domestique, salarié précaire, homme des petits boulots dégueulasses, balayeur, enchaîné, homme de fond de cale, privé de sa liberté, c'est moi la victime coloniale. Toute personne passant aujourd'hui les concours de la fonction publique peut avoir ma peau demain… dans la plus complète impunité. »

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Archie Shepp s’est apaisé avec les années, n’est plus le black panther qu’il était quand il voulait interrompre les concerts de Miles Davis de banderoles militantes (ce que n’appréciait pas Miles), mais sa sérénité n’empêche pas son engagement, comme le montre ce spectacle, peut-être le plus proche de lui et de préoccupations qui sont les siennes depuis toute sa carrière. Il présente les morceaux en français avec un onctueux accent américain d’une voix profonde. Toujours tiré à quatre épingles, cravate, costume et chapeau, Archie Shepp a même été pris en photo pour un livre sur les « sapeurs » (adepte de la sape : le fait de se « saper » pour les africains, caraïbes ou afro-américains!), mais c’est un sapeur pyromane musical, jamais pompier dans les ballades, devenu serein avec l’âge.

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Cette nouvelle version allie le gospel des choristes et l’énergie funky de la basse de l’original rejouée par Darryll Hall et la guitare Blues Rock de Pierre Durand sur le Big Band dirigé par Virgile Lefèbvre, un des saxos français. C’est vraiment un plaisir de pouvoir entendre ce répertoire en live (vu l'urgence du propos et l’actualité brûlante, ils n’ont pas dû beaucoup tourner à l’époque !).

Ils poursuivent avec « The Cry Of My People » de Cal Massey était le titre éponyme d’un autre album d’Archie Shepp en 1972 alliant Funk, Blues et plus encore de gospel.

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Des Gospels, Archie Shepp en a interprétés de magnifiques avec Horace Parlan sur Goin’ Home à la manière lyrique mais libre de Albert Ayler sur un disque du même nom également en duo avec le pianiste Call Cobbs.

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Les chanteuses rappelaient à certains moments les chœurs afro-cubains du guaguanco de Tin Tin Deo dans la première version vocale de Chano Pozo avec James Moody : ce peuple, n’est pas qu’afro-américain, mais aussi afro-cubain, afro-brésilien ou africain.

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Ceci annonce aussi le concert de Richard Bona du lendemain avec Roberto Quintero qui accompagna le batteur d’époque de Dizzy Gillespie (qui le joua en version instrumentale du bop au funk) qui connut bien Chano, Roy Haynes dans sa propre version.

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C’est beau de voir ce répertoire reprendre vie sur scène grâce à ce Big Band avec de magnifiques solos de trompette du classique de Louis Armstrong au Bop de Clifford Brown soutenues par le Big Band.

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Dans ses solos, Shepp joue dans et hors de l’orchestre, alternant liberté free et lyrisme swing sur la section rythmique avant un bon solo de piano de Tom Mc Clung alliant lui aussi swing et free comme le faisait Jaki Byard.

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Ils continuent avec « Steam » (fumée, vapeur), magnifique chanson et mélodie composée en hommage à son cousin mort lors des répression policières à 15 ans lors d’une manifestation pour les droits civiques noirs, enregistrée sur Attica Blues en deux parties vocale par Joe Lee Wilson et plus instrumentale sur des cordes, alliant une allégresse rythmique du saxophone à une motif mélodique mélancolique.

Depuis plus de dix ans que je suis Archie Shepp en concert dans la région, il la chante souvent d’une belle voix de crooner (je me souviens d’un concert à Brumath).

Ici elle est chantée en duo avec Marion Rampal dans une magnifique robe rouge, avec Archie Shepp au saxophone soprano, avec les cuivres reprenant le motif rythmique allègre comme l’envol d’un ange devant de beaux fonds sonores, suivis d’un beau solo de piano remplacent les cordes par leurs harmonies.

Shepp la chante peut être avec plus de ferveur et plus dans l’aigu que seul plus dans les basses d’une voix de crooner.

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Avec ce big Band, Archie Shepp peut s’exprimer en toute liberté, improviser ou rester proche du thème.

Suit «Come Sunday » un gospel du répertoire spirituel de Duke Ellington, qui l’écrivit pour sa « Black Brown & Beige Suite » pour son tromboniste Ray Nance (pour l’occasion au violon) pendant la guerre, puis l’enregistra avec la grande chanteuse gospel Mahalia Jackson et son saxophoniste Johnny Hodges le reprit dans son « Sacred Concert » () en 1966.

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Pour ce qui est d’Archie Shepp, il le joue depuis « The Cry Of My People» et en live depuis un concert en 1977 à Copenhague, une version très free à la Albert Ayler, puis le disque et les concerts de l’Attica Blues Big Band par les trois chanteuses.

Pour les esclaves noirs américains, le gospel et le message Biblique et le récit de l’Hégire et de la fuite d’Egypte notamment symbolisait l’espoir de la liberté et de leur propre fuite du Sud dans le Nord non esclavagiste.

Mais ils continuent avec le plus gai et très Funky « Mama Too Tight », enregistré à l’origine pour Impulse sur l’album éponyme qu’on retrouve aussi avec plaisir en live, prétexte à une jam funky aux riffs rythm’n’blues de la part des cuivres, au slap de la basse funky et à un solo funky cosmique de la guitare et à un solo d’alto sur les encouragements et applaudissements rythmiques et vocaux des choristes et cris blues déchaînés de Shepp comme dans une église noire, avec citation de « Mustang Sally » et à solo de batterie final!

Archie Shepp continue avec « Déjà Vu », valse éponyme d’un album de 2001 () où il interprète aussi, entre autres standards américains ou français, «Petite Fleur» de Sidney Bechet sur une basse de Bossa Nova qu’un spectateur m’a demandé de retrouver pour lui à la fin du concert. C’est chose faite!

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Archie Shepp est aussi un saxophoniste de la grande tradition lyrique du Jazz Dans une interview il a déclaré « Je fais du Hawk aujourd’hui », se déclarant de la lignée de Coleman Hawkins, premier saxophoniste de jazz chez Fletcher Henderson dans années 20s, un peu éclipsé dans les influences par son challenger Lester Young (qui l’avait battu dans une jam au Cherry Blossom de Kansas City en 1935) dans les années 50s.

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Seuls Sonny Rollins et Shepp se déclarent de Hawkins. Mais Coleman Hawkins a aussi engagé le pianiste Bop Thélonious Monk, puis sur ses vieux jours, participé au premier album de Free Jazz « We Insist ! freedom Now Suite » de Max Roach en 1960. Comme quoi il était plus ouvert qu’on n'aurait pu le croire!

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Ils continuent avec « Goodbye Sweet Pops », hommage à Louis Armstrong décédé en 1971 un an avant Attica Blues, avec dans cette nouvelle version une citation dans le solo de piano du «Parisian Thoroughfare» de Bud Powell et un solo d’Olivier Miconi rendant bien compte de la joie de vivre qui caractérisait Pops.

Archie Shepp est précieux par cette histoire du Jazz qu’il porte en lui et transmet, et sa tolérance envers tous les styles de Jazz même ceux qu’il ne pratique pas, ou très anciens, comme Louis Armstrong, qu’il invitait à écouter dans une interview aux « Allumés du Jazz ».

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Au-delà de son potentiel comique ou sentimental auquel on pourrait à tort le réduire, Louis Armstrong fut un trompettiste extraordinaire qui se donnait à fond (Milton Mezz Mezzrow raconte l’avoir vu sur scène continuer de jouer pour un nouvel an alors que sa lèvre saignait, ceci dans les années 20 30, alors on peut comprendre qu’il se soit économisé ensuite!) et le premier jazzman à figurer en couverture de Life, quoique né à La Nouvelle Orléans d’une mère de petite vertu et mis maison de correction où il apprit le cornet, c’est dire son importance pour l’estime d’eux-mêmes des Afro américains ! S’il fut longtemps frileux (ou traumatisé par ses temps ou un blanc devait pouvoir dire «c’est MON noir ! » pour sauver la vie d’un noir à la Nouvelle Orléans), il sortit de sa réserve par la critique qu'il fit d'Eisenhower, Président des États-Unis d'Amérique, en le qualifiant de « double face » et de « mou » lors du conflit sur la discrimination à l'école à Little Rock, Arkansas, en 1957, fit d’autant plus la une nationale. En signe de protestation, Armstrong annula une tournée organisée en Union soviétique au nom du département d'État, en disant « Étant donné la façon dont ils traitent mon peuple dans le Sud, le gouvernement peut aller se faire voir » et qu'il ne pouvait pas représenter son gouvernement à l'étranger alors que ce gouvernement était en conflit avec son propre peuple.

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Shepp poursuit avec « Djany », du nom de sa fille, la troisième chanteuse qui l’accompagne, avec quelques phrases du « Naima » de Coltrane (qui fit entrer Shepp chez Impulse et Shepp lui dédia « Four For Trane », son premier album) dans le solo de piano et un bel esprit collectif entre les riffs de cuivres et les solos free de Shepp. Le concert se termine aussi en Jam Funky.

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La chanson suivante est plus mélancolique et engagée, « Ballad For A Child » dans son texte : « Je préfèrerais être un arbre qu’un homme sur cette terre, car les branches peuvent grandir librement encore et encore et encore... » chantée avec Soul sur « Attica Blues » par Henry Hull en 1972 avec de belles cordes, ici plus Blues.

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Ils terminent avec « Attica Blues » qui commençait l’album éponyme en 1972, l’un des titres les plus Soul & Funky de l’album chanté par Henry Hull, Joshie Armstead et Albertine Robinson, et commence aussi la nouvelle version album, rallongée d’une intro de basse funky et où Shepp chante aussi aujourd’hui, de riffs et de guitare électrique de Pierre Durand à la John Scofield, et sur scène, cela devient une funky Jam où les riffs de cuivres rappellent « Work Song » de Nina Simone ou sa version française « Sing Sing Song» de Nougaro qui en fit une chanson de prisonniers.

S’il y a 40 ans le message « quelque chose ne va pas aux Etats-Unis » était vrai, il le reste hélas aujourd’hui, et en ceci c’est peut-être plus fort de le jouer en fin de concert pour rappeler qu’au début pour dénoncer.

Cette version Live modernise presque le Funk jusqu’au Hip Hop (qu’Archie Shepp pratiqua avec Napoleon Maddox) par le débit tout en gardant sa Soul originelle. Cette nouvelle version rallongée d’énergie et d’improvisation collective fait de cette chanson autre chose, au-delà des 3 minutes de l’original et finir le concert en Jam Rock Funky intergénérationnelle avec le public dansant.

Ce projet d’Attica Blues Big Band est celui où tous les Jazz de Shepp de la ballade au Funk, au Free Jazz, se retrouvent et se régénèrent par la collaboration avec de jeunes musiciens.



Jean Daniel BURKHARDT

Photos en couleurs du Concert Patrick Lambin

jeudi, juillet 7 2016

CHRISTOPHE IMBS PACEO BORTONE TRIO A WOLFI JAZZ le 22 JUIN 2016 et un disque à cofinancer!!!

Toujours Mercredi 22 juin, en première partie d’Archie Shepp, on pouvait entendre le pianiste compositeur de jazz Christophe IMBS. Sur scène il a coutume d'utiliser le piano acoustique mêlé à différents effets électroniques. Il travaille actuellement dans ce trio avec Anne Paceo batterie et Matteo Bortone contrebasse avec qui il va enregistrer un album de compositions spécialement écrites pour ce trio cet été que vous pouvez contribuer à financer sur ulule. Il est également formateur au CEDIM (Centre d'Enseignement et de Développement de l'Improvisation Musicale) et intervenant à l'école du TNS (Théâtre National de Strasbourg). Il est l'un des membres créateurs du COLLECTIF OH! et musicien actif de différents projets de ce collectif. qui dirigera le CEDIM à partir de septembre.

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Pour ce concert, le piano électrique est DANS le piano acoustique. Ils démarrent sur l’obsédante cymbale ride d’Anne Pacéo sur la contrebasse et quelques notes de piano décalées, comme la descente inexorable chutant vers un drame attendu qui n’est peut-être que le martèlement de la batterie ou le larsen des cordes pianistiques, poussé jusqu’à sa résolution à la manière du « Turkish Mambo » de Lennie Tristano (Turkish pour le producteur d’Atlantic records Ahmed Ertegun) dont Christophe Imbs est un des rares pianistes à s’inspirer à Strasbourg.

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«Shark » commence plus mélancolique, le piano lent et la rythmique montant sur la contrebasse et la batterie font penser par leur intensité dramatique grandissante à l'arrivée du requin fait penser à Esbjörn Svensson Trio (EST)), ralentit, se fracture en fractals jusqu’à l’électricité du clavier joué debout. Quand le piano se resserre sur du balkanique, ça fait un peu Bojan Z, ou à l’électrique son « Xénophone » saturé.

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La troisième composition fait penser à Keith Jarrett à Köln. Christophe utilise les changements de son de l’acoustique à l’électrique pour brouiller les pistes.

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Ils ont joué la suivante, « Tuesday » pour la première fois la veille en répétition (nous étions alors mardi) avec une batterie très prenante et un piano martelé. Imbs travaille sur le son du piano tandis qu’Anne Paceo rayonnante en son royaume de cymbales martèle ses toms en accélérant.

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La suivante est « La Guerre des Mandarines», plus rapide et pop avec une contrebasse très énergique dans l’interaction de ses échanges avec la batterie sur les et les espaces du piano. Plus intérieur et intimiste, Christophe Imbs semble rentrer dans le piano acoustique pour jouer avec les cordes intérieures du piano comme un autre des pianistes qui l’a influencé : Bobo Stenson, spécialiste de ces résonances des cordes intérieures, comme pour enterrer les morts de cette guerre, mais tout se relève sur la batterie.

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Ils terminent avec le titre éponyme de leur album « ForYourOwnGood » qu’ils enregistreront cet été, « Pour votre bien » qui me rappelle un peu « You Must Go On » de Polaroïd 3, trio de Christine clément dont Imbs est le pianiste dans son début, mais avec une batterie plus assourdie ensuite et une autre mélodie du piano de la transe Free Coltranienne aux vibrations électriques du clavier.

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Vous pouvez cofinancer leur album sur Ulule.

Jean Daniel BURKHARDT

Photos Patrick Lambin

mardi, juillet 5 2016

JULIEN ALOUR QUINTET A WOLFI JAZZ

Le Mercredi 22 juin à 18 h 30, Julien Alour (), trompettiste né à Quimper, qui s’est imposé comme sideman avec Samy Thiébaut entre autres ouvrait le 6ème festival Wolfi Jazz.

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Il avait sorti un premier album « W.I.L.L.I.W.A.W » en Quintet en 2014 et au printemps 2016 un second « Cosmic Dance» ().

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Il a évolué depuis le premier album mais souffle toujours les vents les plus" turbulents et imprévisibles" comme le « Williwaw » entre force, émotion et surprises dans ses nouvelles compositions, mais a troqué la lapine contre le « Bal des Panthères » d’inspiration Brésilienne sur lequel j’arrive.

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Suit « Big Bang » également extrait de « Cosmic Dance » inspiré par la création de l’univers qui me fait penser au dernier Quintet acoustique de Miles Davis dans « Nefertiti » par son mouvement immobile et modal. Son aîné François Théberge est toujours au saxophone, Jean Pierre Arnaud à la batterie, mais Simon Chivallon remplace Afrien Chicot au piano et Samuel F’Hima Sylvain Romano à la contrebasse par rapport aux albums.

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Julien Alour a toujours la justesse aussi bien dans le lyrisme des ballades quand dans l'énergie des tempos hard bop plus rapides d’un Clifford Brown avec l’ambition d’un Miles Davis qui serait à l’acoustique, et les fusées pyrotechniques à la Freddie Hubbard dans l’aigu et des pauses/reprises dansant sur le fil du précipice à la Booker Little dans le final sur la contrebasse.

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Ils jouent tout de même encore l’envoûtante Ballade de Williwaw «Song For Julia » qui m’a enchanté et fait planer pendant le trajet jusqu’à Wolfisheim.

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Il finit par le titre éponyme de son nouvel album « Cosmic Dance » au début calme, puis un peu fanfare sur des rythmes avec des décalages orientaux entre rythmique et trompette à la Ibrahim Maalouf et une citation du dernier Quintet de Miles ou de Wayne Shorter, mais un solo de batterie beaucoup plus moderne.

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En effet ce trompettiste semble préférer, comme Vincent Bessières a pu l’écrire à son propos pour « Williwaw » «l'émotion au au concept ».

On a pu retrouver Julien Alour en fin de festival avec « Panam Panic » dimanche 26 juin en fin de festival!

Jean Daniel BUKHARDT

lundi, juillet 4 2016

PELOUSES SONORES 2016 : KIDAN, G PHIL, SOKAN, ALBINOID ORCHESTRA, BLOCKSTOP

Décalées il y a 15 jours pour cause de risque de pluie (qui finalement ne tomba pas) le 12 juin, les Pelouses Sonores de Contretemps eurent lieu hier 3 juillet 2016 sous les nuages mais sans pluie!

J’arrive pendant le set de Kidan (j’ai raté Sista Fabienne et sa sélection Reggae), groupe de rock touareg tamashek de Mossag Ahataya, petit cousin de Tinariwen qui vit à Strasbourg et écrivait en 2012 : « C'est d'abord un retour aux origines. Quand je suis retourné au mali à l'âge de 16 ans, j'ai assisté à un concert de Tinariwen. C'est monté en moi, chaque note s'est incrustée et j'ai su que c'était ce que je voulais faire de ma vie. Par la suite ça a été une question d'opportunité, certaines se sont présentées d'elles-mêmes, j'en ai débusqué d'autres et je suis à l'affût de ce qui peut se présenter.

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Le rythme touareg c'est un nouveau vent, celui du désert, le Adou ni sahara. Il change complètement l'idée qu'on se fait de la musique. C'est différent. C'est mystérieux. La note est transportée, découpée, l'oreille nous guide intuitivement. Avec lui on se lie à la nature, à l'univers.

Parfois il me met les larmes aux yeux, parfois il me fait rire, il m'exalte aussi à ses heures, à ses cotés je voyage. »

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Je l’avais reçu dans mon émission Terres Tribales il y a plusieurs années, la formation a changé depuis : Mossag est toujours à la guitare folk dont les cordes basses sont un peu utilisées comme guembri par moments, électrique et au chant, secondé de la chanteuse et guitariste Zo Jroy, avec Issam Ahmed Azzi un nouveau bassiste très funky et Pierre Durand, bon batteur percussionniste Afro Beat capable de le suivre aussi sur des rythmes Gnawa.

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Il mettent le public en transe avec leur « Eleila Eleila » accéléré Mossa dédicace le morceau suivant à ses amis avec qui il a joué à l’Orangerie, dont Bachir à la « Place Paradise » (?) dont Bachir, et Aldo, vêtu d’un baudrier (sans montagne, peut-être un mur d’escalade ?) crie « Valse avec Bachir ! » (un film d’Ari Folman contre la guerre Israèlo-palestinienne), après avoir écrit Desert Blues sur la banderole de Strasbourg.eu. En effet, sans être une valse, le morceau est plus calme.

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« A Mustahila » est à nouveau plus énergique avec un bon solo de guitare électrique pop anglaise indianisante (période Rolling Stones où Brian Jones allait au Maroc).

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Suit « Lybia », une chanson sur la Lybie, dont je ne comprends hélas pas les paroles (j’aimerais bien avoir son point de vue, avec le mal qu’a fait la France à ce pays), suivi de Tamoudré sorti en 2013 qui veut dire danser (donc se rapprocher de la scène).

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Ils terminent par un reggae funk touareg électrisant à la Toumast et partent non sans avoir appris à chanter le refrain de «Watila » aux vocaux plus Hip hop en Africain et français sur une bonne batterie Afro-Drum’N’Beat. Ils enregistrent un nouvel album cet été à Ste Marie Aux Mines!

Eli Finberg, MC de Blockstock annonce G Phil et les percussions de Sokan et crie « Allez Ciel Bleu » (ça change d’ «Allez Les Bleus »!)

Après la super sélection de G Phil (bon Deep Funk et second titre Funk Afro), les percussions et danses africaines de Sokan mirent le public en transe Africaine

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Arrive l’Albinoid Afrobeat Orchestra composé de musiciens de Strasbourg : Cyprien des Fat Badgers au mini clavinet (maison?) mais qui envoie du son, Geoffrey Soup (batterie), Adam Lanfrey (d’Adam & The Madams) (chant et guitare), le soprano des Chapeaux Noirs, « Fat Bass » le bassiste de Jim et des cuivres!.

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Je préfère Adam dans ce contexte comme "le seul blanc qui décidé de hurler du Fèla Kuti" sur la guitare et la basse, la batterie afro beat permanentes. Comme chez Fèla, il ne chante qu’après de longues improvisations des autres (pas tous à chaque chanson, un par chanson), ça fait une vitesse de croisière de 4 chansons à l’heure et puis s'en vont mais reste plus fidèle à l’original de Fèla Kuti avec un super solo de saxo.

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Il y avait même une fille qui dansait pieds nus en jupe jaune à pois noirs avec un chien blanc magnifique comme un dragon des neiges à ses pieds. j'ai dessiné la fille et écrit un mot gentil à propos du chien, et il est venu me lécher la main! Aurait-il compris?

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Ils continuent avec « Open & Close » appelant à ouvrir et fermer son esprit, mais aussi ses bras et ses jambes dans une chorégraphie originale. Ils finissent par « Zombie » de Fèla (joué malgré la censure avec répression de l’armée à Kalakuta où sa mère trouva la mort, défenestrée, mais Fèla leur fit un procès!) ma compo préférée de Fèla avec « Lady », avec un Adam Lanfrey déchaîné ! Ils n’ont pas de disques à vendre, « Si ça vous plaît, achetez ceux de Fèla Kuti ! » dit Cyprien ! Ils ont appris leur partie au débotté et c’est l’AVANT DERNIERE fois qu’il jouent de l’Afro Beat , la DERNIERE sera au Kawati Groove Festival Jeudi 14 juillet avant de se concentrer sur un projet de compos électro!

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Cette autre jolie libellule prête pour l'envol m'a dit "Au revoir, on ne se reverra plus"! Elle a prétendu s'appeler Jean Louis! Jeanne Louie passe encore à La Nouvelle Orléans et irait bien avec son collier gris-gris!

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Il y avait encore Blockstop qui a sorti leur album « Wake Up On The Water » mais j’ai dû partir avant le final!

Et à défaut de Ciel Bleu, il n’a pas plu, et la France a gagné 5 2 contre l’Islande, comme ça tout le monde est content !

Jean Daniel BURKHARDT

Photos 8, 9, 10, 11, 13 d'Alban Hefti

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