radiojd

Animateur de radio bénévole depuis 7 ans sur Radio Judaïca STRASBOURG de deux émissions de jazz et musiques traditionnelles où je présente les concerts en région, après des études de lettres menées jusqu'à un DEA, je n'ai cependant jamais trouvé d'emploi correspondant à ma culture tant littéraire que musicale et à mes capacités rédactionnelles pourtant polyvalentes car souvent considéré comme sur diplômé et sous expérimenté. Par ce blog, je désirerais échanger avec d'autres dans le même cas nos expériences personnelles de sorte à nous enrichir mutuellement d'idées auxquelles nous n'aurions pas pensé nous-mêmes.

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jeudi, avril 28 2016

Tommy Gottfer,Lectures Publiques,Singing In The Brain/ ODONATA, Andreas Schaerer & Erika STUCKY

Tommy Gottfer au Molodoï !

Aujourd’hui à 18:00 Commence dans 11 heures environ · 3° Neige légère

Le Molodoï



19, rue du Ban de la Roche, 67000 Strasbourg

Molodoï m'invite pour faire sa fête qui a lieu du 27 avril au 1er mai et franchement ça ne se refuse pas !

Jeudi 28 avril

18h = Apéro-molo

19h = Vernissage de l'exposition "Molo'tof"

Avec les photographes : - Ludo Pics Troy - Celim Gnik - Yvan Chuul - Noisy Town - Emmanuel Amarger - The Blue - Sophie Ponçot - Ziggy ...

21h = One-Man-Show, Tommy Gottfer "114 kilos d'amour"

Mi-homme, mi-cervelas, Tommy Gottfer nous livre un spectacle charcutier que même les Vegans aiment. Misanthrope refoulé aux rapports humains très très spéciaux, ce membre permanent de l'Internationale Ouvrière Charcutière, promoteur du bon goût, vous fera rire ... ou pleurer !

Prix libre ;) + petite restauration végé / carné

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Lectures Publiques



Aujourd’hui à 19:00 - 20:30 Commence dans 12 heures environ · 3° Neige légère

Les Savons d'Hélène



6 rue Sainte Hélène, 67000 Strasbourg

Les voyages sont des invitations perpétuelles pour remarquer des choses nouvelles et inconnues. Je ne connais pas de meilleure école pour former la vie que de mettre sans cesse devant les yeux la diversité de tant d’autres vies, opinion et usages. Ce sera le prochain thème des Lectures Publiques le jeudi 28 avril à 19h aux Savons d’Hélène. Et pour nous accompagner dans ces voyages, j’ai invité Christelle STURTZ, représentante de l’association ELA, ancienne championne de karaté, auteure de son premier livre « La Samouraï » qui retrace son parcours de vie. Elle viendra exceptionnellement nous lire des extraits de son livre et le dédicacer.

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Singing in the Brain

28 avril – 29 avril du 28 avril à 20:30 au 29 avril à 22:30

Point d'Eau



17, allée René Cassin, 67540 Ostwald

Vous vous réveillez un matin, vous n’avez pas allumé la radio et pourtant il y a une petite chanson qui vous trotte dans la tête. Impossible de la faire disparaître. Elle est peut-être entraînante, ridicule, émouvante, agaçante ou agréable. Que se passe t'il dans notre cerveau quand on entend cette suite de sons organisés qu'on appelle musique ? Peut-on avoir des hallucinations musicales ? Pourquoi toute cette musique dans nos têtes ? Un professeur un peu dingue accompagné de deux musiciens va entraîner le public dans une conférence folle et lui faire traverser des expériences passionnantes comme donner des couleurs aux notes de musique, créer une chorale spontanée ou écouter les pensées d’un spectateur sur scène.

Un spectacle fou, drôle et pédagogique pour prendre conscience que tout est musique depuis le battement d’un cœur d’enfant au dernier souffle d’un vieillard de cent ans.

Un conférence humoristique et musicale

écrite et interprétée par Sébastien Bizzotto

avec Manu Rack et Sylvain Troesch

Mise en scène Pascal Holtzer et Céline D'Aboukir

Son: Matthieu Zisswiller

Lumières : Cyrille Siffer

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VENDREDI 29 aVRIL

SOIRÉES OH! #4 - Encore + Latin Combo

Demain à 19:00 Demain · Entre 4 et 16° Plutôt ensoleillé

La Popartiserie



3, Rue de l'Ail, 67000 Strasbourg

19h : “CEDIM LAB“ - LATIN COMBO

avec Chaffya Bengayou, Rébecca Bowen, Mariette Feltin, Sylvie Troxler, chant / Maeva Szpirglas, flûte / François Proust, trompette / Pascal Beck, trombone / Sébastien Bowen, piano / Gauthier Déplaude, guitare / Jean-François Georget, contrebasse / Clément Chanaud-Ferrenq, batterie / Sonia Parayre, percussions

De la musique brésilienne et afro-cubaine, festive et dansante par 4 chanteuses, des percus et quelques cuivres !

20,ENCORE (post-rock ?)

Maria Laurent, claviers

Clément Chanaud-Ferrenq, batterie

Dans une ambiance de polar par moins 15°C, Encore brise la glace à coup de claviers brûlants et de mélodies impalpables, sur fond de pulsations 3D. Micro détails en rafale, basse sourde qui laisse éclater des bulles acidulées et rythmique obsédante qui se déploie à l'horizon.

Une soirée présentée par le Collectif OH! en partenariat avec la Popartiserie

Prix libre entre 3€ et 8€

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DEMANDE A LA NUIT book release/ Performance+Live

Demain à 20:00 - 23:00 Demain · Entre 4 et 15° Plutôt ensoleillé

Mudd Club



7 rue de l'arc-en-ciel, 67000 Strasbourg

VENDREDI 29 AVRIL I 20H - 23H I FREE

Demande à la nuit est le premier roman d'Anne Laure Jaeglé. Strasbourgeoise, d’adoption berlinoise depuis 2008, son journal musical vous plonge au cœur de la nuit électronique et chimique de Berlin.

Nous vous invitons à découvrir ce texte et fêter sa sortie en présence de l'auteure et en musique avec Axel Rigaud - LIVE + performance d’Anne Laure Jaeglé

Pacôme Orzi - DJ set (Manufaktur)

Pour plus d'infos sur le livre :

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EASY LISTENING versus BABYFOOT

Demain à 20:30 Demain · Entre 4 et 15° Plutôt ensoleillé

Kitsch'n Bar



8, Quai Charles Altorffer, 67000 Strasbourg


*** EASY LISTENING versus BABYFOOT ***

Kitsch'n Bar - Quai Charles Altorffer 26 Avril 2016 - 20h30 Entrée libre

Qui gagnera le tournoi ? Les enragéEs du ballon rond, les passionnéEs de musique ou la Triple Karmeliet ?

Tout simplement tout le monde en venant à la soirée !

Dj Moonlight Sonata (Invocat, Frission Radio) Post Bop, Jazzfunk, Hiphop, Faces B, Punk, Cold Wave, Electronica et déviances sonores ...

Inscris ton équipe de babyfoot sur place !

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Amati Schmitt Trio & Dorado Schmitt

Demain à 21:00 Demain · Entre 4 et 16° Plutôt ensoleillé

Club Jazz du Rhin



20 rue du Port du Rhin, 67000 Strasbourg

Amati Schmitt Trio & Dorado Schmitt

Tarif Concert 10€

Réservation 07 83 97 83 49

Amati Schmitt guitare solo

Dorado Schmitt Guitare solo et violon

Francko Mehrstein guitare rythmique

Xavier Nicq Contrebasse

La musique a toujours fait partie de la vie de la famille Schmitt de St Avold en France où Dorado et Amati Schmitt ont grandis. Il n'est donc pas étonnant que tous deux soient devenus des pilliers de ce qui est surnommé le "gipsy-jazz" moderne. Dorado est très fier de son fils Amati qui a suivi son chemin, se mettant à la guitare et au violon dès sa petite enfance, dans la lignée de la longue tradition remontant à Django Reinhardt et au Quintette du Hot Club de France. Amati interprète avec assurance et facilité les thèmes de Django et les compositions de son père, mais c'est également un fin et délica compositeur. Il se produisant un peu partout: Birdland de New York, Jazz à Vienne, Kennedy Center de Washington, et enfin le Jazz Cup de Copenhague qu'il affectionne particulièrement et qu'il a choisi pour un enregistrement live pour son derniere album, exécuté sans playback, ni overdubs, en captation directe pour une musique qui nous tient en haleine de bout en bout.

Dorado Schmitt: La renommée de Dorado a depuis longtemps largement dépassé les frontières de l’Héxagone. Il est considéré par les spécialistes comme le plus pur héritier de Django Reinhardt.Mais son talent ne s’arrète pas là. Dorado interprète également ses propres compositions, des mélodies harmonieuses, assorties d’improvisations intelligentes, le tout servi par une technicité exceptionnelle, tant à la guitare qu’au violon. Plusieurs de ses compositions sont devenues des standards, et sont reprises dans le monde entier. Il a également ajouté une nouvelle dimension à son talent en devenant auteur, à travers son album « Dorado Sings ».

Compositeur et interprète de Jazz, Dorado Schmitt est né à Saint-Avold, en Lorraine, le 29 mai 1957. Dès son plus jeune âge, grâce à un contexte familial voué à la musique, il est imprégné par le jazz manouche. Son père le forme à la guitare dès l’âge de 7 ans, et lui fait découvrir la musique du Maître, le grand Django Reinhardt. Sous cette influence, il travaille son style dans les moindres détails en jouant tout le répertoire du maître, même les soli les plus techniques, pour restituer à la perfection l’héritage de ce dernier. Son père l’initie également au violon qu’il travaille avec autant de passion. Une fois que Dorado, encore adolescent, a acquis la technicité qui lui permet de maîtriser parfaitement son art, il s’intéresse et se plonge dans toute sorte de courants musicaux.

En 1978, il forme le Dorado Trio, composé de Gino Reinhardt à la contrebasse et Hono Winterstein à la guitare ryhtmique. Mais Dorado ne veut pas se contenter d’être un imitateur de plus de Django, et il commence alors à créer ses propres compositions. Il se révèle aussi à l’aise dans la valse manouche que dans la Bossa Nova et le style Gitan espagnol. Il enregistre entre 1981 et 1985 deux disques, « Hommage à la Romenes » et « Notre Histoire », dont le titre « Bossa Dorado » restera plusieurs semaines en tête des ventes jazz en Allemagne. Il participe aux côtés de musiciens de renom tels que Philippe Catherine, Oscar Peterson, à de nombreux festivals en Allemagne, Autriche, Suisse, Belgique, Grèce. Il est alors en marche vers une reconnaissance musicale dépassant largement les frontières françaises.

Malheureusement, le sort en décide autrement et le 23 Février 1988, il est victime d’un terrible accident de la route qui stoppe net son ascencion et le laissera pendant 23 jours dans le coma. Avec trente cinq fractures et plusieurs opérations, sa carrière aurait pu s’arrêter là. Mais à force de volonté et de courage, après deux ans d’effort, il réussira à revenir musicalement et reformera son trio en 1990. Guitariste, compositeur surdoué, il ne tarde pas à revenir sur le devant de la scène. En 1993, il donne une série de concerts en France, notamment à l’Opéra Garnier devant 3000 personnes, à la Villette et au festival de Samois. Il participe au film Latcho Drom de Tony Gatilf, dont il a composé la musique pour la partie « France » et y joue son propre rôle. En 1993, le trio enregistre l’album « Gypsy Reunion » suivi de « Parisiennes » en 1994.

En 2000, Dorado remporte le trophée international Euro Django. En 2002, il participe à plusieurs concerts aux côtés de Biréli Lagrène dans des festivals tels que Jazz in Marciac, Jazz à Montreux, Patrimonio et le festival Jazz à Vienne qui sortira en DVD. Dorado est également très prisé aux USA où sa carrière a débuté en 2001 lors d’un festival dédié à Django Reinhardt, avec 4 soirées au mythique club Birdland de New York. Il a joué en compagnie de musiciens comme Angelo Debarre, les frères Ferré, Florin Nicolescu. Même George Benson, enthousiasmé par sa prestation montera sur scène.

En 2002, il retourne aux USA pour 6 concerts, en jouant notamment avec le grand Paquito D’Rivera et le saxophoniste James Carter. En 2003, Dorado a effectué une tournée à travers plusieurs villes américaines suivie d’une semaine au Birdland. Il retourne aux USA en 2004, pour une série de concerts, dont un au prestigieux Lincoln Jazz Center à New York. Sa carrière américaine se poursuit en 2005 avec une tournée de plus d’un mois et demi et un concert au Wall Disney Theater de Los Angeles.

En 2009, Dorado rentre à nouveau en studio pour un nouveau projet en « famille », avec Hono Winterstein (guitare rythmique), Gautier Laurent (contrebasse), Marcel Loeffler (accordéon) et sur lequel on retrouvera également son fils Samson Schmitt et trois jeunes guitaristes de la famille âgés de 13 ans, 15 ans et 18 ans.

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Drum'n'bass Therapy

Demain à 23:00 - 3:30 du 29 avril à 23:00 au 30 avril à 3:30

Elastic Bar Strasbourg



27, Rue des Orphelins, 67000 Strasbourg

Venez vous faire soigner !

L'équipe des BassDiet toujours intacte se méthamorphose le temps d'une soirée en employés d'hopital psychiatrique chelou.

Notre méthode: la Thérapie Percussive Vibratoire.

Aucune réhab ou cure ne pourra vous faire autant de bien que de venir remuer comme vous pourrez sur le son qu'on va vous pondre. Et nous aurons en prime une sono spécial pour l'occasion.

-LINE UP 23h00 - Modjowicz STR 00h30 - Da Greenlightz BE 2h00 - BrainDedd STR


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HOUSE NATION

Demain à 23:30 - 6:00 du 29 avril à 23:30 au 30 avril à 6:00

Le Rafiot



Quai des pêcheurs, 67000 Strasbourg

La #HouseNation est de retour! Le rendez vous mensuel des amoureux de la House, qui invite pour la première fois Miss TricKy au Rafiot Club

Miss TricKy

John Fritz

NOSEGNI

Eargasm

___ INFOS

-> 23h30 - 06h00 -> PAF : 3€ -> Le Rafiot Club

power by Souldancer

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SAMEDI 30 AVRIL

Concert // Odonata // 30 avril // 19h30 // prix libre

samedi à 19:30 Dans 2 jours · Entre 6 et 15° Averses

La Popartiserie



3, Rue de l'Ail, 67000 Strasbourg

Odonata explore avec un éclairage original la chanson française et fait feu de tout bois en jouant avec un kaléidoscope d’influences musicales. L’univers d’Odonata se construit autour de la basse (Christophe Piquet), des percussions (Jérémy Steibel) et du chant, en français.

Des textes impressionnistes à l’imparable musicalité ciselés et portés par Céline Righi (auteur pour le duo Scotch&Sofa, entre autres).

Ils sont enfin de retour, attention aux oreilles ;)

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Andreas Schaerer & Lucas Niggli + Erika Stucky “Bubbles and Bangs“ (beatbox, impro, chanson / Suisse)

samedi à 20:30 Dans 2 jours · Entre 6 et 15° Averses

Fossé Des Treize



6 rue Finkmatt, 67000 Strasbourg

Billets disponibles

Deux vocalistes descendus des montagnes du Valais, venus distillés beatbox artisanal et yodel 2.0. Andreas Schaerer d’abord. Chanteur de l’année de l’autre côté du Rhin, impressionnant meneur de la troupe des Hildgard Lernt Fliegen, sensation du festival en 2012. Avec Lucas Niggli, batteur à l’imagination folle, ils se répondent du tac au tac, jouent une drum’n’bass en roue libre. Les chansons d’Erika Stucky défient quant à elles toutes les règles. Hip hop buriné à la Tom Waits, chansons traditionnelles revisités à la sauce folk, yodel tire-larmes qui s’accompagne à l’accordéon miniature. Une chanteuse XXL

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Corps meurtris, beaux et subversifs - 2e partie Concert Performance

samedi à 21:00 Dans 2 jours

Salle des colonnes 10 rue du Hohwald, 67000 Strasbourg [ Billets disponibles | www.inact.fr]

L’association INACT s’associe au laboratoire Dyname et à la faculté de Strasbourg pour le Colloque corps meurtris, beaux et subversifs, réflexions transdisciplinaires sur les modifications corporelles. L’association invite plusieurs artistes d’horizons divers et organise une après midi de performance dans l’enceinte du Collège Doctorale Européen. C’est l’occasion pour l’association de mêler pratique et théorie et présenter des artistes performers qui engageront ce questionnement par leurs présence et leurs gestes.

Prix :

5€ tarifs pleins

3 € tarifs réduit

Gratuit pour les étudiants

Kings Queer – Besançon

King’s Queer combo performatik post-punk, aux accents electro-röckandroll… D’appellation d’origine non controlée, ils se jouent des genres, des clivages, éternels électrons libres, et libre penseurs. En tournée nationale et internationale depuis plus de 7 ans, King’s Queer représente la passerelle entre la scène alternative des années 80 et les sonorités Electro-Clash d’aujourd’hui : un groupe hyperactif n’hésitant pas à sauter les barrières, de la salle de concert au musée d’art contemporain en passant par les salles autogérées, les galeries, etc… Leur bonnes fées sont nombreuses : du collectif Bazooka à Pierre Terrasson, de Pierre Mikaïloff à Alain Maneval en passant par Alice Botté. Qu’ un seul leimotiv Amours et Révoltes.

TAT2 NOISE ACT – Bruxelles

Les dernières évolutions de Tat2noisact suivent cette double articulation musique/performance : après un set de compositions de plus en plus structurées, les musiciens lâchent les instruments progressivement et, branchant chacun leur machine sur des pédales d’effet, se tatouent : c’est le tatouage qui crée le son. Tat2noisact, autour de cette mixture musique & tatouage, s’est ouvert à de nombreuses expérimentations, s’adaptant à des artistes et à des lieux singuliers.

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RESONANCE #3 w/ TSVI & WALLWORK (NERVOUS HORIZON - UK)

samedi à 22:00 Dans 2 jours · Entre 6 et 15° Averses

Mudd Club



7 rue de l'arc-en-ciel, 67000 Strasbourg

SAMEDI 30 AVRIL | 22h | 5€

Pour ce troisième rdv RESONANCE, nous accueillons comme guest les londoniens Tsvi et Wallwork du label Nervous Horizon ainsi que le strasbourgeois Moke.

TSVI n'a cessé d'accroitre sa notoriété depuis la sortie de son premier EP Dysfonctionnement (B.YRSLF DIVISION), se positionnant rapidement comme producteur clé de la nouvelle scène club londonienne. Playlisté par Scratcha DVA, Mickey Pearce ou Plastician pour ne citer que quelques-uns. Il monte en compagnie de son collègue Wallwork leur propre label : Nervous Horizon, s'invitant à une Boiler Room encore mémorable.

Le label Nervous Horizon représente aujourd'hui une vision futuriste de la musique club et se retrouve sur les ondes radio de Rinse FM ou Radar Radio où ils animent propre émission.

Cerise sur la gateau, nous recevons également le jeune Moke. Ce prodige de la scène bass viendra présenter son dernier EP disponnible sur le label Oneshot Selection. Enfin le warm up sera assuré par LOWLO porte parole des soirées RESONANCE.

Tsvi Nervous Horizon ∞ Londres

FACEBOOK: Tsvi

Wallwork Nervous Horizon ∞ Londres

Moke Oneshot Selection / Les ills ∞ St...

LOWLO Zoo Bass / UNITY SOUND ∞ Strasbou...

FACEBOOK : LOWLO

  1. BASS #CLUB #HOUSE

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Sneakers Party Nuit Libre

samedi à 23:00 Dans 2 jours · Entre 6 et 15° Averses

Big Apple



1 Rue du Bain Finkwiller, 67000 Strasbourg

GAGNE TA PAIRE DE SHOES! Big Apple et Wanamanashoes vous offre la possibilité de gagner une paire de chaussure! La veille d'un jour férié, venez profiter de cette occasion et vous ambiancer avec les sons du DJ Cut Edge!

=> Entrée gratuite toute la nuit et pour les filles, c’est shooters gratuits et à volonté de 21h30 à 00h

Un GRAND merci à notre partenaire WANAMANASHOES! 13, rue du Dôme, 67000 Strasbourg 03 88 75 00 36 wanamanashoes.store@gmail.com

Bouteilles: ● CHAMPAGNE 60€ ● CREMANT 25€ ● GREYGOOSE 90€ ● GET27 60€ ● ERISTOFF 60€ ● JACKDANIELS 80€ ● DIPLOMATICO 90€ ● BACARDI 60€

♫ DJ CUT EDGE: https://www.facebook.com/Dj-Cut-Edge-1515979798718744/?fref=ts

▲ Possibilité de réserver le caveau ▲

☎ Informations : 03 88 22 45 96

Viens liker notre page facebook:

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Face b l'émission "Groove Psyché Pop Ciné Mix" samedi 23h sur 102.9 fm

samedi à 23:00 - 0:00 du 30 avril à 23:00 au 1 mai à 0:00

Radio Judaica



1 A rue René Hirschler, 67000 Strasbourg

Muskatnuss productions présente Face B bbbbbb Retrouvez Herr Muller, Mister Spock et Inspektor Derrick vos animateurs "psyché pop groove ciné mix" aux commandes du vaisseau à remonter le temps... Retour vers le futur.... Face B l'émission Wizzzzz qui vous retourne les Seventies...Tournicoti !!!!!

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Shake Your Groove Thing! vol.25 SIXTIES PARTY feat. Lord Funk (Boogie Butt/Paris) & Winston Smith Locked Grooves/Sxb

samedi à 23:00 - 5:00 du 30 avril à 23:00 au 1 mai à 5:00

Fat Black Pussycat 3, rue Klein, 67000 Strasbourg

Une fois n'est pas coutume, le thème de cette Shake vingt-cinquième du nom sera "les sixties", qu'elles soient U.S, Latin, Brittish ou françaises. Et pour l'occasion c'est Lord Funk qui signe son retour sur les platines du Fat, accompagné de ses innombrables et incomparables "digs" d'époque!! Ça va twister, jerker, rock'n roller, mais sauter et transpirer sur des sons soul, popcorn, rhythm'n blues ou ska. En gros on vous promet un tour d'horizon endiablé des sons qui ont fait de cette époque un moment incontournable en terme de groove et de créativité! Comme d'habitude le paf est de 3Euros à partir de minuit! Et comme d'hab... echauffez-vous bien. :) d'ici là des bises

LORD FUNK : ...Aujourd'hui basé à Paris, Lord Funk fut un temps le fournisseur et vendeur de disques & de boucles officielles des plus gros producteurs electro et hiphop américains & mondiaux - Fat Boy Slim, Kenny Dope, Warren G, Dj Spinna , The Beatnuts, DJ Muggs, Clark Kent, Towa Tei, Dj Vadim,Lord Finesse & BuckWild , Bob Sinclar, Pete Rock, Kruder & Dorfmeister,The Beatnuts,Q Tip Eagon (Stones Throw) , Quest Love, Dj Premier, Just Blaze ,Pete Rock ou Alchemist. Tous sont venus chez A1 Records shop New York, l'ancien fief du Seigneur du Funk (album photo: A1 Record Shop). Les années aidant, il porta aussi les casquettes de DJ (New York,Shanghai, Lausanne, Bale, Paris, Miami, Helsinki,Tsibili,Tunis....), producteur d'émission radio Soul & Jazz,Disco & Funk(L'archipel du Funk sur Transat Fm), rééditeur de Rare Groove, producteur de compilations de B-Sides et Rarities Funk,Distributeur du Label Desco Records (Sharon Jones & les Dap Kings , Lee Fields, Neil Sugarman....), pilier musical de Kourtrajme ou Fondateur du magasin de disques U.S.A Music (Paris). L'actualité de notre seigneur tourne autour de l'illustation sonore Pub/Tv/Ciné et la Réal/Compo/Prod musicale (Tropical Combo, D.Mano, 113, Les Papas Flingueurs, Widow Prizum, Lord Funk)et de son label Boogie Butt Records Lord Funk viendra jouer ses perles des années 60 comme à l'époque de ces compilations psychedelic et Exotic du non « Orchestral Party Act 1 & 2 …

Style :

SOUL, BOOGALOO, 60'S ,RYTHM & BLUES,BREAKBEATS, JERK & PSYCHEDELIQUE, SOUNDTRACK,AFROFUNK, OLDSCHOOL HIP HOP, BRESIL, LATIN JAZZ, ELECTROFUNK,DISCO ,FUNK.... Contacts: LORD FUNK sur FACEBOOK :

Soundcloud

DIMANCHE 1er MAI

Dirty Deep - Release Party - What’s Flowin’ In My Veins

Dans le cadre des OFF du NL Contest 2016 by Caisse d'Epargne - 11ème édition

Retrouvez la release party du nouvel album » What’s Flowin’ In My Veins » de Dirty Deep le 1er mai au SkatePark de la Rotonde de Strasbourg de 16h à 20h. Au programme : un apéro-concert gratuit mêlant glisse urbaine et blues garage, les deux grandes passions du groupe, dans le cadre des Off du NL Contest 2016. Ce sera l’occasion de découvrir en live les nouveautés du disque.

Dirty Deep laboure un blues marécageux, gras, variant entre la folk et le rock. One man band depuis début 2010, il parcourt les routes pour tenter de répandre sa religion. Une musique, certes, mais pas que, un mode de vie aussi. Section rythmique faite maison, harmonica, guitare, chant sont son moyen de rédemption. Influencé par les maîtres du style comme Sonny boy Williamson II, John Lee Hooker, Son House, et par des artistes plus récents comme Scott H Biram, Left Lane Cruiser, Mark Porkshop Holder, et bien d’autres. Après la sortie de son premier EP « Wrong Way / I’m going home » il part en tournée en 2011, road trip qui sera un peu sa transaction avec le diable. En effet il rencontre quelques-uns de ses idoles au « Blues, Rock, Folk festival » de Binic, ce qui lui permet de s’imprégner du savoir, de ses références dans le milieu. A la suite de son premier album entièrement one man band « Back to the Roots » en 2012; Dirty Deep se mue en duo avec l’excellent Geoffroy Sourp, pour une explosion scénique sans pareil. « Shotgun Wedding », son nouvel album, paraitra en mars 2014 sur le label Hell Prod.

What’s Flowin’ In My Veins est une relecture du blues, actuelle, non passéiste, qui modernise l’idiome des Muddy Waters ou Son house, en faisant évoluer les 3 accords dans le 21ème siècle. Impossible de résister : l’énergie magnétique de la batterie et la puissance de la basse porte la frénésie de la guitare et l’incroyable rugosité de la voix à leur apogée, nous embarquant dans une jouissive expérience blues rock. Cinglant comme un coup de fouet, crasseux comme le cambouis, brûlant comme le désert, avec cet album, Dirty Deep fait couiner en France ce blues de junk-joint des temps modernes, à la fois fidèle à la tradition et très grungy, fait pour la danse et l’électrochoc. L’insolence iconoclaste de ces trois jeunes Alsaciens, qui clament en entrée de concert » On est de Strasbourg et on vient foutre la merde « , alliée au souci de faire perdurer l’idiome au delà des frontières et par dessus la décharge électrique. Fermez Fessenheim, ce groupe a de l’énergie à revendre!

PAF : Gratuit

#NLCONTEST2016

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LUNDI 2 MAI 2016

Aujourd’hui lundi 2 mai 2016 à partir de 17h

Courses de Strasbourg | inscriptions offertes

Strasbourg

Entrée libre

INSCRIPTIONS OFFERTES à TOUS ceux qui participent aux Courses de Strasbourg sous les couleurs d’Electricité de Strasbourg pour soutenir Vue (d’) ensemble et Yvoir. CLOTURE DES INSCRIPTIONS LUNDI 2 MAI.

Téléchargez les formulaires d’inscriptions cliquez ici

ÉS, partenaire historique des Courses de Strasbourg, vous invite à courir sous ses couleurs au bénéfice des associations Vue (d’)Ensemble et Yvoir

Le principe: 1km parcouru = 1 € reversé à l’association par És dans le but de soutenir nos actions. Dimanche 15 mai 2016, dépassons le handicap visuel lors de la 37ème édition des Courses de Strasbourg-Europe 2016

L’inscription est gratuite pour vous, votre famille et vos connaissances.

Fin de la personnalisation des dossards (prénom) LE VENDREDI 22 AVRIL 2016

Clôture des inscriptions le LUNDI 2 MAI 2016

Cette année, l’opération « 1km parcouru = 1€ reversé à une association œuvrant pour le handicap visuel » fêtera son 10ème anniversaire. La somme reversée par ÉS servira à soutenir les activités de l’association Vue (d’) ensemble et Yvoir, notamment la randonnée accessible aux en autonomie avec un GPS disponible sur smartphone équipé d’une boussole et d’un gyroscope, permet d’améliorer considérablement l’autonomie des déficients visuels.

Clément Gass, non-voyant, qui utilise déjà cette application se lancera d’ailleurs le défi, cette année, de courir le 10 km en milieu urbain en totale autonomie.

Alors, à vos baskets… pour que d’autres déficients visuels puissent bénéficier à leur tour de cette application et de cette formation !

Programme et inscriptions

Les Courses de Strasbourg dimanche 15 mai. Marche nordique 8 km à 9h40 et Marche de l’Europe 4 km à 10h25.

Ci-joint le bulletin d’inscription à nous retourner ainsi qu’un modèle de certificat médical à l’adresse elena.hosti@es.fr Pas de certificat médical pour les participants à la Marche de l’Europe.

Pour plus d'infos, voir le site :

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La Jam du Local

Aujourd’hui à 20:00 Commence dans 14 heures environ · 6° Ensoleillé

Le Local

3 rue de l'abreuvoir, 67000 Strasbourg

A vous de jouer !

Retrouvez désormais votre Jam Session au Local, le premier lundi du mois.

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Aujourd’hui lundi 2 mai 2016 à partir de 20h

GUITARE SUR CANAPE : Invité HJ AYALA

Le Wine Note

Entrée libre

Guitare sur canapé.. nouvelle session LUNDI 2 Mai 2016.

Une guitare, un canapé, une ambiance cosy, un guitariste de talent...c’est la recette de ce rendez vous. De 20h à 22h Hector Ayala revisite à sa façon quelques titres bien connus pour nous les faire redécouvrir. Entre jazz et samba, entre blues et chanson française, on se promène sur les nappes de notes tissées par Hector accompagnées de quelques crus de choix et de charcuteries fines. A découvrir pour une parenthèse hors du temps et un début de semaine en douceur.

Entrée Libre

Le Wine Note

45 Rue Finkwiller

67000 Strasbourg

tel 09 53 72 68 40

Pour plus d'infos, voir le site :

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MARDI 3 MAI 2016

Guy Chouraqui autour de la nouvelle Axolotl de Julio Cotázar

Aujourd’hui à 20:30 Commence dans 14 heures environ



Café Libro 7, rue de la Course - Strasbourg

Axolotl de Julio Cortázar

Nous avons le plaisir d’accueillir Guy Chouraqui Autrefois professeur de physique, il a enseigné l'épistémologie et l'histoire des sciences et de la médecine à l’Université de Strasbourg. A présent il accepte d'animer des rencontres littéraires. Présenté comme un « passeur d'oeuvres, aux yeux malicieux », comme un homme hautement savant, que toute discipline passionne, Guy vient à la Tertulia pour partager avec nous son savoir et sa passion. Cette fois autour de la nouvelle Axoltl de Julio Cortázar. Il aime beaucoup ce conte, avec des aperçus sur la science-fiction, le fantastique, la biologie et la nature humaine …

Entrée libre – consommation minimale 1 euro

Café Libro - 7, rue de la Course – Strasbourg

Gui_Chouraqui.jpg JDB

mardi, avril 5 2016

EVA LINDER LE SOUFFLE DU ROUGE DU 4 AU 28 AVRIL A LA LIBRAIRIE KLEBER

Eva ( Linder expose depuis hier et jusqu’au 28 avril 2016 « Souffle Rouge », une série de nouvelles toiles à la Salle Blanche de la Librairie Kleber!

Hier elle présentait le vernissage, rappelant le mot de Matisse « On devrait couper la langue des peintres. » Pour éviter toute interprétation préconçue, tout message autre que formel je suppose ! Elle a cependant dit l’importance pour elle de la « Rencontre» et remercie entre autres « sa fée Morgane ». et on peut voir ici Eva Linder et Helga Finter LOUY, "la plus belle bibliothèque de sorcières que je connaisse à Strasbourg ,à savoir d artistes peintres ,écrivains,philosophes ,sombrement méconnues mais là précieusement vivantes ,trésors d Helga ! »

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L’exposition débute par « Mercure » dont la forme ovale me rappelle le sourire solaire d’un tableau de Dubuffet, mais avec des pieds de tabouret ou guéridon sur fond d’ivoire à tache rouge. A propos de sa peinture, Eva Linder écrit : «LA TOILE EST OUVERTE POUR CAUSE DE BLANCHEUR, déjà j'entends la musique des formes et couleurs à venir. »

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L’éponyme « Souffle Rouge » qui donne son nom à l’exposition a un pied immergé dans ce flot rouge, pilotis rongé par l’usure, l’érosion ou la mâchoire circulaire d’un animal.

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L’horizon est blanc comme un ciel africain et laisse affleurer, émerger une pierre polie ou une tortue.

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Eva Linder écrit sur la musicalité de son travail : « La notion de paysage sonore ou partitions colorées est indissociable de mon travail.»

C’est pourtant une « Nature Silencieuse » que propose la toile suivante au vert symbolisant pour elle son enfance : « Je vois une toile nouvelle chaque jour, je veux qu'elle soit l'oubli de toutes les autres jusqu ici et qu'elle soit pourtant comme son point culminant, en quelque sorte le sommet d'une montagne, de ses piémonts rouges et même jusqu'à cette vallée vert-obscur où l'enfant que j'étais allait a l'aventure de ses premiers pas ». Ce vert me paraît ici coussin moelleux, comme de la mousse sur fond rouge où reposer la tête pour rêver à cette enfance, se souvenir de ce vert obscur sur fond de rouges piémonts.

« Naturellement naissent des séries :"repères mobiles de l'imaginaire" ,"géographie d'échos" ...Autant de territoires de la mémoire orchestrés entre APPARITION - ABSENCE - BRUIT - SILENCE. »

Eva Linder a continué ses « Repères mobiles de l’imaginaire », en propose ici 4 petits.



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Celui du bas, est un carré rouge sur fond rouge, comme le « Carré Blanc sur Fond Blanc » de Mondrian, propose le Rouge absolu et pour lui-même, juste le rouge sur la matière organique de la toile dont on devine encore la trame tissée de près en s’approchant. Mais le rouge a une chaleur et une sensualité, un impact visuel et presque sonore, provoque une brûlure émotionnelle que le blanc monastique n’offre pas.

Si « Tout se joue dans les transparences et opacités de la matière.Tout se joue dans la patience des glacis. » On en a ici deux exemples entre ce Rouge et le Blanc qui suit.

Cet autre « Repère mobile de l’imagine » ci-dessous en haut propose un blanc ivoire (qui pour Eva Linder est «le souffle, l’espace ») mais cette fois pas uniforme, on y distingue une ligne de flottaison, la trace d’un horizon, une ligne de partage entre blanc et blanc cassé, jaune, beige, ivoire, le blanc n’est pas simple et n’est pas absence de couleur mais nuances. Une sorte d’œuf allongé, carré, dont on ne verrait que l’intérieur, par couches, strates.

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«Les tensions orageuses et éclats lumineux organisent des passages où toutes mes toiles dialoguent entre elles. »

Pour illustrer ce conflit, le blanc et le rouge, quand ils se rencontrent dans la toile d’Eva Linder ci dessus, se télescopent comme des contraires inconciliables : le blanc se solidifie en marbre sculptural, le rouge se place en fond vital au satin plus soyeux et devant cette confrontation, l’ombre d’une silhouette abstraite noire se profile comme pour proposer un autre contraste encore.

« Chacun de mes tableaux est à la fois sujet et objet, chaque peinture voudrait rendre visible le souffle profond de l'espace et du temps. » écrit Eva Linder.

Le tableau suivant a une rondeur de paillote, la douceur d’un panier tressé de blancs et verts, la nasse dans l’eau d’un chercheur de diamants ou d’un pêcheur qui aurait trouvé un rubis rouge orangé rutilant.

A côté, sur la bordure des taches rouges semblent des visages enfantins soufflent ce souffle rouge.

« Strasbourg » ci-dessous est une rive de fleuve rouge, la ville étant entourée d’eau. Quelque chose affleure, émerge comme une roche, la nage d’un ragondin et au dessus on devine la rive praticable et même des escaliers L’artiste ne donne aucune précision géographique, mais je pense aux rives face aux Pontonniers où l’Ill est accessible aux passants et promeneurs.

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Eva Linder « construit "d'immédiates périphéries" où le spectateur dans sa vision peut à son tour en construire le contenu symbolique qu'il souhaite.» Dans une nouvelle « Géographie d’Echo » je suis donc libre de voir un loup, renard ou lynx abstrait à l’oreille ronde sur le noir et blanc, son pelage tacheté à la Sisley ou Seurat par petites touches chromatiques minutieuses lui faisant la peau d’un léopard et au bas peut-être son sexe s’il avait forme humaine et au centre un mobile rouge où pendrait un rubis.

On retrouve aussi une autre série d’Eva Linder, les « Humanités », collage offrant une plongée dans l’ombre verte sur fond bordeaux vers le rouge et le tacheté, en équilibre sur une pierre bordeaux.

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Autre « Humanités » dont je me souviens au Centre Culturel Alsacien, portique composé d’église universelle minutieusement si l’on y regarde de près de peuples ou de runes hiéroglyphes tracées par des scribes magiques. Et devant sur le parvis la foule de minuscules en multitude s’embrasant de ferveurs orangées, révolutionnaires ?

Dans un « Sans Titre » je crois reconnaître la « Banane » dessinée par Warhol pour le premier album du Velvet Underground. Il avait la banane Andy, il souriait avant le Split. Puis comme dans une de ses répétitions parodiant la publicité la banane plonge dans le rouge altéré de blanc par la forme!

Eva Linder écrit «Mes compositions sont rigoureusement et vite tracées, sans repentir » Ainsi dans un autre « Sans Titre », l’acte a tracé une crènelure à forme de banane, griffé la toile d’un geste hyperbolique au dessus d’une porte rose où est assis un abstrait chenu portant un fez rouge.

Ainsi « Le geste lent et minutieux dévoile toutes les subtilités de tons, accords et dissonances des rythmes chromatiques.» « Equilibre » est une construction de blanc ivoire, os de diplodocus, lance de Masaï ou défense d’éléphant aux reflets bleutés érigeant sa verticalité, ici l’avant dernière de gauche à droite.



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« Altérité » termine cette exposition par une dernière variation sur le rouge, incandescence tempérée d’effets, de traînées l’atténuant, d’éclaircies sous la pluie rouge du pinceau faisant apparaître des reliefs dans cette uniformité.

Jean Daniel BURKHARDT

Photos des Oeuvres: Michel Fritz (DNA) et Nicolas Rosès

mardi, mars 29 2016

HELLSCRACK FLESH & STEEL

Hellscrack est un groupe de power rock’n’roll Nantais commencé en trio en 1988 qui s’est adjoint un second guitariste en 1998 et composé de Shuman (batterie chant chœurs), Laurent (guitare chant chœurs), X. Moul (guitare) et K. Lou (basse). En 2004 ils sortent ce Flesh & Steel chez Brennus Music.

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Fine commence bien avec un riff à la Kinks (All Day & All of The Night) à part la voix plus acide et puissante, moins hippie et plus vénéneuse, et un bon solo de guitare blues et boogie.

Living In A Nightmare enchaîne d’une voix plus grave et profonde à la Iggy Pop sur une rythmique à la Passenger, un peu plus blues que reggae avec Stéphane Dugué au piano boogie martelé, presque noyé dans les guitares et les harmonies vocales.

Après ce début plutôt calme One vous fera piétiner et sauter partout sur bon boogie. Night Whisler est un bon pub rock à la Dr Feelgood avec l’harmonica de Philippe Chassseloup.

The Riddle pousse jusqu’au Punk Boogie irrésistible à vous faire pogoter tout du long.

Drinking est un bon grunge blues à boire aux chœurs plus rugueux à la Creedence Clearwater Revival (version grunge électrique accélérée de « Born On The Bayou »).

Night Shrew vous envoûte de son slide serpentant son hard Blues (guitares blues, voix hard) avec un break de batterie avant le solo de guitare rappelant un peut le «I want you (she’s so heavy) » de Lennon.

Acceleration Girl en met encore un bon coup de hard country métal à cette fille bien accélérée à la Motörhead (on croirait entendre Lemmy chanter) ou « Back In Black » d’AD/DC.

Nber Seven rappelle une autre célèbre chatte de Nashville, avec une voix plus brisée encore. Mais les soli restent bien blues. Et après celui là il partent presque en Inde à la Paint It Black.

Like A Dog In Hell est plus calme et acoustique sur une rythmique et un solo plus country grâce à la guitare de Manu Le Duc. Être Un chien en Enfer à Nashville y’a pire Blues!

When you’re back est un retour de poor lonesome cow boy rocker qui ne le laissera pas seul longtemps ou au moins il jouera le blues à donf sur un bon tempo en se pétant la voix.

Doorman nous assure qu’il ne manquera pas de frapper à toutes les portes avec de bons rifs pour qu’elles s’ouvrent, quitte à les défoncer le cas échéant.

The Race termine sur une dernière course, la fuite qu’il faudra bien reprendre après, suivis de fans et de flics, mais ils les largueront par cette échappée dans les lacets de leurs riffs!

Excellent album de titres plutôt courts (13 à la demi heure) qui s’avalent tout seul mais aux goûts différents qui plairont aux hardos comme du punk, aux punks comme du psychobilly, aux rockeurs comme du blues rock et aux blueseux comme du hard blues! En un mot, Hellscrack garde l’émotion du blues et du rock à l’ancienne de ses racines dans les solos mais en pousse l’intensité combustible à la puissance du hard ou du punk actuel dans ses riffs.

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Bref y a de la Flesh dans la chair de la voix et du Steel dans l’acier des guitares dans ces treize flèches décochées avec styles dans le bouclier de Brennus!

Jean-Daniel BURKHARDT

mercredi, février 24 2016

DANIELE BRUSASCHETTO : RADIO STRIDENTIA

Après des débuts dans le métal death et le rock noise et bien des albums sous son nom, le guitariste et chanteur indépendant né à Milan Daniele Brusaschetto nous livre en ce début 2016 sur son bandcamp son dernier album Radio Stridentia (radio stridente).

"Revenge Is A Bliss" nous fait retrouver les bruitages électroniques (cloches, guitare à effets, machines) qui l’ont rendu célèbre dans le monde électro acoustique underground, mais utilisés comme rythmique d’une chanson plus mélodique et à la voix plus voilée et émouvante, puis en solo psyché, suivi de larsens jouant même le rôle des violons dans le final.

Son complice batteur du "Live At Satyricon" Bruno Dorella est invité à « ronger l’os » sur "Gnawed The Bone", plus rock tant dans la batterie que dans la guitare, tandis que la voix est plus psychédélique, lointaine, brumeuse, plus en retenue, à la Pink Floyd des débuts jusqu’au break métal efficace puis au solo psyché tordu suivi d’une déferlante électrique.

"Cosi Come La Pioggia" (Ainsi que la pluie) invite également à les rejoindre Francesco Lurgo à la guitare e bow et au synthétiseur pour une ambiance en effet plus sombre et pluvieuse, puis rythmée comme une danse sous cette pluie nocturne. Là aussi la voix de Daniele fait merveille sur cette jolie mélodie mélancolique, et du synthé ne reste que la montée du solo.

"Go Home Gods, You’re Drunk" (Rentrez chez vous, Dieux, vous êtes saouls) est un blasphème que n’aurait pas renié Omar Khayyam et que peut nous inspirer le monde actuel. Il prend ici la forme d’une ballade folk rock à la guitare acoustique et électrique sans effet qui montre le talent de Daniele sur cet instrument, souvent brouillé par les effets électroniques. La voix vient à mi-titre, plus sombre à la Léonard Cohen ou métal (les dieux ?), d’outre tombe, puis nue à la Pink Floyd juste avant le déchaînement de l’orage percussif sur les arcs électriques de la guitare. Ce titre a le même lyrisme sombre que les ballades de Métallica en moins lourd.

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"Seems So Long Ago Nancy" est justement une reprise d’une valse folk Léonard Cohen en 1969. La version de Brusaschetto est plus underground par ses bruitages, craquements et cloches, mais la mélodie et les accords de guitare au dessus du brouillage électro sont respectés et le souffle de l’émotion passe de même dans la voix, c’est même moins chiant que l’original.

"La Catena Della Soprawivenzia" (la chaîne de survie, ou de conservation) est à nouveau plus métal et rock par sa rythmique, mais la voix s’envole dans l’aigu à la Robert Wyatt dans Moon in June sur une jolie mélodie.

"Un Mundo Inventato" invite comme sur le dernier titre Marco Milanesio au synthétiseur. Ce monde inventé est plus expérimental, mille feuille de guitares et d’effets finalement balayé par un orage électro magnétique, mais même cet unique instrumental sait jouer des nuances et ne va pas trop loin dans le bruitisme, varie les intensités et les brouillages en sorcier sonore, jusqu’à stopper net au bord du ravin.

"Inciampare Sui Propri Piedi" (trébucher sur ses propres pieds) termine en mode rock alternatif cet excellent album en dansant sans chuter. Les guitares sont garage folk et la voix plus cassée mais émouvante.

Daniele Brusaschetto n’a jamais aussi bien chanté qu’ici et ses compositions ont rarement été aussi abouties. Il a trouvé le dosage adapté d’effets électroniques à la guitare pas trop présents servant d’accompagnement à des chansons efficaces interprétées avec cette variété d’émotions, ce qui rend sa musique plus universelle (pour ce que j’ai peu en écouter).

Cet album pourrait, ou mériterait de faire sortir Daniele Brusaschetto de la confidentialité du seul public underground. Mais il préfèrera toujours rester musicalement alternatif.

Jean Daniel BURKHARDT

mardi, janvier 12 2016

DAVID BOWIE (1947-2016): De Space Oddity à Ziggy Stardust à Black Star....

Un grand génie de la pop est mort hier, David Bowie. Ses yeux vairons lui venaient d’un bagarre de récré qui lui valut un œil dilaté en permanence, un bleu naturel et un qui semble vert. Né en 1947 David Robert Jones, il apprend aussi le saxophone avec un prof de jazz mais dira n'être pas assez bon pour jouer du jazz et ne sera chanteur de Rock que par défaut, et d'ailleurs dira même ne pas l'être. A ses débuts il y avait déjà un Davy Jones célèbre dans le groupe The Monkeys, d’où ce pseudonyme de Bowie emprunté à la fois à un couteau de combat et à un des conquérants du nouveau monde. Après un premier album éponyme plutôt folk en 1969 publié sans succès, « Space Oddity » , extrait de son second album est utilisé par la télévision américaine pour faire patienter les téléspectateurs lors du premier pas de Neil Armstrong sur la lune et le rend célèbre puis sera réarrangé en 1972.

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En 1970, il engage le guitariste Mick Ronson. pour son troisième album « The Man Who Sold The World » (sa version au son plus Rock indianisant mérite d’être réécoutée après la version unplugged de Nirvana). Sur la pochette, il inaugure son premier d’avatar androgyne féminine portant robe à fleurs (mais ça lui va très bien avec ses cheveux longs). Il a été l’un des premiers à assumer sa bisexualité. car de son aveu même, à l’époque » cela ne comptait pas vraiment ». Cependant, il ne s’est jamais affiché publiquement avec un homme, si ce n’est peut être Mick Jagger. “Le sexe n’était pas un ‘big deal’ pour eux, c’était comme se serrer la main à la fin d’une soirée, explique Tony Zanetta, ex-assistant de Bowie. Pour lui, il s’agissait surtout d’être adoré.”

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En 1971, Bowie sort chez RCA son plus bel album de pop, « Hunky Dory » (https://www.youtube.com/watch?v=YQTENuQYgjM) avec « Changes » (https://www.youtube.com/watch?v=ZAKuL8cyiAA), et « Life On Mars ? » (https://www.youtube.com/watch?v=oAo7YeRkJYo), vue du ghetto de Londres à Mars.

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Mais en 1972 David Bowie change de personnage, devient Zigy Stardust grimé en star du glam rock pour « The Rise and Fall of Ziggy Stardust & The Spiders Of Mars » () pour un concept album, chef d’œuvre critiquant en filigrane le monde du star system rock qui se termine « Rock’N’Roll Suicide ».

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«Aladdin Sane » suit avec une crête iroquoise et un éclair coloré sur son visage en plus en 1973 (« a lad insane » comme son frère fou, ou « all adds isane » : toutes drogues malsaines », mais il chante « Oh we LOVE all adds insane), encore une bonne collection de chansons, suivi de « Pin Ups », album de reprises dont un « Port D’Amsterdam » très cabaret. Son abandon de Ziggy Stardust en live fait hurler ses fanes.

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En 1974, grimé en pirate spatial borgne et en chien mutant sur la pochette il veut adapter musicalement 1984 d’Orwell mais les ayant droits refusent, il garde le thème pour « Diamond Dogs ». On trouve surtout le bon Rock « Rebel Rebel » au riff irrésistible annonçant le punk.

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En 1975, Bowie part pour les Etats-Unis, et enregistre « The Young Americans », un album funk mais à la sophistication pop avec David Sanborn au saxophone, Luther Vandross et des choristes noires soul à qui il impose un cauchemar de cut up avec « Fame ». Il incarne un nouveau et dernier personnage, le « thin white duke », très bien habillé, mais d’une pâleur inquiétante et les cheveux oranges, s’affirme avec « Station To Station » avec Earl Slick à la guitare, mais il ne se souvient pas de l’enregistrement, embrouillé par la cocaïne.

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Pour couper court, il lâche tout et part pour Berlin en 1977 travailler avec Brian Eno à « Low » (pour Low Profile sur la pochette), mélange de musiques électroniques et de pop rock annonçant la new wave, sans tube et dont la face A reprend la musique composée pour le film « Christiane F, droguée, prostituée ».

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Il enchaîne avec « Heroes » dans la même esthétique, mais plus dansant et funky, le titre éponyme montre une sorte de résurrection.

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La trilogie Berlinoise s’achève avec « Lodger » (I), un de ses meilleurs albums, avec les tubes «Boy Keeps Swinging » () et Dj.

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« Scary Monsters (and super Creeps) » (https://www.youtube.com/watch?v=Toe_UKSQgEw) est un album de transition entre l’esthétique Berlinoise et le succès funk qui arrivera plus tard, avec son examen de conscience « Ashes To Ashes » () au clip magnifique en clown blanc et côté drôle une collaboration avec le guitariste Robert Fripp de King Crimson pour une parodie de la mode aux paroles absurdes, «Fashion »!

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Son plus grand succès planétaire et scénique arrivera avec « Let’s Dance » , un album funk et dansant où il joue aussi du saxophone et produit par le guitariste de Chic Nile Rogers, avec « China Girl » (https://www.youtube.com/watch?v=E_8IXx4tsus) et le titre éponyme « Let’s Dance ».

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Après vingt ans de sexe, drogues et rock’n roll, la star s’apaise. Il rencontre la superbe mannequin Iman, puis se marie en 1992. Ensemble, ils auront une fille au début des années 2000, Alexandria Zahra. Bowie deviendra dès lors un père modèle.

Après « Tonight » et « Never Let Me Down » et « Tin Machine », moins ambitieux, Bowie rappelle Nile Rogers et se remet au saxophone pour «Black Tie White Noise » en 1993.

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Il prend un virage carrément électro avec Brian Eno en 1995 pour « 1.Outside » , album inspiré par les serial killers qui se veut la première partie d'un « hyper-cycle dramatique gothique non linéaire »

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qui sera suivi par «Earthling » , album déjà électro drum’n’bass très réussi en 1997, influencé par la nouvelle vague industrielle qui déferle alors. C’est le premier disque qu’il produit lui-même depuis Diamond Dogs en 18974 et, comme la plupart de ses disques, il a été enregistré en deux semaines et demie seulement.

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Après 'hours...' en 1999, Heathen en 2002, Reality en 2003, et The Next Day en 2013, il venait de sortir "Black Star » , son dernier album volontairement plus Free Jazz (grâce à un casting plus Jazz Don Mc Caslin (saxophoniste et flûtiste de Nguyen Lê) et Marcello Giuliani (claviériste d’Erik Truffaz), ben Monder à la guitare et Tim Lefebvre à la batterie) que Rock, on appréciera le clip «Lazarus » où il apparaissait amoindri, quand on a appris son décès dans la nuit de dimanche à lundi. Au moins sera-t-il mort sur un album Free Jazz comme il a toujours aimé le jazz.

Jean Daniel BURKHARDT

mardi, octobre 27 2015

SHONAGÔN AU CHECK POINT LE 2015-10-20

SHONAGÔN AU CHECK POINT LE 20-10-2015

J’adore

Les soupirs

De la Princesse

Et de son Prince,

Mutants et nocturnes,

Aux voix finalement Sud Africaines

Dans leur château rythmique liquide

Aux Architectures

De Verre

Et d’Eau

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Voix

Qui finit par

Apprivoiser

Les Machines,

Les rendre

Humaines par

Contamination, Capillarité vocale,

Émotionnelle.

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Puis le château s’envole

Vers les Etoiles

Comme tombe la neige!

(car éléments montants,

autres descendants)

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Après peut être la basse Afro

de « Once In a Life Time »

des Talking Heads

sur “Remain In Light”

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Des Tablas

Indiens

Servent

De piste

de Décollage

Lumineuse

Schonagon_JD_Maysoune.jpg

J’adore le

Rapport

Subtil entre

Les gouttes sonores,

Montantes

Et descendantes,

Aïgues célestes qui font rêver

La tête

Aux étoiles

Et Basses Descendantes des rythmes

Qui font danser

Jean Daniel BURKHARDT

SHONAGON II LAST RESORT 27 10 2015-12-03

Shonagon était précédée du Live Coding SVDK Immersif et liquide, puis rythmique, qui rejoint le liquide en architecturant par orgues caressants. Mais soudain arrivent les Alarme, SONNERIES, SONARS, WARNING, DANGER ! Y a comme un bug dans la Mess(e) ! Ça essaie de parler mais hurle métal, orgue surnaturel de chansons liturgiques, puis danses tribales sur claviers bullant furieux !

Shonagon commence comme on entre dans une grotte par flots et courants.

Samba sous-marine où siffle une vague et soupire une bête dans la grotte,

Tandis que des hippocampes tapent des écailles en clavé,

Sur lesquelles les vagues se fracassent en remous dubs !

Un chœur de grenouilles aigrelettes

Et une voix plus masculine

Lui répond,

Les bullent montent et deviennent un chant Amérindien,

Un tipi qui s’érige en miroitement techno

EH EH EH fait la grenouille,

La voix masculine reprend le Rituel.

L’autoroute bullée accélère son trafic en Gospel robotique de rames et se referme.

Rythme Reggae, percus sur les rambardes frappés par les poissons

OOOOOOOOOh

Les indiens arrivent,

Sortent des grottes comme des bulles,

Ralentissent le trafic avec des bulles/sons

Les chihouhououahouah

Des premiers marins clapotent.

Un planisphère émerge sur l’écran

Montrant le Pôle Nord enneigé

C’est par le détroit de Behring que passèrent les Indiens d’Inde vers l’Amérique aux temps

Préhistoriques !

Ça bubulle

Dans la mare

Aux Mythes

Un combat de Kung Fu Machines/Hommes s’engage

Aux coups assourdis/alourdis par l’eau.

Architectures et Danses Africaines sur l’écran

Et des voix Soul Orientales autour d’un ondolectro

Qui S'antour d’un Clavier/Qanûn

Puis Grave New Wave

Le New Order des Talking Heads Dépêchent la Mode des Sisters Of Mercy

en échos sur des soupirs.



Mais suit un galop zarb de cheval marin.

Le Kung Fu au fond de la Jungle

En Feu sur l’écurie.

Une Tortue luth

Joue les X-Ors!

Un petit être lumineux des fonds marins a appris la mélodie des cordes et la

Démultiplie en bulles,

La transmet aux vagues et aux algues qui la font résonner comme des orgues d’eaux !

La harpe d’une corde unique résonne sur les rumeurs indiennes

Et le grondement d’un volcan sous-marin,

Jouée peut-être par cette jolie voix qui suit sur un rythme indien de tablas !

Sur l’autoroute de New Delhi, une moto va prévenir du combat

MAD MAX dans le désert du Kalahari !

Mais un Diamant luit et résonne dans le désert!

Au Centre de la Course Spatiale, la harpiste chanteuse monocorde

Va remettre le prix

Sur la Mer écailleuse de l’écran,

Le Désert se dissout en fractales liquides, spectrales,

Devient la Mer

Et les Etoiles Galactiques s’ouvrent sur La Terre !

Bref tout cela est SOUSMAR’INDIEN !

Jean Daniel BURKHARDT

lundi, octobre 5 2015

ANNA FARROW DAYS & MOODS, EN JANVIER DANS LES BACS!

La chanteuse Anna Farrow vit à Marseille et sortira prochainement Days & Moods, un album de chansons coécrites avec son pianiste Ben Rando, et a déjà été saluée comme "Une des belles surprises du Midem Festival, Anna Farrow a envoûté le public..." par Nice Matin!

Dès la première « Travelling Melody » cette chanteuse émouvante, le cœur et l’âme Soul au bord des lèvres, nous emmène sur un tempo de rumba latine et un piano mélancolique, flottant comme elle entre les rêves.

Plus groovy, « Happy Fool » révèle son côté « folle heureuse » et habitée à la Yael Naïm de la chanteuse sur un tempo plus impair avec trompette en et cuivres (/ Florent Briqué - trompette / Fabien Lovera - saxophone / Benjamin Lasbleis - trombone / Emilie Rambaud - trombone) en embuscade!

Dans sa reprise de « Feeling Good» Nina Simone aussi, elle donne de cette mélodie bien connue une version à la fois moins en force, plus fragile et moins tragique que l’originale.

Dans « Time Warp », après l’intro d’une voix de petite fille mutine, elle déploie bien vite ses ailes en profondeur avant le solo de piano. Comme Elis Regina, elle est capable de doser ses effets d’un filet de voix fragile à une voix plus profonde qui surprend.

Ses « Tomorrows » ont un bon tempo sur des paroles d’espoir en l’avenir et une bonne voix Soul rappelant un peu les chansons les plus Soul d’Elizabeth Elisabeth Kontomanou dans « Back To My Groove » ou « Brewing The Blues » et retrouve de beaux échanges Florent Briqué à la trompette et les autres cuivres en fond sonore.

Dans « Open Up », elle ouvre son coeur sur le piano à une voie vers le haut et l’émotion avant un autre bon solo, puis monte en effet encore plus haut et plus profondément à la fois dans l’émotion.

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« Hold On » tient bien la ligne vers plus de groove sur un bon tempo piano un peu stride sur de belles harmonies de cuivres entrant ensuite dans la danse sur l’orgue hammond dans une rumeur live qui tient le public en haleine aussi par les surprises de sa voix et de ses arrangements!

« Our Song » est plus intimiste, mais Anna Farrow excelle aussi dans l’émotion pour nous faire voguer à travers des nuages ! Tiens il y a quelque dans leur Song de « Your Song » d’Elton John.

Quand elle fait souffler le printemps « Spring Is Back » c’est seule sur la batterie de Cédrick Bec mais on y entend des nuances de Gospel.

« Migrant Birdy » s’envole en émotions plus Nu Soul modernes entre la batterie et la contrebasse de Sam Favreau un peu drum’n ’bass jusqu’au solo de piano oriental et à un final plus groovy.

« A Little Help » a un bon tempo Soul et des cuivres à l’unisson qui servent de tremplin à la belle voix d’Anna Favreau qui a dans son aisance quelque chose d’une Joe Cocker en féminin qui part en liberté vers les étoiles au réveil.

« Words » termine l’album dont elle a écrit les textes sur une note plus moderne, Anna Farrow passant du spoken Word rythmé au chant au refrain sur la batterie rappelant un peu Léon Parker,.

Bref, à l’aise dans tous ces contextes, sur tous ces tempos, Anna Farrow montre par la variété de ses compositions une palette d’émotions toujours justes qui en fait une grande chanteuse.

On en redemande mais attendons déjà la sortie de ce premier album début 2016 !

Jean Daniel BURKHARDT

Jean Daniel BURKHARDT

mercredi, septembre 23 2015

PASCAL CONTET UTOPIAN WIND ACCORDEON SOLO

Utopian Windhttp://www.musicme.com/... est un album solo de l'accordéoniste Pascal Contet sorti le 31 août.

Cet accordéon en effet Dances And Sings, danse et chante comme le dit le second titre, frappé/soufflé, à vide puis à plein, contemporain. Est-ce le son de son accordéon, le souffle dans les soufflets tel le vent ou lui sur les touches ? On croirait entendre un soufflet de forge de graves et d’aïgus, de drames, de mouvement et d’immobilité ! Ecoutons Dances & Sings

Will craque comme un bateau sur la mer, un arbre sous le vent, un animal à l’intérieur soupire et veut, souffle et respire, mais un tranchant de lame aiguisée habille ce souffle organique de l’accordéon de Contet!

Quand Contet joue ça Play, même contempo, il joue et s’amuse et nous plaît par les sons de l’accordéon allongés comme aucun autre, tordus, comme jamais entendus, inouïs.

Over The Mountains sont ce les montagnes des soufflets ? Soudain l’air remplit leurs poumons ! Pascal Contet est il dans ou hors de l’instrument ? C’est une ascension de la terre au ciel qui s’envole !

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And Will Sing Et chantera Qui ça ? de l’accordéon ou de sa forge ? ça joue c’est sûr mais c’est joué aussi, y a une bête là dedans qui respire et ronronne à ne pas réveiller de ses rêves jusqu’au silence !

Elle halète de grandes orgues et toque encore, la bête, à la porte de for Bernard C! Car c’est l’orgue intérieur qu’on a l’impression d’entendre pour la première fois soufflé sous les doigts de Pascal Contet. Puis peu à peu prend forme une mélodie bouleversante dans la lenteur des extrêmes du geste poussé jusqu’au bout qui gagne ensuite en force, prend le large.

Dans Like A Lonely Song, l’accordéon chante une chanson qui nous était inconnue, entre orgue de barbarie et soufflet interne. Solitaire mais habité déjà de tempêtes contemporaines !

Pascal Contet en showcase privé à l’ARCAL Lyrique 87 rue des Pyrénées 75020 PARIS sur invitation

Et je passerai cet album demain dans Jazzology à 14 h puis 21 h sur www.radiojudaicastrasbourg.fr/

Jean Daniel BURKHARDT

mardi, septembre 8 2015

JPPJP A WOLFI JAZZ

J’ai découvert la fanfare JPPJP () (« Je Peux Pas J’ai Piscine », excuse fréquente pour ne pas assister aux répétitions) à un vernissage de cadeaux de noëls de l'Ecole Des arts Décoratifs de Strasbourg (où ils sont tous passés) au Salon de coiffure/ Galerie d’Art Avila il y a plusieurs années! Depuis le personnel a peut-être changé, ils sont partis en tournée (aux Etats-Unis à ce qu’ils prétendent sur leur site ou aux Jeux Olympiques selon leur premier album il y a 3 ans), se sont mis à composer et à écrire des chansons et sont beaucoup mieux habillés de costards cravates et tailleurs mini jupes aux couleurs acidulées assorties!

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Ils commencent par un instrumental de leur précédent album « La Terre Promise », L »Expédition » au clip en flash mobile extérieur (), sorte de « Diba Diba » bien Rock de Boby Lapointe en plus Funky () titre écrit pour le film "Ballade pour un chien" de Gerard Vergez, sur une musique du franco Syrien François Rabbath en 1967 avec plus de basse d’alp-horn dans les tubas et trombones!

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Après un appel à snaparticipation (claquements de doigts du public), trompinettes et et trombones fendent le groupe. Ils ont beaucoup composé depuis 2 ans (j’en suis resté à l’album vert absinthe « La Terre Promise » mais ils ont fêté le Nouvel an avec un nouvel album « Open Space »!

J’ai particulièrement craqué pour Apéro 13, son chant entre Philipe Katerine dans les aïgues et Arthur H dans les graves et ses beaux fonds sonores de cuivres couvrant un texte incompréhensible d’une absurdité bon enfant !

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Ils sont vêtus de costards cravates et robes de couleurs comme allant ou revenant d’un mariage permanent verts, bleus, roses fuschias, mauviolets ou pistaches ! Le présentateur est efficacement et poétiquement décalé «On balance de l’eau en jouant de la salive alors faut en recréer avec de l’eau, mais vous pouvez venir dans l’herbe à condition de faire quelque d’artistique !» pour réveiller un public assis en parterre de plantes vertes locales. Un bièromane local ne se fit pas prier pour déranger les rangs de grands mouvements dansés trébuchés et hauts cris couvrant la musique mais il était trop ivre pour être artistique!

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Ils continuent avec un instru BO Funky puis tout de même une nouvelle chanson par Eugène Riousse "Jus d’Ananas » (entre nous nous nous nous), exercice en na et nou, drague parodique coquine à la Katerine mais la chute tombe mal, « je suis la nana de judas !».

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Ils continuent avec une « secousse », paso doble aux saxos orientalisants se détachant su groupe, puis un hip Hop Cosmic Funky, puis une bourrée de retour d’alpages. Le saxo Soprano « devrait avoir honte de son pantalon », mais le batteur qui le dit porte le même!) et poursuit en Breakbeat une ballade Eclipse (http://jppjp.bandcamp.com/track/clipse) du deuxième album !

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Ils finissent avec MururoA critique du nucléaire « Ma femme a des angles droits/ Mon fils le cancer du foie » de « résidents/résidus », mais « faut s’faire le phosphore »!

Bref, l’une des fanfares les plus créatives et originales de la région!

Jean Daniel BURKHARDT

PHOTOS Patrick LAMBIN

mercredi, août 26 2015

Z COMME A WOLFI JAZZ

Z Comme est un groupe de Jazz Free/ Rock Prog composé de Julien Behar - saxophones, compositions, Christophe Chaïr – percussions, Stéphane Decolly – basse et Philippe Rak – vibraphone qui m’était inconnu avant le festival, à part le bassiste entendu sur les disques de Lisa cat Berrio où ils se sont produits l’après midi, là encore en remplacement des intempéries de l’an passé!

Après une intro plutôt free, ça se calme en « In A Silent Way » de Miles Davis, puis repart avec le saxo vers un univers plus rythmé et Progressif à la « Elegant People » Wayne Shorter et Weather Report.

Ils passent d’un morceau à l’autre sans pause comme dans une jam, comme Miles à l’Île De Wight ou les morceaux sont longs et progressifs! Du Free Progressif en effet ! Freegressif ? C’était une longue marche, 9.10 en hommage à des musiciens (peut-être ceux-là ?)

Elle est suivie d'un "Tango Torgo" "Fatal Footsteps", mais pas par rapport à Wayne shorter et son "Footsteps" mais au film muet de Charley Bowers du même nom, "Fatal Footsteps", Astor Piazzola lui-même avait tenté des expériences électriques avec son Quinteto Electronico en 1974 puis ajouta une guitare électrique à son Quinteto Tango Nuevo.

Plus connue par leurs albums, ils poursuivent avec « De Deux choses L’Autre » avec Philipe Rak au vibraphone bien à la bien à la Gong/Weather Report voire même Return To Forever (l’équivalent de Weather report en plus Brésilien avec Chick Coréa, Airto Moreira et Flora Purrim), puis Ravayah, toujours bien rythmé, groovy, avec une touche ethnique.

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Z Comme Quoi au fait ? Comme John Zorn et son Masada et ses musiques juives qu’ils commencèrent à jouer d’abord à jouer ensemble, plus oriental avec des changements rythmiques intéressants de la batterie et des percussions.

Ils terminent avec « Mokhba 80 » (titre écrit sur une balalaïka ramenée à Julien Bèhar). Après une intro de percussions, en effet ça devient comme annoncé une belle ballade au saxophone un peu modifié.

Les nouvelles compositions sont plus groovys, ont « the power of rock’n’roll » avec une intro de Phillippe Chaïr aux percussions avec une super basse de Decolly. Ils « aiment les grands écarts » et finissent avec « Ras El Hanout »!

Bref un bon groupe à suivre où des musiciens de différents horizons trouvent à s'exprimer dans un répertoire commun!!

Jean Daniel BURKHARDT

mardi, août 18 2015

DEE DEE BRIDGEWATER & THE NEW ORLEANS JAZZ ORCHESTRA A WOLFI JAZZ

C’est le dernier projet de Dee Dee Bridgewater avec le trompettiste Irwin Mayfield et son New Orleans Jazz Orchestra venus de La Nouvelle Orléans et lui rendant hommage comme sur son dernier disque « Dee Dee’s Feathers ».

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Ils arrivent avant elle en marche collective traditionnelle de la Nouvelle Orléans trombone (devant comme dans les charrettes de New Orleans pour ne pas assommer tout le monde à coups de coulisses) , trompette, saxo, basse et piano sur la batterie comme dans les rues de New Orleans lors des parades qui bercèrent Louis Armstrong comme sur ce Canal Street Blues, son premier enregistrement en 1923 avec son maître King Oliver ou Sidney Bechet et où naquit le Jazz, de musiciens créoles (métis, de peau claire et ayant appris la musique classique des maîtres) forcés par loi Jim Crow de jouer avec les noirs (pratiquant Blues et Gospel dans les bars mal famés) les mettant à leur niveau social.

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Annoncée par Irwin Mayfield comme «the greatest jazz singer living, the most beautifull woman in the world » comme une James Brown au féminin, Dee Dee Bridgewater arrive, toujours crâne rasé (depuis son disque malien) mais là Irwin Mayfield a aussi le crâne rasé ! Elle lui caressa d’ailleurs le crâne à un moment du concert! Une belle tendresse complice et l'humour les unissait pendant le concert

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Elle commence par « One Fine Thing » d’Harry Connick Junior () de New Orleans ! herry Connick Jr fut pour moi aussi un des plus grands espoirs du Jazz dans les années 90s (pour Blue Light, Red Light, From Paris with Love), je veux dire que le Jazz Swingue, joue du piano comme Duke Ellington et chante d’une voix de crooner (adoubé par Frank Sinatra) mais l’album « She » Funk Rock, veste en cuir et coupe minet puis le pop torse nu en jean couché dans l’herbe «Star Turtle » m’ont déçu et fait m’en désintéresser! Plus fort est l’espoir en une idole, plus forte la déception ! Peut être ai-je eu tort, il a plus assumé ses origines de la Nouvelle Orléans par la suite, mais ses albums de standards de charme pour dames comportent toujours trop de violons et cordes melliflues à mon goût!

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Autre titre Dixie Land (Jazz New Orleans par des Blancs de Chicago) plus classique de la Nouvelle Orléans, Basin Street Blues qui n’est pas sur l’album d’après une rue de La Nouvelle Orléans de Spencer Williams, et les trombonistes Jack Teagarden (son créateur avec les Charleston chasers de Benny Goodman) & Glenn Miller en 1926, popularisé par Louis Armstrong et ses Hot Five en 1828!

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Plus tragique et ancienne, le « st James Infirmary » est attribuée à John Primrose est une chanson folklorique traditionnelle anglaise du XVIIIe siècle, appelée "The Unfortunate Rake" (également connue sous le nom "The Unfortunate Lad" ou "The Young Man Cut Down in His Prime"), qui raconte l'histoire d'un soldat qui gaspille tout son argent pour se payer des prostituées, puis meurt d'une maladie vénérienne, popularisée par Louis Armstrong. Irwin Mayfield a perdu son père victime de Katrina et lui dédia le chant funèbre « Just a Closer Walk With thee ».

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Mais Dee Dee Bridgewater sait rendre même un répertoire triste émouvant et même drôle par son humour parodique, ses apartés et sa joie de vivre communicative, tandis que les New Orleans Jazz Orchestra respectent le rythme bringuebalant de ce Blues!

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Les enterrements à La Nouvelle Orléans se terminaient après la marche funèbre par l’air de fanfare « Didn’t He Ramble ? » (L’a-t-il pas roulé sa bosse ?) dont Jelly Roll Morton donna avec Sidney Bechet une version plus courte et plus cynique (il a roulé sa bosse, mais l’boucher l’a quand même coupé en tranches!)

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Autre chanson mélancolique, « Do You Know What It Means To Miss New Orleans ? » avec de magnifiques fonds sonores (dont harry connick donna une belle version en duo avec Dr John et « There’s Nothing Like New Orleans » popularisé par Count Basie et Jimmy Rushing dans les années 30s avec Irwin Mayfield hurlant dans sa trompette!

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Pas de New Orleans mais de Bob Thiele du label Impulse (plutôt Free Jazz, celui de Coltrane notamment) mais popularisée par Louis Armstrong en 1967« What A Wonderful World » est aussi à leur répertoire !

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A un autre moment, Dee Dee partit en scat sur le banjo, qui devint swing progressivement avec le piano puis les cuivres pour aboutir au Big Chief du Dr John (enregistré avec lui sur l’album), pianiste représentant du meilleur Rythm’N’Blues

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Sur une autre ballade, l’accord entre les fonds sonores autour de la mélodie chantée par Dee Dee Bridgewater ensuite rejointe par Irwin Mayfield était merveilleux !

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Dee Dee Bridgewater retrouva avec plaisir Nicolas Folmer, son ancien trompettiste Nicolas Folmer, avec irwin Mayfield faisant le cabotin prétendant qu’elle lui aurait « brisé le cœur » pour l’album « This Is New » dont certains titres de Billie Holiday en reparu en 2011 sous le titre « Midnight Sun » !

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Bref, un programme innovant de façon surprenante sur un répertoire traditionnel grâce à un feeling impeccable et des émotions tout terrain toujours justes et cet orchestre est l’un des meilleurs qui l’ait accompagné et celui avec lequel elle semble avoir la meilleure complicité et l’attrait de la nouveauté pour eux, elle et nous!

Jean Daniel BURKHARDT

Photos Patrick Lambin

vendredi, août 7 2015

AURORE VOILQUE REVIENT ENVOUTER WOLFI JAZZ

Originaire de Schiltigheim où elle a commencé par le violon tzigane et klezmer, Aurore Voilqué avait déjà eu les honneurs de la scène Off de Wolfi Jazz il y a 3 ans, au soleil et en plein air sous ses lunettes de soleil et avec son ancienne formation.

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J’adore toujours sa voix et ses chansons françaises, dès la première « Toi"qui m’était inconnue avec un super saxophoniste (Olivier Delays) sur la guitare manouche de Thomas Ohresser, avec cette phrase «toi tu m’as sauté aux yeux », mais « glisse entre les doigts comme tous les autres » ! Tiens elle est de Boris Vian, chantée par Nicole Croisille, l’une de nos meilleures chanteuses de Jazz en français, au-delà de sa collaboration avec les films de Lelouch.

Intro batterie (Stéphane Chandelier), puis un instrumental saxo/ basse (Basile Mouton) un rien groove, puis énergique quand le violon d’Aurore s’y met à la Django/Grappelly et super solo de saxo à la Alix Combelle qui accompagnait Django au sein du Quartet de saxophones avec André Ekyan, et les américains Coleman Hawkins (de passage en France après s’être fait laminer par un certain Lester Young alors inconnu au Cherry Blossom de Kansas City et avoir démissionné de chez Fletcher Henderson) pour la première séance des disques Swing (première maison de disque à ne se consacrer qu’au Jazz) organisée par Hugues Panassié (le « Pape hugues » comme l’appellerait Boris Vian fut avant guerre un découvreur, et un ringard fermé au Be Bop après guerre !) et Benny Carter (qui avait oublié d’écrire les arrangements) mais Ekyan collaborera aussi avec Django et Joseph Reinhardt pendant la guerre.

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Suit une reprise de Gainsbourg (non pas « La Javanaise » !) mais « Black Trombone » ( mais différente, plus lente et moins lasse et blasée que Gainsbourg commence par la contrebasse puis chante sur deux notes de contrebasse, insiste sur les voyelle en fin de phrases (« Dieu pardonne la mignonne qui fredonne dans mon liiit. Elle se donne à demiiii-nue frissonne, déraisonne, m’empoisonne, m’envahit.», violon et le trombone les rejoint par les autres. Sa version est moins swing ou plus swing manouche. Defays est aussi un grand saxophoniste Lesterien/ Getzien. Et pour le final : «C’est l’automne de ma viiiie. Plus personne ne m’étonne, j’abandonne », le « C’est fini »d’Aurore Voilqué est plus détaché, guilleret, ironique que celui de Gainsbourg, moins suicidaire ! Bref elle l’améliore de le l’intérieur!

Autre grand auteur et chanteur de Jazz, Nougaro, dont Aurore Voilqué reprend « Le Jazz Et La Java », plus proche de l’original (https://www.youtube.com/watch?v=dec0Pmw0NJc) dans le dialogue entre la contrebasse Jazz et la guitare, le trombone et la batterie et le côté poulbot de la chanteuse. Entre Jazz et Chanson Française, née en un autre temps, Aurore Voilqué aurait été un Magali Noël des films noirs, une héroïne des films de Gabin, le sera plus tard dans ce concert, et l’EST aujourd’hui !

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Elle continue avec sa version du Blue Drag de Django Reinhardt ralenti Blues et modernisé façon reggae citant Summertime puis super solo de saxo après le solo de guitare et violon Tzigane Rock citant « Dazed & Confused » de Led Zep (avec des effets d’archets de violon sur sa guitare de Jimi Page !) avant de revenir au thème! D’ailleurs Robert Plant (chanteur de Led Zep) sera avec ses Sensationnal Space Shifters en concert à la Foire Aux Vins de Colmar le 12 août ! Aurore Voilqué rajoute de la fraîcheur dans ses reprises !

Elle enchaîne avec une compo de Django « Place De Brouckère » avec batterie modernisée après le riff indicatif du thème.

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Elle termine avec deux chansons du répertoire de Magali Noël décédée quelques jours avant (je l'ignorais) : «Fais Moi Mal Johnny» un des rocks de Boris Vian avec le guitariste qui fait Vian en moins sadique (« il va lui faire maal »), et Aurore Voilqué plus slam et enchaîne avec « Le Rififi » (du film « Du Rifififi chez les hommes ») qu’elle me fit découvrir il y a 3 ans avec un beau solo de saxo puis citant l’alouette roumaine çioçialia dans son solo de violon et même «Alouette Je te plumerai »

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En bis elle termine avec un Henri Salvador (déjà il y a trois ans elle avait chanté « quand je monte chez toi ») et là « Y a du soleil dans la boutique »

Bref elle prouva, s’il en était besoin, être une magnifique et originale interprète de chanson française capable de la renouveler !

Aurore Voilqué et son portrait par un festivalier:

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Jean Daniel BURKHARDT

PHOTOS Patrick Lambin

vendredi, juillet 31 2015

lE SAXOPHONISTE MICHAEL CHERET JOUE HARD BOP & COOL A WOLFISHEIM

Le saxophoniste Michael Cheret a sorti récemment un excellent album en Trio Live vol 1 où il montre un maîtrise du saxophone ténor à la Sonny Rollins!

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Mais il était en Quartet avec Yanni Balmelle à la guitare rendant sa prestation un peu plus Jazz Rock.

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N’empêche il a la classe, Cheret, costard et cravate blanche sur une chemise à peine rosée.

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Mais dans les ballades, il est superbe dans le style de Stan Getz.

Il reste aussi fidèle à un autre aspect de Sonny Rollins, la Calypso festive sur une composition d’un musicien de La Nouvelle Orléans.

Mais il reste le meilleur dans les standards comme « Like Someone In Love » qu’il a repris avec son West Coast Tribute avec Baptiste Herbin, excellent alto Parkerien qu’on a pu entendre ensuite à Sax Open lors d’une Jam au Hilton ! Ce sont des saxophonistes dignes des Brothers de la West Coast et qui font des merveilles même avec des américains comme Scott Hamilton!

Ça fait du bien de voir du saxophone Lesterien, pré Coltranien, même au tempo un peu accéléré, et même la guitare s’y montre plus calme comme avec Scott Hamilton.

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Et pour le dernier titre il ralentit encore le tempo, et trouve avec Yanni Balmelle une complicité à la Getz/Jimmy Rainey «si proche que même une feuille de cigarette n’aurait pu se glisser entre eux » (Alain Gerber à propos de Stan Getz et jimmy Rainey, je cite de mémoire)!

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J’ai un peu parlé avec Michael cheret ensuite, il partage ses disques entre ses compositions personnelles et les standards de Jazz qui ne sont hélas plus trop au goût du jour et est presque obligé de s’excuser s’en jouer auprès d’un public qui les trouve démodés.

Jean Daniel BURKHARDT

Photos Patrick Lambin

mardi, juillet 28 2015

HISTOIRES DELIREES & REFLEXIONS SUR LA MUSIQUE ELECTRONIQUE 3 à propos d'Estève

Les Musiques électroniques sont un domaine où ma pensée continue d'évoluer:

Le premier épisode c'était ça, le second ceci.

Rajout juillet 2015 en pensant à Estève] Del Canto

et de son soundcloud :

Le 06 2011 il y a quatre ans, la paix liquide de la Derealization sous marine de Milton Bradley fut troublée par des échos inconnus. La coque d’un navire fendait les flots. Un sous marin avant lancé une torpille vers ce ciel sous marin intime, ultra marin. Ils ne percevaient les chocs qu’à trravers des échos dubs à cette profondeur. Ce petit monde harmonieux mais presque endormi s’éveilla gaiement au rythme nouveau différent de celui des vagues. Une communication radio leur parvint. En fait c’était l’écho lointain d’une rave sur la plage et le dj haranguant les filles en bikini, mais ils le prirent pour eux, et dans leur intelligence supérieure crurent à un mode de communication inconnu d'eux. D’autres êtres sous marins amybes déjà s’amusaient à trouver sur les coques des effets percussifs équivalents pour rappeler les sons qui s’éloignaient, prolonger l’envoûtement. Certains se perdirent dans les hélices ou turbines qu’il fallait éviter pour survivre. D’autres s’incorporèrent lumineusement et ernégétiquement entre les plaques de la coque. Le bateau, le sous marin brillaient. De la plage ils pensaient que c’était l’effet des extasys ! quelques sirènes furent attirées par la mer par les clavés, prirent des bouts de bois et les entrechoquèrent. Elles allèrent de plus en plus loin guidées par les fanals lumineux. A elles aussi n’arrivaient que les échos marins de la rave tandis qu’elles perdaient leurs souvenirs. Leurs jambes se changeaient peu à peu en queues de poissons. Arrivées aux bateau et au sous marin, l’acier et l’électricité était devenues insupportables à leurs écailles neuves comme pour leurs nouveaux amibes. A l’électricité elles répondaient par des décharges heavy metal qui court circuitaient le système! Des profondeurs et des cieux arrivaient une musique englobante d’apaisement et de couleurs boréales, cette partie du monde se refermait à la civilisation en huître sonore hypnotique. Au fond de la mer le magma réveillait le cœur des vocans aspirant la scène comme une sorte de pompe pour retrouver une harmonie avec les machines ! Un volcan souffla une bulle qui prit l’huître, les sirènes, le bateau et le sous marin par contamination de milliers de petites billes/balles rebondissantes ! Sur la plage ils se les renvoyaient en volley ball sans filet ! Tout ce monde vivant, musical, atmosphérique, festif, animal, aquatique, interagissait, trouvant sa propre énergie cinétique ! Le DJ se croyait responsable de tout cela, l’enregistra et le mit sur [Soundcloud|https://soundcloud.com/estevemusique !

(C'est le premier Mix sous le second)

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Le 03 2014 au début ce furent de bons effets de souffles de côté percus abstraites indus réveillèrent des rythmes batucada clapotants. Des oiseaux’lectros sifflaient aux loups liquides sur un down tempo sous ultra marin que c’était le moment! La balle de ping pong rebondit dans un tunnel sous marin avec pleins de gens. Quelle que soit la musique, c’est une histoire de vagues se brisant sur les rochers ou de vents lunaires ou de frictions urbaines adoucies par les claviers mousses contre les chocs. Il y avait une lutte entre une progression mélodique et une descente rythmique, et vice versa. De la terre vers le ciel enflait la rumeur des voix humaines cherchant l’accord avec le signal d’un sonar extra terrestre. Un clavier jazz house calmait les pas des danseurs terrestres sur des clavés cubaines. Mais une tempête cosmique se préparait dans le ciel. Il y avait un soupir masculin avant, j’imagine qu’il s’est trouvé une fille ou a été entraîné par une sirène! S'éleva soudain une une rumeur de black house hédoniste prêchant l’having good time de Mr Funly Man Soul& House Music all night long à la proue de la tempête! Il need, want’n warm, réchauffe et prévient clame et dirige l’esquif à travers la tempête butinante dans sa plongée ascendante contre les parois de la fusée dub nautile. La tempête urbaine continue de clasher, c’est une apocalypse, des claviers sortent de terre ou des volcans, des insectes en feu, et de la mer en tourbillons des crabes ! Puis la tempête s’est calmée, quelque chose monta de l’eau vers le ciel, une lumière, un tourbillon d’hydres, comme une réconciliation entre la nature et l’homme par le vivant. Une danseuse dansait sur les claviers pour éviter les plaques de béton et les éboulis (les vagues pourraient aussi être des plaques de béton sur terre, des éboulis, des plaques techtoniques!) Du ciel tout se calma en une un aurore boréale de voix arc en ciel! La mer se vida comme l’eau un goulot emportant toute la civilisation et la terre se recouvrit d’une végétation luxuriante nourrissant sans effort une humanité amnésique et nue ayant retrouvé un nouveau jardin d’Eden!



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REFLEXIONS



Si je réduis au minimum ce qu'il faut à la musique pour que je l'aime ou puisse danser dessus au delà des styles, je dirais un élément physique, rythmique qui fasse danser mes pieds comme structure (mais qui ne suffit pas, comme dans la musique Africaine que percussive ou la techno "lourde" BOUM BOUM, ça m'agresse dans la tech c'est souvent la "machine" qui fait cette rythmique obsédante) et un élément spirituel, une mélodie, des paroles, une voix ou un truc qui improvise ou joue au dessus qui me fasse rêver la tête dans les nuages (souvent les samples ou les nappes ou claviers dans la techno) (mais là non plus ça ne me suffira pas, comme dans le classique QUE le côté sentimental, que la la voix brise vitre dans l'opéra, un solo interminable free jazz comme dans le jazz, mais un soliste peut créer sa propre rythmique aussi, sinon je m'ennuie, la musique devient volatile, sans ancrage rythmique)! Souvent j'entends dans la techno une lutte entre la machine et l'élément humain, comme si la machine était l'oppression, la dictature, le réel, les contraintes, les flics, tout ce qui nous fait chier ou qui entrave la liberté dans le monde, fait que c'est plus comme dans les années 60 70!

Et la mélodie, l'humain, la voix, l'instrument, les samples, c'est comme un rebelle ou une tribu rebelle qui essaie de lutter ou s'enfuir ou pas se faire bouffer par la grosse machine !

Ce qu'il y a de beau souvent, c'est la victoire de l'humain, de la voix, mais par contamination, pas par KO de la machine, la machine ne meurt pas mais arrive à jouer avec l'humain, à accepter l'autre, que tout n'est pas BOUM BOUM bulldozer mais qu'on peut créer une architecture ENSEMBLE!

Mais je pense que le peu que j'ai entendu de ta musique suffit à dire que tu as compris cela car tu le FAIS, il y a les deux éléments: la terre, le volcan/le ciel, la danseuse!

DJedy

vendredi, juillet 24 2015

LUCKY PETERSON JOUE BLUES, FUNK, SOUL, & ROCK'N'ROLL A WOLFI JAZZ

Comme Mathis Haug, Lucky Peterson était programmé à Wolfi Jazz l’an passé, mais le concert fut annulé pour cause d’intempéries!

Lucky Peterson (né Judge Kenneth Peterson) est un guitariste, organiste et chanteur de blues américain, né à Buffalo, New York, le 13 décembre 1964. Son père, James Peterson, chanteur et guitariste, tenait le Governor's Inn, un club de blues dans lequel il eut rapidement l'occasion de côtoyer nombre de musiciens tels que Buddy Guy, Koko Taylor, Muddy Waters ou encore Junior Wells.

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Avant son arrivée, son guitariste et chanteur Shawn Kellerman blanc, crâne rasé, chante un bon »Boogie ».

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Lucky Peterson arrive « sapé » comme Willie Dixon: cravate, chapeau, veste, légende du Blues qui le découvrit à l’âge de 5 ans et en fit un enfant star, et se met à l’orgue (qui fut,, on le sait peu, son PREMIER instrument, avant que la guitare ne devienne son instrument de prédilection, et auquel il revient avec l’âge sans abandonner la guitare !) et chante d’une voix puissante et émouvante un bon blues Funky, et joue à la Jimmy Smith sur la basse de Timothy Waites, puis passe à une sorte de «super Bad » de James Brown.

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Comme Keith Jarrett au piano dans un tout autre style, Lucky Peterson accompagne les notes de clavier de son corps et de la voix, rappelle le riff de « Tramp ») d’Otis Redding & Carla Thomas pour le label Stax enchaîne sur le rythme de « Let’s Groove » d’Earth Wind & Fire qui clôtureront le Festival, avec son bassiste comme James Brown avec son « Funky Drummer ». Le public rythme des deux mains et il enchaîne avec un succès Soul d’un autre pianiste organiste occasionnel, Ray Charles, « What I’d Say » qui fit entrer le Gospel sacré dans la Soul profane et vice versa et cite « Walking The Dog » de Rufus Thomas.

La dernière fois que je l’avais vu au Palais Des Congrès pour le Strasbourg Jazz Festival il y a quelques années, il ne jouait que de la guitare. La guitare wa wah ressemble à « Remember The Time» de James Brown, et finit par quelques riffs d’orgue répétitifs comme Wild Bill Davis dans son « April In Paris » à rallonge avec le public « Yeah Yeah Yeah Yeah! One More Time ! » Les musiques Traditionnelles, populaires, comme le Blues, comme le Jazz et le Rock’N’Roll et le Funk (et que dire de la techno et du rap avec moins de bonheur) utilisent la répétition des mêmes effets jusqu’à/ pour parvenir à/ mener à la transe originelle (pas seulement, mais souvent)!

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« Blues is allways ‘bout ladies » annonce Lucky Peterson, pas loin de la définition du Blues de Son House, il y a plusieurs, blues, autant que d’émotions humaines, et le blues n’est pas forcément triste. Lonnie Johnson ne l’était pas, BB King disparu récemment pas toujours, toujours content d’avoir retrouvé sa guitare Lucille! Suit une jolie ballade, « Just wonna talk to you » qui me fait penser à ma préférée de Roy Buchanan, « Change My Mind » dont voici une autre version un peu différente à Evanston en 1974. Lui par contre avait des raisons d’avoir le Blues, en a chié des ronds de chapeau et se suicidera dans sa cellule de prison!

L’ambiance est aussi à la Soul style « Hold On I’m Comin’» () de Sam & Dave, autres artistes Stax avec Otis Redding.

Lucky Peterson prend sa guitare et embraie sur un autre Boogie Rock’N’Roll à deux temps sur une bonne basse Blues Funk slappée, puis une reprise du « Sweet Home Chicago » de Robert Johnson, casse le rythme pour repartir et descend dans le public comme il était monté dans les gradins du Palais des Congrès. Ici il s’assit à mi hauteur au niveau de la cabine de l’ingénieur du son et changea rythme et paroles, ce qui est possible dans l’improvisation du Blues jusqu’au bout de la nuit.

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Il enchaîne avec « Boom Boom » John Lee Hooker qui fut repris par ZZ Top pour « La Grange » (mais il ne leur en voulait pas car « ils font du bon Rock’N’Roll»).



De près, on voit bien son talent pour passer de la peine puissance électrique des riffs à l’émotion d’une seule corde pincée dans les solos. On le croirait le Blues preacher et le public sa congrégation émue. Le Blues vient aussi de ce rapport dans le Gospel, encore pratiqué aux Etats-Unis dans les églises noires.

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Puis il enchaîne avec le rythme de « Voodoo Chile » de Jimi Hendrix et de retour sur scène après son bain de foule reprend le « Johnny B Goode » de Chuck Berry, un des rares Rockeurs noirs américains (avec Little Richards mais elle est devenue bonne soeur et rentrée dans les ordres !) et le fait chanter par le public.

Il poursuit avec une sorte de « Mustang Sally » de Wilson Pickett sur des riffs funkys qui ressemblent à « Good Golly Miss Molly » de Jerry Lee Lewis. Il ne faut jamais oublier que le « Rythm’N’Blues » Noir a été, comme le Jazz, volé aux Blancs pour devenir le Rock’N’Roll ! N’empêche, ça slappe encore côté basse.

Mais peut-être quand on ne connaît pas le répertoire, se raccroche-t-on à ce que l’on connaît de plus ressemblant (en tous cas moi !).

Lucky Peterson est ouvert à toutes les musiques noires d’où qu’elles viennent, et reprend même « I Can see Clearly Now » du Jamaïcain Jimmy Cliff.

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Puis solo de batteur, aussi capable jouer groove Raul Valdès.

Suit le tube Funk proprement dit « Sex Machine» à l’origine faux live de James Brown pour payer ses impôts avant d’être le tube que l’on sait (lui aussi organiste méconnu dans le style de Jimmy Smith, qui avait même ses morceaux de bravoure ou reprenait ses succès en instrumentaux).

Lucky Peterson accélèrera le Bis, faisait bouillonner l’orgue au dessus de Beethoven sur « Roll Over Beethoven » de Chuck Berry et parlait encore de Boogie avec T Bone Walker & Woogie All Night Long sur la Route 66, en compagnie non pas de Nat King Cole mais des Rolling Stones! Faut quand même reconnaître au Rock Anglais d’avoir sauvé le Rock et le Blues de l’oubli dans les années 60s alors que l’Amérique était arrivé à emprisonner Chuck Berry, Little Richards, envoyer Elvis au service militaire et discréditer Jerry Lee Lewis pour avoir épouser sa cousine à peine en âge de convoler!

Bref, le Blues de Lucky Peterson comprend le Jazz, la soul et le Funk et même un peu de Reggae!

Jean Daniel BURKHARDT

(PHOTOS Patrick Lambin)

mardi, juillet 21 2015

MATHIS HAUG A WOLFI JAZZ

Originaire de la Forêt Noire, Mathis Haug joue de la guitare et chante seul avec son batteur Stefan Notari comme sur son dernier disque Live dont la batterie est un bricolage invraisemblable de toms, cymbales percussions, bidons de récupération et caisse de fer qui trouvent leur emploi au fur et à mesure du concert.

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Après quelques accords, la guitare s’envole sur sa voix éraillée et rocailleuse de Bluesman sur le rythme d’ « On The Road Again » de Canned Heat.

« True Love » prend des accords indiens. Ce duo batterie voix est étrange mais à la fois sert ce côté ethnique, indien autour des fagots d’un feu de bois.

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La voix play/ pray/ preache son Blues, accentuée par la réverb trop importante sur la voix qui lui donne un côté Dub/ Sound System surnaturel, peut-être pas très adapté au blues! « Shhhhot » cite le « Foxxxy » de la « Lady » de Jimi Hendrix puis « Round & Round & Round » à la « John The Revelator » de Son House, mais avec une attitude de défi Rock envers le batteur et des riffs puissants à la Hey Joe. Ce duo est la rencontre de deux ferveurs se soutenant et remontant jusqu’à ne plus faire qu’un seul orage, la batterie son tonnerre et la guitare ses éclairs sur un riff à la « Jean Genie » de Bowie!

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Mathis Haug reprend plus officiellement en le Bluesisant « Walking On The Moon » de Sting & The Police, plus ancrée dans la terre que lunaire, moins planant, plus gravir une montagne que le reggae atmosphérique de l’original grâce au batteur.

Il reprend sur une composition du batteur Stefan Notari sur le riff du « Back Door Man » repris de Howling Wolf puis hurlée par les Doors sur un rythme ralenti Brechtien!

« Le Blues c’est bon pour garder le moral ! » dit Mathis Haug, rejoignant Big Bill Bronzy, « le blues ne parle pas de la souffrance mais de surmonter la souffrance !», puis chante d’une voix fantômatique sur les accords de « Working Class Hero » de John Lennon sur « Keep Your Eyes On the Road » à la guitare plus cool.

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Mathis Haug chante aussi un standard « comme c’est un festival de Jazz », My Baby Just Cares For Me », hommage à Nina Simone dont la fille Lisa sera au festival deux jours plus tard. Mais sa version est Blues sur une rythmique imitant des Washboards percussifs Bayous! Ça rappelle davantage la « Moondance » de Van Morrison. Il la présente comme une « chanson revenue d’Afrique pendant ces kermesses qui secouent les danseuses pour de vrai »! Je l’ignorais et ai peut-être mal compris. Selon mes informations, avant le succès au Top Ten de Nina Simone en 1958 et celui de la pub Chanel N 5, la chanson fut créée par Gus Kahn pour la comédie musicale Whoopee ! en 1930 puis devint la signature musicale d’Eddie Cantor dans une version encore très « coon minstrel show » (blanc grimé en noir)!

C’est le moment pour Stefan Notari de chanter lui aussi à la guitare avec Mathis Haug une chanson « Honey, I’m So Happy To Be With You », plus country Blues puis Rock’N’Roll à partir du second couplet, avec un peu de « They’re Red Hot » de Robert Johnson.

Arrive un thème déjà joué en duo sur le précédent album « Distance», Carnival Train », une des meilleures chansons de cet album, suivi d’un bon Rock’N’Roll.

Mais « On me fait signe que la roue tourne, faut qu’on s’en aille ». Il aura joué plus Jazz, scattant même et faisant scatter le public avec lui jusqu’à la fin.

Du bon Blues à suivre !

Jean Daniel BURKHARDT

PHOTOS Patrick Lambin

jeudi, juillet 9 2015

KENNY GARRETT ENFLAMME WOLFISHEIM

Kenny Garrett a commencé à se faire connaître dans les groupes de Miles Davis dans les années 90, il a depuis sorti une quinzaine d’albums sous son nom.

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Toujours avec son bonnet Tibétain sur la tête, et ses lunettes entre Dizzy Gillespie et Herbie Hancock, le saxophoniste Kenny Garrett arrive avec son groupe (piano, batterie, contrebasse, percussions) et commence par une envolée très rapide citant « It Might As Well Be Spring » qu’il avait joué avec Woody Shaw en 1986. Il joue un Jazz moderne, a un jeu Bop Parkerien par sa vitesse mais ouvert au funk et aux musiques modernes.

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Ses musiciens sont aussi fous et virtuoses que lui, notamment le pianiste Vernell Brown jouant de ses touches comme d’un vibraphone prolongé d’échos électriques avec quelque chose de Chucho Valdès (en concert le 10 août à La Petite Pierre), puis le bassiste Corcoran Holt à la Mingus « Haitian Fight Song » dans l’intensité, Kenny Garrett enchaîne avec le souvenir de Mingus s’éloignant en fanfare de Mariachis Mexicains sur Tijuana Moods. Marcus Baylor est à la Batterie et Rudy Bird aux Percussions. Chacun fera son petit show au cours du concert.

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Mais Kenny Garrett, son souffle repris, est aussi un excellent saxophoniste Coltranien (https://www.youtube.com/watch?v=nA4DLhWTrIw) qui a modernisé, funkysé, rockysé, poppisé son répertoire tout en gardant dans son solo l’intensité Free et spirituelle d’ Interstellar Space avec Rashied Ali! Comme Coltrane il joue aussi du saxophone soprano et s’est intéressé aux techniques asiatiques permises par cet instrument, comme à ses possibilités baroques.

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Il continue avec Wayne’s Thang, poussant le batteur jusqu’à l’extase.

Grand improvisateur, il intègre aussi le répertoire au moment où on s’y attendrait le moins dans ses solos comme «Monks’s Dream » dans un ralenti.

Egalement capable de jouer Caribéen, Kenny poursuivra en Gwoka (https://www.youtube.com/watch?v=_u2dhG4o3nc), a joué aussi avec le batteur Guadeloupéen de LIsa Simone Sonny Troupé et apparaît en guest sur son album « Voyages et rêves » et continue en Calypso à la Sonny Rollins (originaire de St Thomas dans Les Îles Vierges () dans « Brown Skin Girls » et termine même avec la version outre Mer de « Rosalie Rosalie » de notre Carlos national ! Le public, séduit se lève à la suite des jeunes bénévoles et se met à danser sur le devant de la scène!

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Enthousiasmé, Kenny Garrett finira avec un version Funk Hip Hop Instrumentale et Scattée de son premier succès «Happy People » sans la chanteuse de l’original sur l’album éponyme Jean Norris!

Mais comme il n’aime pas se répéter, ses reprises même de ses propres compositions ne ressemblent souvent pas aux originaux ! Il finira par rapper, scatter et haranguer le public!

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Kenny Garrett a un côté plus communicatif avec le public et moins mystique, moins concentré ou « dans sa bulle » que Steve Coleman, plus festif.

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Il terminera en Bis par UN BON QUART D’HEURE d’Improvisations mais AU PIANO sur des standards , et assez proche des originaux et sentimental, très "Nuit d'été britannique" dirait Kerouac (à propos de George Shearing dans "Sur La Route") ), très différent de son jeu au saxophone, comme s'il était un pianiste de bar laissé là pour les amoureux tandis que les serveurs nettoient les dernier verres, after hours! Mais j’avais dû prendre mon bus !

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Bref, Kenny Garrett fait penser à beaucoup de musiciens de Jazz disparus, tout en étant tout à fait dans l'air du temps, voire même en avance car regardant déjà vers l'avenir, le sien ou celui de la musique!

JEAN DANIEL BURKHARDT

PHOTOS Patrick Lambin

samedi, juin 27 2015

ERIC SEVA "Nomade Sonore" A WOLFI JAZZ

Après « Folklores Croisés», la nouvelle formation/ projet/ disque du saxophoniste soprano et baryton Eric Sèva comprend Daniel Zimmerman au trombone, Matthieu Chazarenc à la batterie et Bruno Schlorp à la contrebasse.

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Dès le début, on assiste de beaux très échanges contre chants et harmonies du saxophone baryton avec le trombone, un peu arpèges d’alpages] comme le VSP Orchestra ("Vibraphone Spécial Project"orchestre Jazz World local dédié à l’alphorn et au vibraphone entouré de Jazzmen dans un répertoire moderne et original) dans les basses sur les percussions du batteur dans le titre éponyme de ce nouveau projet. Oui Eric Sèva est un Nomade Sonore en ce sens aussi que, en plus de mêler Jazz et Musiques Traditionnelles, il fait évoluer ses compositions en voyageur sans se perdre dans des improvisations bruitistes en gardant la ligne mélodique. Mais on n’est pas loin non plus non plus d’un certain Jazz de West Coast à la française qui fait penser à Gerry Mulligan et son tromboniste à valve Bob Brookmeyer par la beauté « Cool » des arrangement et l’écoute entre trombone et baryton.

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Il continue avec une composition du guitariste d’origine Egyptienne Khalil Chahine avec qui il joué, Kamar, avec une magnifique mélancolique saxo/trombone, puis le saxo s’envole, et ils se repassent en ping pong la mélodie en rythme. C’est comme l’envol d’un oiseau saxo sur le dos d’un éléphant sur la basse faisant penser par ses motifs orientaux à l’oud d’un(e) a-Rabih Abouh Khalil.

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Suit « Rue aux Fromages », une valse Musette inspirée par une rue de l’enfance d’Eric Sèva, qui fait penser à « Indifférence » de Tony Murèna, mais aussi par son improvisation à François Corneloup, autre baryton plus bruitiste quand il joue bien comme dans les « Papillons Noirs » de Paris Musette 2.

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On part ensuite en Bretagne avec une nouvelle version de Graffiti Celtique, illustré à l’origine par Cabu présenté par un émouvant hommage aux victimes de Charlie Hebdo et dédié à la Liberté d’Expression. La contrebasse se fait mât et la batterie tempête, le soprano mouette ou goéland et la trombone vent et marée dans une odeur d’embruns, puis les souffleurs partent sonnant fanfare, pour se calmer enfin à la nuit dans les brumes de l’Ankou (squelette, Mort dans l'imaginaire breton)!

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Le concert se termine par « Monsieur Toulouse » dédié à Claude Nougaro, commencé comme son cri de trompette introductif d’ « Armstrong », puis polar félin « A Bout De Souffle » où la « Pluie fait des claquettes », mais groove vite comme à Nopugayork. Le batteur fait sa Lubatterie « Petit Taureau dans un champ de marguerites ».

La fusion du Jazz et des musiques traditionnelles est une voie à explorer pour sauver l’avenir les deux !

Après le concert, rencontre émouvante d'Eric Sèva avec un fan qui connaissait déjà "Graffiti Celtique" dans sa première version (qui le réveillait chaque matin pour ses examens lors de ses études de médecine)!

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Ce fan avait vu Cabu qui l'avait caricaturé avec son frère et a montré à Eric Sèva la photo du dessin sur son i phone, lui même photographié par Patrick Lambin!

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PHOTOS PATRICK LAMBIN (à part le première Cabu Graffiti Celtique trouvée sur internet)

Prochain Concert d'Eric Sèva chez nous:

jeudi 09 juillet 2015

Invité au SaxOpen, Congrès Mondial du saxophone à Strasbourg

2 concerts à 16h00 :

salle d’orchestre, Cité de la musique et de la danse

Wolfi Jazz se poursuit jusqu'à Lundi soir, détails ci dessous!

CE SOIR SAMEDI 27 JUIN

WOLFI JAZZ

15h30 - Z Comme

17h - JPPJP

18h30 - Cotton Belly's

à partir de 19h30...

Agathe Iracema : Agathe Jazz 4tet

Lisa Simone

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DIMANCHE 28 JUIN

WOLFI JAZZ

15h30 - Fabien Mary 5tet

17h - Jean-Marie Marrier

18h30 - The Volunteered Slaves

à partir de 19h30...

Nicolas Folmer "Horny Tonky"

Earth, Wind & Fire Experience feat. Al McKay

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LUNDI 29 JUIN

WOLFI JAZZ

18h30 - JPPJP

à partir de 19h30.. . Gregory Porter

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JDB

mardi, juin 23 2015

MAGALIE SARAH LOEFFLER : LA GITANE BLEUE : PRESENTATION CONCERT LE JEUDI 25 JUIN A l'EGLISE PROTESTANTE DE HAGUENAU

Née près de Haguenau, Magalie Sarah Loeffler est la seule artiste féminine de la famille Loeffler (celle de l’accordéoniste Marcel Loeffler qui joue sur son EP et en a arrangé plusieurs chansons). Mais étant née femme et la musique étant plutôt un métier d’hommes dans la communauté manouche, après avoir vu les cousins jouer autour du feu dans le jardin, c’est à 16 ans dans le garage à la guitare électrique (elle aime aussi Skunk Anansie à l’époque) qu’elle s’essaie à la musique. Surprise par son père, il lui apprend à siffler en s’accompagnant à la guitare les chansons françaises qu’il apprécie.

Plus tard, au lycée, un professeur lui propose de participer à un groupe de Hillbilly & Western Country), Movin ‘. Avec eux, elle tournera en Nouvelle Calédonie et jusqu’au Texas et recevra un bon accueil même dans ce pays d’origine de cette musique!

A son retour, elle a envie de trouver sa propre voie, chante des standards de Jazz, puis écrit sa première chanson, « la Gitane Bleue » lors d’un stage d’écriture musicale et c est une rencontre avec Miguel Ruiz que fut le déclic, il lui propose alors de retravailler ensemble la gitane bleue), puis co-compose avec lui sur les 5 autres chansons qui forment ce premier EP avec des guests prestigieux!

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Agatha (prononcer « Agotha » en manouche) est une émouvante évocation de sa tante qui vivait à la Cité de L’Ill sur un air Tsigane mélancolique avec déjà de beaux changements rythmiques et Marcel Loeffler, son violoniste Costel Nitescu (entendu sur mezzo, Marcel lui a donné ses coordonnées) et Gino Roman à la contrebasse en guest.

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Ecrite avec sa voisine Camille Hébrard, Raïsa (Voyage en manouche) évoque le voyage et les vacances, finalisée dans un train vers Toulouse qui lui inspira son rythme Bossa Nova, accompagnée par Marcel Loeffler en guest, Foes, contrebassiste connu sur les scènes Pop Rock et son guitariste Christian Ott avec Jean Michel Heilby aux percussions.

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La Gitane Bleue est sa première chanson, un émouvant flamenco dramatique sur celle des paquets de cigarettes qui emporta un de ses proches.

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Écrite avec sa sœur Virginie Jotz, « Besoin d’Être Aimé » est dédiée à son frère qui disait souvent avoir ce besoin, servie par une mélodie magnifique et avec Engé Helmstetter à la guitare jouant à la George Benson à la demande de Magalie Sarah Loeffler.

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Pour « Au Bord Du Chemin », Magalie Sarah Loeffler a mis en musique un poème d’André Luzy sur un enfant des gens du voyage malade, Costel Nitescu s’est mis au piano (avec un bel accompagnement) et Flore Kovac (Flora Thalassa au violon, et Engé est toujours à la guitare.

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Enfin, « Les Enfants de la Terre » écrite avec sa soeur sur une dispute est une rumba bien servie par la basse électrique à la Jaco Pastorius de Gino Roman, le violon de costel Nitescu et l’accordéon de Marcel Loeffler.

Magalie Sarah Loeffler nous offre ici un bouquet de chansons émouvantes et originales, inspirées par sa vie et accompagnées de sa famille ou de guests prestigieux dans une ambiance décontractée et chaleureuse, qui présenteront tous cet album avec elle (ce qui ne sera pas toujours le cas) Jeudi 25 Juin à l’Eglise Protestante de Haguenau, en face du Musée Historique de Haguenau.

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Jeudi 25 juin

19h30

église protestante (face au musée historique)

Rue du Mal Foch

67500 Haguenau

Avec Jean-Michel Heiby (batterie/ percus) Marcel Loeffler ( accordéons), Christian Ott, (guitare) Costel Nitescu(violon/piano), Flore Kovac (violon) Engé Helmstetter, (guitare) Gino Roman (contrebasse/basse fretless), Stéphane Barbier (régie son), Stéphane Stef Hernando (Régie Lumières), Alexandre Suss (Régie plateau), Agence COSM strasbourg. (vidéo en lien)

A jeudi venez nombreux ! entrée libre !

Jean Daniel BURKHARDT

lundi, juin 22 2015

WHATEVEREST, ACOUSMATICS & IN TIME JAZZ A LA FÊTE DE LA MUSIQUE

Après quelques standards ballades ou Bop, joués par la Family du saxophoniste Rémi Psaume (sans effets) avec un guitariste puis une chanteuse arrivent sous l’averse Whateverest, groupe Hip Hop dont un EP est déjà disponible.

Sauf qu’il étaient en version instrumentale (claviers/effets, basse, batterie et saxo ténor) sauf qu’ils étaient version instrumentale sans chanteur, annoncés dès laz balance par des effets d’oiseaux sirènes lasers MPC par le clavier qui leurs sont propres ! Bien aimé en instru !

Leur EP commence par The Knife, The Gun, avec un effet plus fantomatique puis un chanteur, mais avec le chanteur ça fait plus Hip Hiop, moins abstract forcément ! Mais quand le chanteur se pose sur le champ tapis volant des claviers en final ça le fait!

Et finalement c’est un groupe instrumental sur les autres titres !

Cosmic Jewels est plus instrumental et plus à la EST avec le saxo improvisant en intro ses voix cosmiques de clavier, puis un beau solo de saxo balkanique s’ébrouYant ! La qualité de ce groupe est de garder à la fois une cohésion d’ensemble tout en permettant l’expression circonstancielle des individualités dans des échappées libres !

Ils ont joué entre autres Dark Drakkar (ou Drakkar au moins) plus groovy avec la batterie partant en drum’n’bass, il a l’air de bien s’amuser le batteur à aller à contre courant des autres à la Jim Black! Après des oiseaux introductifs à la Robert Wyatt, et un bon solo de clavier puis changement de son vers une ambiance plus inquiétante et retour des oiseaux du début (doublés en live).

CGSTA doit être du suèdois ou un sigle, commence en polar puis s’ouvre en 70ies sur la deuxième phrase et voilà les oiseaux lasers attendus qui atterrissent juste avant un bon solo de basse sur des beats de MPC ! Ils savent raconter des histoires sans paroles !

On sort de l’EP se termine par Outro à la basse plus groove menant le clavier sur deux beats vers la sortie !

Ils étaient suivis sous une deuxième avers plus fournie par Acousmatics, autre quartet clavier (le second blanc à boutons effectuant des sons spatiaux intéressants), basse et batterie groovy bien en place, et saxo alto ajoutant souvent décalage rythmique dans ses riffs ! un peu à la steve Coleman mais qui aurait engagé Soft Machine aux claviers et moins ouvertement mystico-numérologique ! A certains moments, l’accord entre clavier et saxo rappelait Weather Report dans Elegant People!

Organisateur de la scène, In Time Jazz (guitare, batterie, basse et rémi Psaume mais cette fois avec des pédales d’effets) joua en avant première le set qu’ils présenteront à Jazz A Vienne lors d’un tremplin Jazz !

Entrée en force dans le Jzz Rock Groove décoiffant, puis « Atoube » avec le saxo modifié d’effets puis la guitare FlamenRock à la Louis Winsberg jusqu’à une rafale riffée du « Machine Gun de Jimi Hendrix et excellente basse groo-wa-wah-vant après la reprise puis batterie! Ce morceau est dédié aux fantômes politiques de l’unité Africaine (Patrice Lumumba, Thomas Sankhara), ils ont été en Afrique avec Moussa Coulibaly !

Méditerranée dédiée aux migrants est une belle troisième mélodie guitare/saxo à la Jorge Pardo et basse à la Carlos Benavent puis effets saxo partant loin du saxo, presque vers Eddie Harris (pionnier du saxo électrique qui le fit passer du hard Bop au Groove) à Michael Brecker sur son EWI player, c’est presque plus du saxo d’un point de vue sonore mais comme un clavier soufflé ! C’est puissant dans la cohésion rythmique mais fin dans les envolées solistes ! Bon solo de guitare sur la basse, et pour ceux qui préfèrent le lyrisme plus calme, le solo de saxo l’est aussi, puis s’ébroue à la Julien Lourau, puis repart sur la batterie! Freespannique ^pour évoquer cette liberté recherchée et conquise par les migrants !

Cette implication d’une conscience politique dans l’histoire et leur époque ajoute un sens supplémentaire à leur musique!

Ils terminent par un autre titre puissant et excellent !

Bonne chance pour Jazz à Vienne !

JDB

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